Aux îles Kerguelen

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A la rentrée de septembre 2014, nous avons entrepris une lecture collective de Aux îles Kerguelen, de Laurent Margantin. Lecture prétexte à bien des commentaires et discussions ! Par exemple :

“Je suis allé le plus loin que je pouvais sur cette Terre pour me rapprocher de la littérature” : — il y est vraiment allé, à Kerguelen ?

« Je n’écris pas un roman, je n’ai donc pas besoin de décrire Port aux Français, voire d’énumérer tous les bâtiments qu’on y trouve” : — tant mieux !

Lecture collective à la fois sérieuse et goguenarde, sensible à la tonalité burlesque du récit, à l’auto-dérision du narrateur. Lecture d’un voyage — métaphore du cours ? — vers la lecture et l’écriture. En témoignent, les textes qui suivent, écrits à l’occasion de la sortie du livre aux Editions de la Revue des Ressources. (Aux îles Kerguelen a d’abord été publié sur le net, sous la forme d’un « blogbook » en ligne ici.)

Récit de M. Laurent Margantin

Aux îles Kerguelen, c’est le récit d’un écrivain sur une île. L’île est magnifique, avec des oiseaux, toutes sortes d’animaux, l’île est peu habitée par les hommes car là-bas il fait très froid et le temps est souvent mauvais. Il y a peu de touristes, beaucoup de scientifiques. Je pense que pour les gens qui aiment la découverte ça doit être intéressant à visiter, car c’est une île vieille peu explorée par les hommes. Pour moi c’est un peu difficile car j’aime le chaud. Pour moi, je trouve très courageux de se préparer à partir dans une île au bout du monde pour lire et écrire jour après jour et boire du thé et encore lire et écrire toute la journée et une bonne partie de la nuit. Et  sortir un peu pour admirer le paysage et partager avec les internautes dont je fais partie. Ça me permet de visiter une île dont je n’ai jamais entendu parler. Je vous encourage à l’explorer comme moi, c’est très intéressant.

Mimi

En lisant Aux îles Kerguelen de Laurent Margantin

Je me trouve bien. Je suis contente. Il a fait de jolies choses là-dedans.

Florida

Moi je trouve Laurent Margantin très courageux et solitaire, très fort très calme très patient, il faut aimer ça pour le faire, moi j’ai fait le voyage depuis l’Italie jusqu’en Albanie avec un bateau, j’ai pas aimé, j’ai été très malade presque une semaine. Je trouve très bizarre d’aller au bout du monde seulement pour lire.

Xhavit

Il est très courageux d’aller au bout du monde pour visiter, il fait beaucoup de photos il aime voyager, c’est un pays qui est très froid. Il faut aimer voyager et prendre le bateau.

Gordana

Laurent Margantin, c’est un écrivain solitaire, courageux et aventurier, un peu fou. Mais en même temps assez observateur des voyageurs pour leur comportement. Avec des livres où il s’évade dans d’autres réalités pour passer le temps.

Laurent Margantin part en voyage au bout du monde pour s’isoler et être tranquille pour écrire et lire. Il part en bateau aux îles Kerguelen, il part de l’île de la Réunion et il fait escale à Crozet. La traversée dure une dizaine de jours. A bord il y a une vingtaine de touristes, et des scientifiques qui vont sur l’île pour une année.

Le voyage en mer a été fortement tempétueux. Il raconte que les chaises sont fixées au sol et ça balance de tous les côtés, et puis c’est impossible d’écrire à l’ordinateur. Les passagers ont renoncé à rester dans leur cabine, ils disent qu’on y est encore plus malade. Il faut aller souvent chez le médecin pour prendre des comprimés.

“L’homme qui a rêvé du voyage et l’homme qui voyage n’ont rien en commun. Le premier ignore un jour avant le départ qu’il vivra fatalement des heures difficiles: il a la tête farcie d’images toutes merveilleuses. L’homme qui voyage et vit les heures difficiles a perdu ces images et ne voit que les vagues immenses s’élever autour de lui, et n’entend que le vent s’abattre sur le navire et le secouer. L’homme qui voyage maudit l’homme qui a rêvé du voyage parce qu’il l’a embarqué sur une mer déchainée. Et il se promet de ne plus jamais rêver de voyages, de tuer le rêveur en lui.” J’aime bien cette définition de l’homme qui voyage. En fait l’homme qui voyage, il parle de lui-même, et se surprend en bien et en mal.

Lui passe une bonne partie de sa journée en cabine pour récupérer les dernières nuits de sommeil. Les passagers, ils racontent avoir vu des baleines, mais lui préfère les oiseaux : les albatros.

Ils vont faire escale à l’île de la Possession où débarquent un médecin et un météorologue pour aller sur l’île au milieu de nulle part, il n’y a que des rochers à nu et pas de végétation. Il raconte être le seul Réunionnais à bord, il dit qu’il a froid et que les autres sont bien habillés avec des pulls et imperméables, en fait ils sont mieux équipés. Il y a aussi une infirmière à bord, elle lui a trouvé un surnom : l’ours bleu.

Emilia

Bonjour Monsieur Margantin

En tout cas bravo ! Ça c’est un vrai voyage, et d’un grand voyageur. J’ai beaucoup d’admiration pour vous, j’aime votre façon de voir les choses. C’est un peu compliqué de comprendre votre manière de lire, au bout du monde, dans un endroit catastrophique. C’est incroyable toute cette aventure, je vous trouve intéressant, sauvage, extrémiste, les gens comme vous je n’en connais pas beaucoup. Merci de me faire connaître un peu Kerguelen que je trouve rustique, terrifiante et magnifique.

Debura

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