Espèce d’espace

Nel

Lundi 3 septembre 2012

Espace de travail

Je rentre dans une chambre de trente mètres carrés je suis avec mon bidon de vingt-cinq kilos. Je vais commencer à peindre mes murs. Je ne vais pas commencer à peindre le milieu du mur, je commence toujours par le sens de la lumière.

Je rentre dans la chambre il y a une porte en bois, je peux la faire soit en peinture synthétique, ou à l’eau.

J’ai ma caisse à pinceaux qui contient des pinceaux à radiateur et à pouce à base de poils de cochon.

J’ai mes rouleaux à dispersion naturels, à base de poils de moutons.

Dans ma caisse à outils j’ai mes mastics, le 2K pour le bois, j’ai mon mastic en poudre pour les murs, j’ai mon acrylique pour la finition avec le scotch.

Espèce d’espace

Andre

Lundi 3 septembre 2012

 L’espace

Dans l’espace, où se passent plein d’histoires, un espace carré, peut-être rectangulaire, avec des niveaux, étages et étagères, des machines aussi, ces mêmes machines qui servent à déplacer, déplacer des choses dans l’espace, dans le temps, avec un seul objectif, ranger, entasser, arrimer de façon que l’espace reste, reste respirable, sécurisé, disponible, parfois vide, surchargé mais toujours transitable.

Et là je saute, je saute dans cet espace, des fois je cours, je marche mais surtout je bouge, je bouge pour garantir mon espace, mon salaire, mon avenir et même ma santé financière, mon indépendance pour pouvoir changer d’espace, de vie, d’objectif.

Cet espace souvent couvert, couvert d’encre rangée et entassée dans ces emballages qu’on appelle vulgairement des bidons, des cartons, eux-mêmes posés sur des palettes, palettes au modèle européen, 120 x 80 cm, certaines plus petites, d’autres plus grandes mais avec le seul but de sécuriser et ranger le produit, l’encre. De l’encre qui sert à couvrir, à peindre, à donner un sens à des morceaux de papier qu’on appelle billets, billets de banque.