Marchandises de Chine

Le pouvoir d’une route de campagne est autre, selon qu’on y marche, ou qu’on la survole en aéroplane. Et le pouvoir d’un texte est autre aussi, selon qu’on le lit ou qu’on le copie. Qui vole voit simplement la route se poursuivre à travers le paysage, elle se déroule pour lui selon les mêmes lois que le terrain qui l’entoure. Seul celui qui va sur la route apprend de son pouvoir, et comment de ce plat espace-là, qui n’est pour l’aviateur que la plaine s’étendant au loin, elle fait surgir à chacun de ses tournants des lointains, des belvédères, des clairières, des perspectives, comme l’ordre lancé par un commandant fait surgir les soldats d’un front. Seul le texte copié commande ainsi à l’âme de celui qui s’occupe de lui, tandis que le simple lecteur ne prend jamais connaissance des aperçus nouveaux de son intériorité, tels que les dégage le texte, cette route qui traverse la forêt primitive, intérieure, toujours plus dense : car le lecteur obéit au mouvement de son moi, dans l’espace libre de la rêverie, alors que le copiste l’assujettit à une discipline. Voilà pourquoi l’art chinois du copiste fut la garantie ultime d’une culture littéraire, et la copie une clé pour les énigmes de la Chine.

Walter Benjamin, Sens Unique, trad. Frédéric Joly, Editions Payot et Rivages, 2013.

Graine-promenée

A propos de Marchandises de Chine de Walter Benjamin

En lisant cette lecture ça me rappelle ce proverbe que mes parent disaient quand j’étais petite : « Bois-plus-haut dit qu’il voit, et Graine-promenée dit qu’elle voit encore plus que Bois-plus-haut. »

Pour moi Le Bois-plus-haut qui est grand, voit la surface de la terre. Graine -promenée qui se promène dans toutes les cachettes, découvre beaucoup plus de choses que Bois-plus-haut. Pour moi j’aime copier les textes pour apprendre et mémoriser ce que je lis, ce que je lis et écris s’enregistre. Ça nous pousse à apporter beaucoup plus d’intérêt à la lecture et à la compréhension surtout, si on veut trouver de la facilité dans la lecture et l’écriture.

On apprend plus facilement et on est plus à l’aise dans la communication avec les autres dans le monde.

Recette de la feijoada (Angola)

Sofia

1. Faire chauffer 500g de haricots pendant 1h.  Ajouter deux carottes, un petit  chou,  500g de viande de boeuf, du chorizo.

2. Préparer la sauce :

Faire chauffer de l’huile, ajouter  deux oignons,  60g de tomate, du  sel, du  poivre, une feuille de laurier.

 3. Après, mélanger la sauce avec les haricots. Cuire pendant 10 minutes.

Tentatives d’épuisement d’un lieu yverdonnois

Le groupe du lundi soir, avec Anne-Lise, se livre à un exercice d’écriture en extérieur. Muni d’un cahier, d’un sous-main et d’un stylo, chacun se rend sur un lieu de son choix, en ville, et écrit durant 45 minutes… Au préalable avaient été lues en cours des séquences de Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, de Georges Perec (1975).

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Place d’Armes

Le 31 août 2015 – Ciel bleu

La place de la Gare. Les wagons rouges avec des dessins dessus. Le wagon à la bouche de croco. Le bus Travis bleu-blanc-jaune. Le bus 603 avec la direction Blanchisserie, la pub L’anniversaire MaxiBazar -70%. Les bancs d’attente. Le bus La Poste jaune, direction Orbe. Le Travis 601 HEIG-Gymnase, avec sa pub Mazda les nouveautés du constructeur. Le car postal 675 Gressy-Belmont-Suchy-Chavornay, avec une adresse web www.carpostal.ch. Le conducteur a une chemise jaune, un pantalon noir, une ceinture noire en cuir, des baskets Adidas et une bouteille à la main.

Place d’Armes

Le 7 septembre 2015

Je vois la Coop, qui a une façade blanche comme neige avec des contours gris, avec trois passages pour y accéder ; les arrêts de bus, les écrans plats avec les horaires du bus, les machines à billets, le parking à vélos, le banc à double faces, les vélos avec un panier.

Edi

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Place Pestalozzi

Le 31 août 2015

Temps super chaud, un peu de vent. 

Le Trèfle gourmand est un restaurant convivial. Une grande tablée prend l’apéro. Une dame avec une magnifique robe blanche passe. Tout le monde sur la terrasse profite du beau temps. Un couple passe et se donne la main. Des personnes qui rentrent des courses passent sur la grande place Pestalozzi. Des personnes rentrent ou sortent de Payot. Un grand choix de livres. Pour tous les âges. Pas mal de cyclistes roulent sur la place. Une magnifique église en travaux. La pharmacie de la place vient de fermer. Des enfants passent en trottinette, deux dames se parlent en poussant un pousse-pousse, la petite pleure. Elle ne veut pas marcher. Sur la place passe un vélo. Au milieu de la place il y a une statue : un homme avec deux enfants.

Place Pestalozzi

Le 7 septembre 2015

Temps ensoleillé

Il y a du monde sur la place. Un homme marche vite. Il y a l’Hôtel de Ville où il y a les mariages et baptêmes. Une dame regarde la vitrine de la papeterie. Une jeune fille en longue robe jaune passe. Il y a du monde à vélo. Des personnes baladent des chiens. Le château est magnifique. Dans le château, il y a un musée. Dans la vitrine de la papeterie, il y a des poules de toutes les couleurs. La papeterie Schaer ouverte en 2005. La pâtisserie Le Trèfle. Son nouveau patron toujours souriant. De nouveaux serveurs qui sont toujours souriants. Et les anciens. Une groupe de militaires passe.

Sandra

Place Pestalozzi

Le 7 septembre 2015 

Aujourd’hui, il souffle. Un peu froid.

Il y a beaucoup de personnes rue du Milieu. Un Monsieur parle avec moi. Il porte un haut-parleur sur un sac, des lunettes solaires. Des jeunes parlent. Tout le monde se promène.

Rue du milieu: des boutiques, la pharmacie. Vers la place Pestalozzi, un monsieur et une petite fille qui passent. Un couple passe avec un pousse-pousse orange. Un pigeon qui attend qu’on lui donne à manger. Une personne qui passe vers la rue du Four. Une trottinette qui fait beaucoup de bruit. Une dame qui a fait ses courses chez Denner, avec des chaussures à talon aiguille. Elle fait attention sur les pavés. Il y a beaucoup de travaux.

Il y a un jeune homme qui passe rue du Milieu, avec un short. Il donne froid. Sur la place, Livreurs autorisés du lundi au vendredi 7h00 à 8h30. Pestalozzi 1746-1827. Monument érigé par souscription populaire MDCCCXC. Une dame qui attend. Un homme qui achète une fleur rose très belle. Une jolie vue sur la montagne depuis la rue du Milieu. Quatre hommes habillés en militaires. Une voiture qui ramasse le courrier, la poste de 18h35. Un couple qui mange au restaurant avec un enfant qui a fait une bêtise. Toute la famille a des lunettes solaires.

Angelica

Place Pestalozzi

Le 31 août 2015

Météo : il fait beau.

La statue de Pestalozzi, 1746-1827. Le Bazar d’Yverdon. Je vois la Pharmacie de la place. Mais aussi un garçon, la pâtisserie Le Trèfle. Une maman et son fils font du vélo, un  joaillier-créateur, une dame avec une poussette et son mari. Place de Lausanne 53 km, Administration communale, Café de l’Hôtel de Ville, La Grenette. Un panneau « Autorisé aux vélos », le magasin Papeterie Schaer. Sur la place, des livreurs, et Optique 2000 – Les soldes -50%.

Place Pestalozzi

Le 7 septembre 2015

Je vois deux couples, un qui se fait des bisous et un autre qui se fâche. Aussi un garçon avec son portemonnaie. Une dame avec son portable et deux couples avec une poussette.
50% sur les solaires, le magasin Michel mode masculine et aussi une dame avec son sac. Un panneau Entrée interdite à toute personne non autorisée. Deux dames avec une trottinette et quatre militaires qui se retournent tous ensemble pour regarder passer une jeune fille.

Doris

Aux îles Kerguelen

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A la rentrée de septembre 2014, nous avons entrepris une lecture collective de Aux îles Kerguelen, de Laurent Margantin. Lecture prétexte à bien des commentaires et discussions ! Par exemple :

“Je suis allé le plus loin que je pouvais sur cette Terre pour me rapprocher de la littérature” : — il y est vraiment allé, à Kerguelen ?

« Je n’écris pas un roman, je n’ai donc pas besoin de décrire Port aux Français, voire d’énumérer tous les bâtiments qu’on y trouve” : — tant mieux !

Lecture collective à la fois sérieuse et goguenarde, sensible à la tonalité burlesque du récit, à l’auto-dérision du narrateur. Lecture d’un voyage — métaphore du cours ? — vers la lecture et l’écriture. En témoignent, les textes qui suivent, écrits à l’occasion de la sortie du livre aux Editions de la Revue des Ressources. (Aux îles Kerguelen a d’abord été publié sur le net, sous la forme d’un « blogbook » en ligne ici.)

Récit de M. Laurent Margantin

Aux îles Kerguelen, c’est le récit d’un écrivain sur une île. L’île est magnifique, avec des oiseaux, toutes sortes d’animaux, l’île est peu habitée par les hommes car là-bas il fait très froid et le temps est souvent mauvais. Il y a peu de touristes, beaucoup de scientifiques. Je pense que pour les gens qui aiment la découverte ça doit être intéressant à visiter, car c’est une île vieille peu explorée par les hommes. Pour moi c’est un peu difficile car j’aime le chaud. Pour moi, je trouve très courageux de se préparer à partir dans une île au bout du monde pour lire et écrire jour après jour et boire du thé et encore lire et écrire toute la journée et une bonne partie de la nuit. Et  sortir un peu pour admirer le paysage et partager avec les internautes dont je fais partie. Ça me permet de visiter une île dont je n’ai jamais entendu parler. Je vous encourage à l’explorer comme moi, c’est très intéressant.

Mimi

En lisant Aux îles Kerguelen de Laurent Margantin

Je me trouve bien. Je suis contente. Il a fait de jolies choses là-dedans.

Florida

Moi je trouve Laurent Margantin très courageux et solitaire, très fort très calme très patient, il faut aimer ça pour le faire, moi j’ai fait le voyage depuis l’Italie jusqu’en Albanie avec un bateau, j’ai pas aimé, j’ai été très malade presque une semaine. Je trouve très bizarre d’aller au bout du monde seulement pour lire.

Xhavit

Il est très courageux d’aller au bout du monde pour visiter, il fait beaucoup de photos il aime voyager, c’est un pays qui est très froid. Il faut aimer voyager et prendre le bateau.

Gordana

Laurent Margantin, c’est un écrivain solitaire, courageux et aventurier, un peu fou. Mais en même temps assez observateur des voyageurs pour leur comportement. Avec des livres où il s’évade dans d’autres réalités pour passer le temps.

Laurent Margantin part en voyage au bout du monde pour s’isoler et être tranquille pour écrire et lire. Il part en bateau aux îles Kerguelen, il part de l’île de la Réunion et il fait escale à Crozet. La traversée dure une dizaine de jours. A bord il y a une vingtaine de touristes, et des scientifiques qui vont sur l’île pour une année.

Le voyage en mer a été fortement tempétueux. Il raconte que les chaises sont fixées au sol et ça balance de tous les côtés, et puis c’est impossible d’écrire à l’ordinateur. Les passagers ont renoncé à rester dans leur cabine, ils disent qu’on y est encore plus malade. Il faut aller souvent chez le médecin pour prendre des comprimés.

“L’homme qui a rêvé du voyage et l’homme qui voyage n’ont rien en commun. Le premier ignore un jour avant le départ qu’il vivra fatalement des heures difficiles: il a la tête farcie d’images toutes merveilleuses. L’homme qui voyage et vit les heures difficiles a perdu ces images et ne voit que les vagues immenses s’élever autour de lui, et n’entend que le vent s’abattre sur le navire et le secouer. L’homme qui voyage maudit l’homme qui a rêvé du voyage parce qu’il l’a embarqué sur une mer déchainée. Et il se promet de ne plus jamais rêver de voyages, de tuer le rêveur en lui.” J’aime bien cette définition de l’homme qui voyage. En fait l’homme qui voyage, il parle de lui-même, et se surprend en bien et en mal.

Lui passe une bonne partie de sa journée en cabine pour récupérer les dernières nuits de sommeil. Les passagers, ils racontent avoir vu des baleines, mais lui préfère les oiseaux : les albatros.

Ils vont faire escale à l’île de la Possession où débarquent un médecin et un météorologue pour aller sur l’île au milieu de nulle part, il n’y a que des rochers à nu et pas de végétation. Il raconte être le seul Réunionnais à bord, il dit qu’il a froid et que les autres sont bien habillés avec des pulls et imperméables, en fait ils sont mieux équipés. Il y a aussi une infirmière à bord, elle lui a trouvé un surnom : l’ours bleu.

Emilia

Bonjour Monsieur Margantin

En tout cas bravo ! Ça c’est un vrai voyage, et d’un grand voyageur. J’ai beaucoup d’admiration pour vous, j’aime votre façon de voir les choses. C’est un peu compliqué de comprendre votre manière de lire, au bout du monde, dans un endroit catastrophique. C’est incroyable toute cette aventure, je vous trouve intéressant, sauvage, extrémiste, les gens comme vous je n’en connais pas beaucoup. Merci de me faire connaître un peu Kerguelen que je trouve rustique, terrifiante et magnifique.

Debura

Pudding au fromage (Cap-Vert)

Gabriela

Ingrédients :

12 oeufs

300g de sucre

200g de fromage de chèvre râpé

1 demi-litre de lait

3 cuillères à café de maïzena

200g de sucre pour le caramel

Préparation :

1. Faire tiédir le lait

2. Ajouter le sucre

3. Fouetter deux oeufs entiers et dix jaunes d’oeuf

4. Ajouter la maïzena

5. Mélanger avec le lait

6. Verser dans un moule à flan caramélisé

7. Cuire une heure au bain-marie dans un four à 200°

Cadavres exquis

A partir de mots découpés, avec Anne-Lise

Groupe du lundi matin

Dans nos rêves…

Le temps unique répète la magie unie,

Le monde technique découvre le château philosophique,

Les étoiles roses voient un beau défi,

Une joue précieuse rêve d’un climatiseur superbe,

Trois chevaux uniques aiment le roi vaste,

La maison explosive ronge le jour savoureux,

Et la terre effroyable aide l’ambiance adorable…

Groupe du lundi soir

Les loisirs paradisiaques sont une terre magique,

Le petit nord est le meilleur ciseau,

Le téléphone gratuit joue avec son regard flamboyant,

La porte claire prépare le garage froid,

La nuit douce bouscule un passé mitigé,

Un grand Noël hydrate les cadeaux privés,

Une soupe masquée est la bonne télé,

Les loisirs rouges décorent l’ambiance gratuite,

Et des chants valables jouent un Noël neuchâtelois…

Groupe du mardi matin

Les petits fruits ont aimé des boissons rouges,

Des tapis luxueux ont testé la mode exotique,

Le lundi hivernal s’est séparé de la région sombre,

Un incendie aromatique a rêvé d’un concours unique,

La grande magie a découpé le plaisir bio,

Et des people gourmands ont profité d’un internet olympique.

Groupe du mercredi soir

Un vendredi sale chante des bulles meilleures,

La neige grise marche sr l’ambiance alarmante,

Une porte fatiguée rêve le nord gratuit,

Et les arbres vastes gagnent le grand sport.

On n’entend pas comme on écrit

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Jeudi 30 mai 2013 au Café-théâtre du Bourg à Lausanne, dans le cadre du « Cabaret Tastemot », Lucienne Olgiati, Ahmed Belbachir, Edmond Vullioud, Fabrice Melquiot et Renaud Schaffhauser ont lu On n’entend pas comme on écrit, un montage des textes écrits dans les ateliers d’écriture de la section du Nord-Vaudois depuis 2011.

Merci aux auteurs des textes, par ordre d’apparition :

Joachim Séné, Marie-Yolette, Farmer, Christophe, Mimi, Guillaume Apollinaire, Nono, Boubi, Hélène, Rui, Blanca, Sei Shonagôn, Emilie, Marie-Thérèse, Françisca, Laurent Margantin, Nel, Georges Perec, Andre, Josée Marcotte, Daniela, Mirko, Violete, Maria, Lirighete.

Télécharger le texte en pdf : On n’entend pas comme on écrit

 

Express

Marcel Proust

L’heure du train approchait. Ma solitude irrévocable était si prochaine qu’elle me semblait déjà commencée et totale. Car je me sentais seul. Les choses m’étaient devenues étrangères. Je n’avais plus assez de calme pour sortir de mon cœur palpitant et introduire en elles quelque stabilité. La ville que j’avais devant moi avait cessé d’être Venise. Sa personnalité, son nom, me semblaient comme des fictions menteuses. Et cependant ce lieu quelconque était étrange comme un lieu où on vient d’arriver, qui ne vous connaît pas encore – comme un lieu d’où l’on est parti et qui vous a déjà oublié.

Express

Robert WalserVie de poète

Il me sembla qu’avec moi, c’était, dans sa rondeur, le monde tout entier qui bougeait imperceptiblement. Tout avait l’air de marcher avec le marcheur : prés, champs, forêts, labours, montagnes, et jusqu’à la route elle-même.

Express

Blaise Cendrars, Anthologie Nègre

Chaque monticule, colline, montagne ou pic a un nom, ainsi que chaque cours d’eau, chaque vallon, chaque plaine ; discuter le sens de ces noms prendrait une vie d’homme.

Express

 

Joachim SénéParis-Angers

Ampoules vertes sur les bords des quais

lumière en bout de voie

réseau électrique câbles poteaux métal
croiser un énorme tgv de trop près souffle choc, vibration, inquiétude
barres d’immeubles disposées à la va-vite voici près d’un demi-siècle
murs anti-bruit dont on suspecte l’inefficacité, taggés
mur de pierres posées à la main, une à une, comme entre deux prairies écossaises
soudain les bois d’hiver autour de l’autoroute
panneau bleu Chartres, Nantes
talus herbeux plus très vert
une maison isolée, seule sa pelouse, sur toute la pente de cette colline, est verte, d’un vert pelouse auquel on s’attend pour une pelouse à portique et buissons de roses
une antenne relai brillante
un camion sur l’autoroute transporte une machine jaune type tractopelle plus grosse que lui
les bouleaux sont nus
quelques arbres encore en or parsèment ce paysage endormi
des nuages très bas, très gris, défilent, du fait du déplacement de mon point d’observation, à une vitesse supérieure à celle des nuages blancs plus loin, et le ciel bleu reste bleu et ne bouge pas — en fait si le train ne bougeait pas, rien ne bougerait
parfois le long pinceau d’un peuplier dénudé semble peindre le ciel
éoliennes, merveilleuses fleurs géantes ! blanches et tournantes
l’ombre sans fin des éoliennes, l’ombre des pales, plus grande que les pales, qui tourne donc plus vite que celles-ci
cour de ferme, vaches dans la boue, auges remplies
le ciel à nouveau gris, ocre clair
ciel d’aquarelle, il faudrait du blanc, du rouge, du jaune, et mélanger beaucoup
maisons à verger, maisons à potager, maisons à jardin fleuri, maisons à jeux d’enfants sur pelouse, maisons à pelouse vide, maisons à voitures
limité à 50

Express

Mercredi 22 mai 2013

 Françisca

J’ai pris le train à la gare d’Yverdon pour la gare de Genève. J’ai vu des magasins.

J’ai pris le TGV à la gare de Lausanne mais c’était la nuit je n’ai rien vu je suis descendue à la gare de Lyon je suis descendue j’ai pris le train pour la gare de Paris visiter ma cousine.

Express

Mercredi 22 mai 2013

Christophe

Lausanne – Paris

J’ai pris le train pour aller à Paris, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu des champs et des villages, j’ai écouté la musique et je me suis baladé et durant le trajet je suis allé prendre à manger et après m’asseoir il faisait chaud, il y avait du soleil, une fois arrivé à Paris, j’ai pris le métro dans le métro les gens se bousculaient pour avoir de la place dedans on se serrait avec les bagages.

Express

Mercredi 22 mai 2013

 Mimi

Yverdon Chavornay Bussigny Renens Lausanne Morges Rolle Gland et les petit villages Nyon et Chambésy Genève et aéroport Coppet.

A mon arrivée à Yverdon sur les bords du quai j’ai vu des voyageurs qui attendaient le train rempli de bagages.

A Chavornay le train s’est arrêté deux hommes et une femme sont montés encore très fâchés, je me suis dit, je ne dis rien le contrôleur est arrivé a demandé leurs billets ils ont refusé de les donner.

A Bussigny la police est venue les arrêter car ils étaient très désagréables.

A Renens une amie est montée dans le train j’étais toute contente.

Lausanne, le temps était très gris, le ciel couvert.

Morges et Rolle il faisait beau.

Fascination pour la ville

François Bon

fascination pour la ville engloutie (poème)

on y perdait le jour, on y gagnait un grand calme

De tous temps les hommes avaient été fascinés par l’idée de villes englouties. Tant de contes et de légendes en découlaient. Tant d’initiatives malheureuses en avaient découlé aussi.

Pourtant, le perfectionnement des matériaux, des techniques d’assemblage, et surtout le savoir progressif qui permettait de capter un peu de l’énergie thermique ou sismique des grands fonds avait permis, dans plusieurs océans, comme une ceinture régulière, le développement de ces villes nouvelles.

Sans compter la protection qu’elles offraient contre le désordre de la surface, les guerres qui les agitaient et toutes ces catastrophes.

La demande pour rejoindre les nouvelles villes englouties étaient fortes. Mais elles-mêmes désormais, à mesure qu’elles s’émancipaient de la surface terrienne pour leurs matériaux, leur approvisionnement, leur commerce, devenaient réticentes à un développement trop massif ou trop rapide. D’autre part, s’établissait progressivement, de l’une à l’autre, un réseau de liaisons indépendantes – on s’acheminait bien vers deux mondes, un du dessus et un du dessous, mais celui du dessous était de plus en plus préférable.

On manquait d’échappées, de voyages, de distractions et loisirs ? Qu’en faisait-on, dans le triste dehors ? Et l’administration ici était simple, les décisions collectives remises à la communauté – on avait débarrassé ces bulles d’humanité restreinte d’une bonne part du couvercle et personnel politique qui grevait tant la vie dans le jour sec des villes d’en haut.

Si on avait longtemps échoué à bâtir les premières villes englouties, c’est qu’on ne les tentait pas par assez de fond, on n’osait pas assez s’éloigner des anciennes rives. Il fallait descendre où l’eau est sombre et sans jour, s’ancrer dans les fissures, aller au contact des sources chaudes, oublier la proximité et l’échange.

On reconstruisait à l’intérieur un jour artificiel qui était bien assez de jour. Les sas qui correspondaient aux anciennes portes servaient d’observatoire : ces portes et fenêtres qui ne s’ouvraient pas étaient importantes pour l’équilibre, la méditation, la solitude. Après quoi on revenait dans les bâtiments.

Pour le reste, les bornes de recharge bleues en points d’échange communauté, les lieux de contrôle, gestion et commande, voire production, ressemblaient beaucoup à ceux du monde d’en haut.

Ce qu’on avait gagné, c’est ce silence. Ce qu’on avait gagné, c’est ce calme : à quoi bon aller voir ailleurs, et de toute façon on ne pouvait pas. Et puis c’était si beau, en soi-même, dans le fond des fosses marines, ces hautes élévations compactes dont toutes les lumières (inépuisable énergie des sources marines) faisaient un monde de rêve et de vertige.

Voir le texte avec les photos sur le site de François Bon ici :  www.tierslivre.net

Fascination pour la ville

Mercredi 17 avril 2013

 Mimi

Poème

 Une ville au milieu d’Yverdon

Elle s’appelle Place d’Armes. Les ingénieurs viennent du monde entier pour dessiner cette ville extraordinaire. Ils ont décidé de faire des maisons modernes qui se trouvent uniquement à Yverdon. Il y a une piste d’atterrissage pour les touristes, la gare, les bus qui font la navette. Il y en a pour tous les goûts ici, la technologie du dernier cri, c’est la ville des savants. La vie est très agréable à Place d’Armes, on entend parler dans le monde entier de cette ville de rêve. Je vous invite à aller la visiter.

Fascination pour la ville

Mercredi 17 avril 2013

 Marie-Yolette

Fascination pour la ville

C’est une ville au bord de la mer qui me ferait très grand plaisir et qui ferait du bien pour ma tête avec le plaisir qui ferait du bien pour le corps, pour vivre toujours jusqu’à la fin des temps avec ma famille en toute sécurité.

Fascination pour la ville

Mercredi 17 avril 2013

Marie-Thérèse

 Une ville

La ville dans laquelle j’aimerais aller vivre c’est au Cameroun, Yaoundé, parce qu’on y trouve les gens très gentils, on peut discuter avec les gens et c’est une ville qui est toujours en mouvement, il y a toujours les gens, pour nous rendre au village pour aller chercher la marchandise on prend les cars. J’aime beaucoup la ville parce qu’on peut trouver tout ce qu’on veut. Il fait toujours beau, même s’il y a la pluie, après la pluie le beau revient.

Fascination pour la ville

Mercredi 20 mars 2013

Christophe

 Sainte-Croix

Je suis allé habiter à Sainte-Croix les loyers n’étaient pas trop chers j’ai pris un studio parce que je ne suis pas trop ville et pour me rapprocher du travail j’aime bien la montagne je suis moniteur de snowboard. J’habitais dans un studio au rez-de-chaussée dans un petit immeuble avec une ambiance sympa. J’ai joué au foot, dans un village c’est plus facile pour rencontrer d’autres jeunes.

J’ai quitté Sainte-Croix pour retourner dans mon village où j’ai grandi.

Une vie


Le 6 février 2013

 Joachim Séné

Je veux voter pour le meilleur parti politique, le plus léger, le plus rapide, le plus ergonomique, au forfait le plus compréhensible, le plus souple et le mieux adapté à mes besoins uniques et personnels, sur le réseau le plus rapide, le plus moderne.

Je veux le meilleur prêt à la consommation, le plus confortable, le plus design, le plus sécurisant, le plus économique, hybride, le plus proche de moi et de mes proches.

Je veux le meilleur café, le plus loin, le plus dépaysant, le moins touristique, le plus aventureux, le plus chaud, le mieux organisé à mes besoins respectueux de l’environnement et des indigènes, et le moins cher, avec la meilleure assurance annulation et la meilleure assurance rapatriement, je veux le café robusta le plus unique.

Je veux également le meilleur produit d’entretien, sol et plafond, tout risque, pour l’habitation et la vie, l’auto et la santé, l’incendie et la personne, incluant responsabilité civile et prévoyance, aux meilleures conditions et au meilleur tarif, le plus décapant.

Je veux le meilleur canapé-lit, le plus complet et le plus avantageux, le plus rentable, un vrai placement sur l’avenir, je veux le meilleur avenir.

Je veux la meilleure assurance-vie, la plus convertible, déhoussable et lavable, la plus robuste et la plus neutre pour aller dans tous les salons de toutes les maisons de toutes les vies dans lesquelles j’irai vivre.

Je veux la meilleure voiture, au meilleur taux, aux meilleures conditions, aux meilleurs points fidélités, pour me permettre d’acheter en composant un simple code simple comme un coup de volant les meilleures produits, les plus récents, les plus en vue, sans engagement et sous réserve des conditions d’acceptation.

Je veux le meilleur smartphone, le plus acidulé, le plus équitable, le plus bio, le plus fort, le plus excitant, le plus noir, le plus mousseux, avec le meilleur processeur, et l’écran à la pression la plus forte.

Je veux le meilleur séjour de vacances, le plus vert, le plus jaune, le plus lavant, le moins nocif, le plus générique, le plus tueur de bactéries.

Je veux la meilleure chemise, la plus synthétique, la plus importante, la plus partagée, la mieux décryptée et la plus compréhensible, découpée, taillée, cousue, par le spécialiste le plus connu et le plus reconnu, le plus pertinent et le plus impertinent, qui délivre de la meilleure diction la chemise taille 41-42 la plus percutante et la proche de moi et la plus mondiale.

Je veux le meilleur pull-over à col roulé, le plus littéraire, le plus romanesque, le plus distrayant, le plus prenant, le plus drôle, le plus grave, le mieux écrit et le plus lisible, le plus important, de la meilleure laine, la plus lue, la plus classique, la mieux critiquée, je veux le pull-over le plus vendu et le mieux adapté au cinéma.

Je veux le meilleur diplôme, le plus chaud, le plus doux, le plus lavable sans rétrécir.

Je veux le meilleur livre, le mieux coupé, le plus droit.

Je veux le meilleur spectacle de music-hall new-yorkais, avec les plus belles couleurs ou les noirs les plus profonds, le plus à la mode, au col le mieux amidonné, aux boutons les mieux cousus et les plus solides, le spectacle le plus facile à repasser, sans formaldéhyde et le plus sexy.

Je veux écouter les meilleurs tubes, les plus belles chansons, celles qui ne tombent pas, celles qui ne serrent pas, les plus chaudes et les moins transpirantes.

Je veux la meilleure cravate, dans le meilleur établissement aux taux de réussites les plus hauts, avec les motifs donnés par les meilleurs professeurs, aux équipements les plus modernes, délivrant le style le mieux coté.

Je veux le meilleur caleçon, le plus raisonnable et le plus honnête, le mieux organisé et le plus éloquent, le plus éclairé et le plus franc, formé d’une élite formée dans les meilleures écoles et sur les meilleurs terrains, aux parcours les mieux indiqués et les plus enviables, pouvant contenir les carrières les plus vertueuses et les plus variées, le caleçon qui répond de lui-même aux questions les plus pertinentes, les mieux posées, dans les circonstances les meilleures et les pires, dans l’alternance ou dans l’opposition, et retour.

Je veux être le meilleur citoyen, le mieux intégré, le plus informé, le mieux éduqué, le plus volontaire et le mieux cultivé, le plus facile à nouer et à dénouer, je veux être celui au meilleur salaire et aux meilleures compétences, au meilleur poste à l’âge idéal, au meilleur poste dans la meilleure entreprise à taille la plus humaine possible, il suffit de mesurer, dans le meilleur service, avec le meilleur projet pour le meilleur client, et la meilleure équipe et les meilleures horaires et les avantages les plus avantageux.

Je veux être ici, à la meilleure place possible dans le meilleur des mondes possibles qui est celui-ci à n’en pas douter et je me battrai pour ça, s’il le faut jusqu’au sommeil.

Je veux la meilleure vie.

Je veux obéir.

 (Le site de Joachim Séné est ici)

Une vie

Mercredi 13 février 2013

Mimi

 Je veux le meilleur scientifique du monde,

je veux la meilleure fondue de la Suisse dans l’hôtel le plus huppé dans la grande ville avec des gens normaux, avec des chambres splendides et une piscine,

je veux la paix dans le monde, que les hommes s’aiment qu’ils se respectent les uns les autres,

je veux une machine à café qui fait tout qui se programme pour faire le lait au cacao, toutes sortes de boisons,

c’est l’été je veux planter des légumes dans mon jardin, de toutes les couleurs, qu’ils m’apportent de la joie dans le corps et dans l’assiette, pour faire plaisir à des amis,

je veux que la terre devienne fertile pour qu’il n’y ait plus de faim sur la terre,

je veux la meilleure brosse magique pour les cils, et si cette brosse fait pousser les cheveux comme je veux quand je veux, courts, rouges, jaunes, orange, violets, noirs, et si les choses deviennent faciles, le monde pourra devenir meilleur et moi aussi.

Une vie

Mercredi 13 février 2013

Marie-Yolette

Et si l’on rendait les bonnes choses encore meilleures ?

Pour mener à bien ce projet je veux la meilleure crème soyeuse régénération intense,

je veux la meilleure robe facile à plier,

je veux la meilleure salle de cinéma pour bien regarder,

je veux la meilleure marque pour mon visage,

je veux le meilleur avantage.

Une vie

Je veux 6 mois sans insecte, sans tache ni odeur.

Je veux passer des vacances à la montagne tranquille.

Je veux une bonne crème, pour une peau éclatante de beauté.

Je veux la beauté et la confiance en moi.

Maria

Une vie

Je veux une nouvelle berline, avec le dynamisme sous sa plus belle forme.

Je veux un hâle sublime qui soit automatiquement réussi.

Je veux boire pour mon anniversaire un champagne blanc, frais et fruité.

Je veux une montre swiss made qui mérite son nom, avec son boîtier à quatre composants.

Je veux une nouvelle lumière pour mes lèvres, avec une couleur vibrante et ultrabrillance.

Je veux un teint naturel, avec l’association spéciale de pigments de couleur pour permettre un ajustement parfait à la carnation naturelle de ma peau.

Je veux un produit idéal pour éviter les piqûres et désagréments de l’été.

Violete

Une vie

Je veux le meilleur vin, le moins cher, pour des plaisirs variés.

Je veux une boisson avec des fruits puisque l’alcool est dangereux pour la santé.

Je veux une meilleure vie avec du gaz naturel pour vivre sans pollution.

Je veux de meilleures conditions de travail et une vie plus simple.

Je veux économiser du carburant et changer les pneus.

Je veux une meilleure communication, avec un nouvel I Pad simple et rapide.

Je veux un nouveau moteur, pour le plaisir au quart de tour.

Je veux une très bonne montre avec quatre montres en une et plus encore.

Je veux un grand et nouveau monospace, pour une famille nombreuse et beaucoup d’espace.

Je veux le meilleur épilateur pour les filles, avec le pouvoir apaisant de la glace pour des jambes douces longtemps. Oui, moi aussi, je le veux !

Mirko

Une vie

Je veux le meilleur gloss, un rouge à lèvres Pure Color Crystal.

Je veux passer des vacances au bord de la plage.

Je veux les meilleures bottes, qui donnent du style à la vie.

Je veux une meilleure veste de qualité, confortable et chaude avec le meilleur pantalon.

Je veux une crème pour la peau sèche.

Je veux moins de graisse.

Daniela

Une vie

Je veux une crème pour la peau mature et exigeante.

Je veux de meilleures lunettes, un meilleur sac, le meilleur fromage aussi.

Je veux une belle nature.

Je veux une belle vie avec ma fille.

Je veux une meilleure assurance tout en un pour mon entreprise.

Je veux un chat persan, le préféré des Français.

Je veux le gaz de France, le meilleur possible, le plus simple, en appelant le conseiller gaz de France pour tout savoir sur les solutions gaz.

Je veux les solutions les plus naturelles, les plus performantes, avec chaudière à condensation, pour plus de confort et plus d’économies, avec des solutions de financement adaptées à mon budget.

Je veux stopper les fourmis et les cafards dans ma cuisine.

Je veux une montre avec boîtier en or rouge 18 ct et lunette en céramique.

Je veux le meilleur vin rouge, aux arômes épicés pour le plat principal.

Je veux un vaste assortiment dans lequel je trouverai toujours le vin qui me convient, quels que soient mes projets culinaires.

Un veux un hâle sublime sans étaler et automatiquement réussi.

Je veux un rouge à lèvre avec une couleur vibrante, ultrabrillance, et une nouvelle lumière pour mes lèvres.

Je veux aller à Appartenances parce que me m’y sens bien.

Lirighete

Nuit de Sindelfingen

Laurent Margantin

Tu as souvent voulu retourner dans la nuit de Sindelfingen. Déjà à Tübingen, tu as commencé plusieurs textes intitulés Nuit de Sindelfingen, que tu n’achevais jamais. Tu te souviens que tu étais dans un bus qui te conduisait à l’usine Daimler, qu’il y avait des ouvriers dans le bus à côté de toi, que c’était la nuit, que tu ne sortais jamais de cette nuit. Tu as souvent voulu retourner dans la nuit de Sindelfingen, mais à chaque fois tu craignais de ne pas savoir parler de ce monde de l’usine que tu avais connu pendant un an, quatorze mois exactement, à chaque fois tu t’arrêtais dans le bus, incapable d’évoquer l’usine et surtout le travail que tu y faisais, les outils dont tu te servais chaque jour, outils dont tu ignorais le nom en français (et souvent même en allemand), à chaque fois tu t’arrêtais à un fragment de texte, incapable de parler de cet univers auquel tu étais étranger, doublement étranger puisque tu ne faisais partie d’aucune des nationalités représentées dans l’usine, et parce que tu étais d’un autre monde, petit étudiant venu gagner des sous pendant les vacances (même si finalement tu restas quatorze mois). (…)

Lire la suite du texte de Laurent Margantin sur le site « oeuvres ouvertes »,  ici.

Nuit de …

Mercredi 16 janvier 2013

 Nel

Travail

Il se levait à six heures avec une envie d’apprendre des nouvelles choses. Il se levait il buvait son café prenait son petit-dèj devant la télé ensuite il se préparait pour partir une fois sorti de la maison il allumait son mp3 c’est parti. Il arrivait au dépôt il se changeait parlait avec ses collègues. Une fois prêt ça reboit un café. Le patron donnait son planning ensuite il partait sur le chantier il préparait son matériel il travaillait souvent avec l’apprenti de deuxième il aimait bien faire des blagues. Le bruit des rouleaux des machines du petit chauffage toute la journée, cinq heures trente finissait le travail prenait la voiture rentrait au dépôt il se changeait prenait le train rentrait.

Nuit de …

Mercredi 16 janvier 2013

 Marie-Thérèse

J’avais trente ans j’allais toujours au marché et je prenais le bus à l’arrêt pour aller vendre les marchandises je mangeais à midi après je prenais le bus pour rentrer j’habitais dans la ville on l’appelait Aubala. Après deux ans je l’ai quittée pour me rendre au village et là-bas au village j’ai trouvé les gens qui étaient gentils j’allais souvent les trouver on discutait les choses de la vie et quand la nuit tombait tout le monde rentrait chez lui on se disait bonne nuit gros bisous dormez bien à demain.

Yeux

14 janvier 2013

765. Yeux

Avec son premier œil, Marge voit le bois des murs, des planchers et du plafond, le mobilier qui s’y trouve, avec son deuxième œil, elle observe la texture et les couleurs, les teintures, les tissus et les matériaux, avec son troisième œil, elle perçoit les forêts humides et les machines qui les ont fabriquées, avec son quatrième œil, elle sent le parfum des arbres qui s’échappe des murs, les relents poussiéreux de l’usine qui a produit en série les jolis rideaux, avec son cinquième œil, la mousse et l’herbe sous ses pieds la chatouillent, mais cet enfant gris à la mine asiatique affairé à son métier la perturbe, avec son sixième œil, elle vole comme l’oiseau quitte sa branche, pour fuir cette réalité qu’elle ne veut pas voir, avec son septième œil, elle aperçoit une femme, c’est Princesse Apocalypse qui vient à son secours…

Josée Marcotte

Blog de Josée Marcotte : www.marge-autofictive.org

Site de Josée Marcotte : L’Imachination

Yeux

Mercredi 30 janvier 2013

Marie-Thérèse

Avec mon premier oeil quand je quitte l’appartement j’arrive à la gare je vois les gens,

avec mon deuxième oeil je vois la poste et le relais, après je prends le train j’arrive à Lausanne,

avec mon troisième oeil je vois les bus et je prends le bus j’arrive à la cuisine je trouve les gens.

Avec mon quatrième oeil je vois les machines après je vais au frigo,

avec mon cinquième oeil je vois la salade rouge et verte.

Avec mon sixième oeil je vois les bananes et les oranges.

Yeux

Mercredi 30 janvier 2013

Christophe

 Avec mon premier oeil je vois de la neige.

Avec mon deuxième oeil je regarde la matière de la neige.

Avec mon troisième oeil, je vois des animaux qui se baladent.

Avec mon quatrième oeil, je vois de la neige sur les arbres et des enfants qui jouent à faire des bonhommes de neige.

Avec mon cinquième oeil, je regarde la montagne et respire l’air naturel.

Avec mon sixième oeil, je regarde la construction des chalets et le village et ses loisirs.

Avec mon septième oeil, je vois des toits de maison couverts avec de la neige.

Yeux

Mercredi 30 janvier 2013

Marie-Yolette

 Avec son premier oeil elle voit la télé.

Avec son deuxième oeil elle voit le magasin et le parfum.

Avec son troisième oeil elle voit le restaurant.

Avec son quatrième oeil elle voit mon fils.

Avec son cinquième oeil elle voit son futur.

Avec son sixième oeil elle voit sa princesse.

243 cartes postales en couleur véritable

A l’occasion d’un atelier d’écriture épistolaire initié par la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains, près de 243 cartes postales en couleur véritable ont été écrites avec Georges Perec en octobre et novembre 2012 dans les cours de l’association Lire et Ecrire, au Brassus, à Orbe, à Payerne et à Yverdon. De ces textes est né un Cabaret Timbré, le 5 décembre 2012 à l’Echandole.

Voir la vidéo du Cabaret Timbré sur le blog de la bibliothèque municipale

Par ailleurs, des cartes écrites par les apprenants étaient exposées à la bibliothèque…

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Cabaret timbré 1/4

 

Je suis à l’Echandole. Je suis en train de voir un spectacle. Il y a du monde. C’était gratuit, l’entrée. Je rentre dans une heure.

Bons baisers de Copacabana. On dort le matin. On va à la plage l’après-midi. La belle vie.

On est aux Maldives. Le voyage s’est bien passé. Les plages sont magnifiques. Il y a beaucoup de poissons colorés. On se réjouit de vous revoir pour tout vous raconter.

Nous voilà au Kenya. Du soleil et de la pluie tous les jours. On regarde la faune sauvage la journée. On mange la gazelle le soir. On rentre dimanche.

Nous sommes en pleine forêt. A la Vallée de Joux. Il fait chaud. On est à la recherche des champignons. Les enfants s’amusent bien. A bientôt.

Je suis à Chavornay. Il fait beau. Je vais à la fête des tortues. C’est magnifique. Il y a à manger et à boire. A bientôt. Bisous.

Là je me trouve dans une petite ville très charmante : Yverdon-les-Bains. Une jolie petite plage où on peut faire du volley. Et le paysage est très fleuri. Je visite les monuments. Je reviens dans 2 jours. Bises

On est au camping d’Orbe. Il y a une belle piscine. Je me promène dans la nature. Mille pensées.

Coucou. je suis à  à la rue du Lac. Je fais les magasins. Il fait beau. Bisous.

Nous voilà à Munich. J’adore. La ville est magnifique. Partout il y a plein de monde.Tellement de choses à voir. Gros bisous à tous.

Nous sommes à la plage d’Yverdon. Avons fait connaissance avec tout plein de gens charmants. On fait des grillades, saucisses de veau. Des enfants jouent à la corde à sauter. On revient bientôt.

Bonjour, je suis à Payerne. Le temps est magnifique. Je vais bien. Je fais du foot. Ciao, à bientôt.

Je t’écris de la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains. Il fait sombre et froid.

je lis et j’écris beaucoup. Du Panofsky ! Je pense à toi tout le temps.

Salut, je suis au Portugal. La pluie tombe beaucoup, tous les jours. Je regarde un beau paysage vert et marron. On mange de bons haricots avec beaucoup de plaisir. Mille bisous et à bientôt.

On est à l’Hôtel de Ville. Bien confortable. Belle vue. J’ai passé l’après-midi sur internet. Bisous.

Bonjour d’Appenzell. Il pleut. Visite d’un Musée. On mange du fromage. A bientôt.

A Lucens, un petit village. Il y a 2700 habitants. Il y a la Coop. La banque. La pharmacie. Le médecin et l’école.

On est à l’Echandole. A voir un très bon spectacle de musique. Ça va finir à vingt-deux heures. On arrive vers minuit. On pense à vous.

Cabaret timbré 2/4

A l’Echandole. Il fait chaud dans la salle. Nous regardons un théâtre. Il nous fait rigoler. A bientôt.

Bonjour, je suis aux Açores. Le climat est tropical. La mer est très belle. Je marche. Mille pensées.

On est à Paris. Très beau temps. La belle vie. Les musées sont intéressants. On pense à vous.

Nous sommes en Italie. J’adore la langue italienne. Kiss.

On est à la gare d’Yverdon. Le buffet de la gare fait de belles crevettes chaudes. J’ai pris 2 kilos. On est très bien. Mille pensées.

Hello! Devinez où je suis! A la Broye vers Payerne. Je déguste les bons saucissons avec un vin payernois. Mon dessert, gâteau payernois avec de bonnes noix à l’intérieur. Ensuite visite de la ville. Il fait beau. Je profite. A plus. Bises

Un petit coucou de Fribourg. Une très belle journée pour se promener. On marche beaucoup, On va manger la fondue à « La Gruyère ». Ciao. A ce soir.

Je me trouve dans une petite rue où j’aperçois des petites terrasses très charmantes. Vue sur une statue qui s’appelle Pestalozzi. Je déguste des petites salades. Je pense à vous.

Salut. Je suis à Porto. Je visite des châteaux. Je mange de bons gâteaux. Je pense à vous. A bientôt.

Je suis à Yverdon. Il fait super beau. Je suis très heureux. Le concert de Heavy Metal était magnifique. A très bientôt.

Bonjour Maman. Ici à Montagny, le temps n’est pas fantastique. Grand-maman est presque chiante. Je vais m’ennuyer encore deux jours et je rentrerai.

On est au parc japonais. Je fais beaucoup de connaissances. J’aime bien le petit lac artificiel : on se croirait à Genève. C’est calme. A bientôt.

Salut. Nous sommes en vacances à la montagne. Il fait beau. On est très bien. J’ai pris plein de crevettes. On revient la semaine prochaine. Mille pensées.

Me voilà à la Vallée de Joux. Il neige! C’est magnifique. La couleur verte est partie . C’ est le blanc qui la remplace. A bientôt !!!

Un petit mot du refuge du Sapin. Il fait faim. Les grillades cuisent tranquillement. Mille pensées.

Halo. On est à Cartagena. Il fait beau temps. La mer est calme pour les enfants. Nous sommes très contents. A bientôt.

Je suis à Montreux. Il pleut un peu. Je suis à l’abri, au théâtre. Le concert est très relaxant. Mes salutations.

Depuis le Brésil. De nouveau près de la mer. Belles nanas. Je me suis fais plein de copines. Je rentre le 5.

Je suis rue du Milieu. Je me promène. A bientôt.

Je suis à Torgon. Il neige. Les pistes sont bonnes. On mange une fondue. Bisous.

Je suis à l’Echandole. Je participe au spectacle que notre fils va nous présenter. Il y a beaucoup de monde. Tout est plein. Il n’y a plus de places. On va se voir dimanche. A bientôt.

Cabaret timbré 3/4

On est à l’Echandole. C’est curieux. Le spectacle est féerique. Je pense à vous.

Je suis à Lisbonne. Je suis très fatigué du voyage. Ça sent bon. Je suis rentré chez moi. Je reviens vite.

Je suis à l’Echandole. Je regarde le théâtre. J’ai mal aux pieds. Il fait chaud. A bientôt.

Hello. Je suis à Panama. Un petit pays très pratique. Un style américain. Comme je l’aime beaucoup. Bise.

De retour chez moi. Les pieds sur terre. Rien n’a changé. Retrouvé mon chien. Viens me voir !

Nous sommes allés à la place Pestalozzi nous balader. Nous avons bu un verre. Nous avons commandé deux cafés. Il faisait chaud. A bientôt.

Un petit mot de Payerne. Il fait mauvais temps. On est très mal. Je ne fais rien. On ne rentre pas.

Je suis en Espagne. Madrid est un village très grand. Et joli. Je vous embrasse.

On est à la rue des Uttins. Très grande usine Stoll. Il y a beaucoup d’entreprises. J’aime bien le Coyote. C’est spécial. A bientôt.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

Je suis au Jardin japonais. J’ai pêché un poisson rouge. Je rentre le week-end prochain.

On est à la rue de Montagny. Le quartier est calme. Très spécial, le petit stade en copeaux. A bientôt.

Tu pourras pas le croire. On est sur la lune. On se promène tout doucement. Le terrain est plein de trous. On mange de la lunacic. C’est une spécialité d’ici. La prochaine fois, on viendra ensemble.

Maintenant à la rue des Uttins. C’est le moment de faire la sieste. J’ai bien mangé au restaurant. J’ai rencontré un pote. A tout à l’heure.

Bonjour, je suis en vacances rue de la Cannelle. Le voyage a été bon. Joli. Beaucoup de pluie ! Bisous.

Depuis Croy. Je trempe l’hameçon au bord du Nozon. On tombe sur une forêt de champignons. On se régale. Salutations.

On est au Cap-Vert. Les gens sont tous très très gentils. A bientôt.

Je suis à la rue du Four. Je me promène. A bientôt.

Nous nous sommes arrêtés au col du Saint-Bernard. Il faisait beau. Nous avons repris la route direction l’Italie. On pense à vous.

Un petit mot de Lully. On est très bien. La maison est grande. On fait des grillades. On pense beaucoup à vous.

On est au Grand Hôtel d’Yverdon-les-Bains. Temps merveilleux. On va aux bains thermaux. C’est beau ! Ah, la couleur bleu. La chambre est jolie. Mille pensées.

Salut mon amour. Je suis bien. Aujourd’hui, je vais visiter le château à Yverdon, rue Pestalozzi. Tu me manques. Gros bisous.

Beverly Hills. Le temps est extraordinaire. Je fais du shopping avec les stars de cinéma. On va visiter Hollywood. Salutations.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je suis à Paris. Il fait très chaud. Il y a beaucoup de monde à Paris. Je mange beaucoup de crevettes. Je fais les magasins, j’achète beaucoup d’habits. A bientôt.

Salut à tous ! Je suis dans la Broye. Vive Payerne ! Superbe abbatiale située en plein centre ville. Visite du musée artistique. Visite de la Broye. Bonne promenade et un magnifique beau temps. Aucun nuages. A bientôt. Bisous.

Je suis à l’Echandole. A la salle de théâtre. C’est très joli. Je vois les musiciens qui jouent de la musique. Il y a beaucoup de gens qui regardent. C’est très joli. J’aime.

Je te laisse. Je te fais de gros bisous.

Cabaret timbré 4/4

Je suis à l’Echandole. Avec des amis. Ce soir j’écoute de la musique classique et du théâtre. Pour la tranquillité, c’est idéal. J’adore être dans cette petite salle si paisible, et calme. A bientôt. A la semaine prochaine.

Coucou mon cher frère. Je pense toujours à toi. Moi je vais bien. Je suis à la plage d’Yverdon.

Bonjour de Rimini! On va à la plage. Il fait très beau. Le temps est superbe. Bisou.

On est à Tarafal. Plage magnifique. Le soleil brûle. Bisou.

On est à Lucerne. On pêche des poissons.

Une carte de Strasbourg. Il fait beau. Je mange de la choucroute. Je visite la petite France. Gros bisou.

Nous campons près du Sentier à la Vallée. Temps merveilleux. On se promène au bord du lac. On a mangé le fameux vacherin. Pensées amicales.

En vacances au Portugal. Il fait un gros soleil. La mer est calme. Une vie de rois. Je t’embrasse.

Je suis à la route d’Yverdon. Le temps est mauvais. Je m’amuse bien. Je rencontre des amis. On pense beaucoup à vous.

On est au stade du F.C. Bale. Cette nuit, il fait un peu froid. Le stade est plein de monde. Je rencontre un ami de longue date. Superbe. Je pense à toi.

Bonjour. Je suis à Yverdon-les-Bains. Sur la rive du lac de Neuchâtel. Il fait bon. Un tour en ville. Voir le château et les bains. Il fait beau. Bisous.

Dernière demeure. Ambiance douce et feutrée. Les anges s’occupent bien de moi. Je découvre le paradis. Je ne reviendrai pas.

Salut toi, comment ça va ? Je voulais te dire qu’à Yverdon il y a des boutiques formidables. Il faut que tu viennes une fois avec moi !…

Je suis à Hirondelle-les-Pivoines. Les vacances se passent bien. Je m’amuse. Je danse. Je fais la fête. Je me réjouis de vous voir. N’oubliez pas d’arroser les plantes ! Merci. Je vous ramène des boissons. Bises.

On vient de voir une montée d’alpage dans notre ruelle. Trop cool ! A plus.

Salut. Il fait très beau à Payerne. Le temps est chaud. A bientôt.

Je suis à Chevroux. Beau temps. On est à la plage. On bronze. A dans une semaine.

On visite la ville d’Orbe. C’est une ville romaine. Les petites ruelles sont toutes bien fleuries. On pense à vous.

Salut ma puce, je suis bien arrivée avec le train à Yverdon. Je vais visiter le château. C’est très intéressant. A la semaine prochaine.

Je suis à la rue d’Orbe. Il fait beau. Endroit bien propre. J’ai couru pendant trente minutes. Je rentre.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

On est allés marcher dans la forêt. Nous sommes tombés nez à nez sur le Mont-Blanc. Trop beau ! On rentre le 30.

Heureux à la rue de Bel-Air. Il fait beau. Je vais à la plage. J’ai fait du foot. A plus.

Cette fois, à Madrid. Beau temps. Ville immense. Gens très sympathiques. A bientôt.

On est à la maison. On est restés au lit.

On est à l’Echandole. Les lumières se sont éteintes. Je suis bien. Je voyage au son de la voix du comédien. Que de beaux endroits. C’est fini. Dommage. On reviendra.

Arbia Suzy Roseline Luciano Thérèse Anne Asuma Ifakete Violete Ana Hurija Andre Edmilson Christine Louise Michel Lucinio Marie-Thérèse Françisca Emilie Christophe Mario Lionel Josefa Françoise Angelo Amelia, Verena Franco Luz Isabel Marlen Manuel Gordana Emilia Cédric Nicolas, Samuel, Nathalie, Marcel, Gérald, Carlos Régine, Mirjana Lalla Paul Gordana Sandra Susana Joaò Elisabete  Rosa :

Merci !

Espèce d’espace

Mercredi 5 septembre 2012

 Marie-Thérèse

Espace de travail

Je travaille à Lausanne dans la cuisine des personnes âgées. Des fois je fais la cuisine froide, pour la cuisine froide on fait les salades et les desserts, des fois je fais aussi le potage. Quand j’ai fini de faire tout ça après mon chef me dit : « tu peux faire aussi la viande mais tu fais un peu plus de viande, même pour quarante personnes. » A midi je vais faire la plonge et le soir on fait le café complet, après mon chef me dit « c’est fini pour ce soir, on peut rentrer à la maison. »

Espèce d’espace

Mercredi 5 septembre 2012

 Françisca

 Espace de travail

Je fais du ménage. Je fais les lits. Je nettoie les salles de bain. Je nettoie la poussière. Et après je passe l’aspirateur. Je nettoie les fenêtres. Je fais la vaisselle du petit-déjeuner. Je nettoie le salon du petit déjeuner. Je passe l’aspirateur. Je range les draps et les fourres de duvet dans les armoires. C’est tout. J’aime bien faire ce travail. Je vais au travail avec le bus. Je rentre avec le bus. Je travaille tous les jours. Toute la journée. Des fois toute seule, des fois on est deux, le vendredi. J’ai un chariot avec du produit pour le calcaire, du produit pour les w.c., les draps, les fourres, et un sac pour mettre le linge sale. Je travaille dans cet hôtel depuis quatre ans. On est quatre femmes de chambre.

Espèce d’espace

Mercredi 5 septembre 2012

Emilie

Espace de travail

Au travail je touche à diverses activités. Je fais de la gravure sur verre. Je prends une image de fleur ou d’oiseau, je colle contre le verre pour voir la dimension, si ça joue ou pas, et après je colle avec du scotch la feuille contre le verre. Je fais les tours en grattant, et j’enlève la feuille et je continue de gratter jusqu’à ce que ça fasse joli, ou s’il y a des endroits à boucher, je fais comme si je coloriais la fleur sur le verre, toujours en grattant avec le stylo qui est spécial pour la gravure sur verre.

Espèce d’espace

Nel

Lundi 3 septembre 2012

Espace de travail

Je rentre dans une chambre de trente mètres carrés je suis avec mon bidon de vingt-cinq kilos. Je vais commencer à peindre mes murs. Je ne vais pas commencer à peindre le milieu du mur, je commence toujours par le sens de la lumière.

Je rentre dans la chambre il y a une porte en bois, je peux la faire soit en peinture synthétique, ou à l’eau.

J’ai ma caisse à pinceaux qui contient des pinceaux à radiateur et à pouce à base de poils de cochon.

J’ai mes rouleaux à dispersion naturels, à base de poils de moutons.

Dans ma caisse à outils j’ai mes mastics, le 2K pour le bois, j’ai mon mastic en poudre pour les murs, j’ai mon acrylique pour la finition avec le scotch.

Espèce d’espace

Andre

Lundi 3 septembre 2012

 L’espace

Dans l’espace, où se passent plein d’histoires, un espace carré, peut-être rectangulaire, avec des niveaux, étages et étagères, des machines aussi, ces mêmes machines qui servent à déplacer, déplacer des choses dans l’espace, dans le temps, avec un seul objectif, ranger, entasser, arrimer de façon que l’espace reste, reste respirable, sécurisé, disponible, parfois vide, surchargé mais toujours transitable.

Et là je saute, je saute dans cet espace, des fois je cours, je marche mais surtout je bouge, je bouge pour garantir mon espace, mon salaire, mon avenir et même ma santé financière, mon indépendance pour pouvoir changer d’espace, de vie, d’objectif.

Cet espace souvent couvert, couvert d’encre rangée et entassée dans ces emballages qu’on appelle vulgairement des bidons, des cartons, eux-mêmes posés sur des palettes, palettes au modèle européen, 120 x 80 cm, certaines plus petites, d’autres plus grandes mais avec le seul but de sécuriser et ranger le produit, l’encre. De l’encre qui sert à couvrir, à peindre, à donner un sens à des morceaux de papier qu’on appelle billets, billets de banque.

Un jour

Emilie

Mercredi 6 juin 2012

Un jour je marche avec ma famille

Un jour je ne marche plus en famille

Un jour je marche avec mon fiancé

Un jour je continue de marcher avec mon fiancé

Un jour je marche seule

Et là un jour je continue de marcher avec mon copain

Et là je marche toujours avec des amis

Et je marche toujours pour muscler les pieds

Un jour je marche droit sur une route

Et un jour je marche à côté des personnes

Un jour

Marie-Thérèse

Mercredi 13 juin 2012

Un jour

Un jour maman chante.

Un jour mon père m’appelle.

Un jour mon bébé mange la viande.

Un jour je suis avec ma famille.

Un jour mon frère court avec ses amis.

Un jour j’aime aller en ville.

Un jour j’aime la cuisine.

Un jour je suis avec mes collègues.

Un jour je me marie.

Un jour j’aime ma belle-mère.

Un jour je mange des poissons rouges.

Un jour je lis les messages.

Un jour je travaille à la maison.

Un jour

Marie-Alice

Mercredi 13 juin 2012

Un jour

Un jour mon père part à l’étranger

Un jour mon père m’écrit

Un jour mon père m’envoie des habits

Un jour mon père me téléphone

Un jour mon père revient en vacances

Un jour mon père repart

Un jour mon père se fâche

Un jour mon père fait la vaisselle

Un jour mon père fait le souper

Un jour mon père m’invite à voyager

Un jour mon père fait le jardin

Un jour mon père me rend visite

Un jour mon père m’offre un bijou

Un jour mon père a perdu son frère

Un jour mon père a pleuré

Un jour mon père a joué avec moi

Un jour mon père m’a aidé

Un jour mon père m’a dit je t’aime ma fille

Un jour mon père ça reste un bon souvenir et beaucoup d’amour.

Un jour

Francisca

Mercredi 13 juin 2012

Un jour

Un jour je parle à ma mère.

Un jour je parle à ma soeur.

Un jour je parle à mon fils.

Un jour je parle à ma nièce.

Un jour je parle à mon oncle.

Un jour je parle à ma tante.

Un jour je parle à ma cousine.

Un jour

Christophe

Mercredi 13 juin 2012

Un jour je suis allé faire mon J.S. pour devenir moniteur de snow-board.

Un jour je suis allé donner mon premier camp de ski.

Un jour je suis allé faire du kart en France avec mon petit frère et il pleuvait.

Un jour je suis allé faire du canoë j’ai appris à en faire à mon petit frère.

Un jour je suis allé en vacances avec mon frère nous avons fait sept heures de voiture il m’a dit que je roulais comme un vieux.

Un jour je suis allé présenter ma copine à ma famille en Italie je ne sais pas parler leur langue.

Un jour je suis allé en vacances en Tunisie avec ma soeur pour ses seize ans.

Notes de chevet

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.   

Notes de chevet

Christophe

Mercredi 6 juin 2012

Choses élégantes

De pouvoir passer du temps avec mes amis les week-end.

De pouvoir faire des loisirs avec ma copine.

Choses qui font naître un doux souvenir du passé

De parler avec mes amis des choses qu’on a fait ensemble.

Notes de chevet

Francisca

Mercredi 6 juin 2012

Choses qui égayent le coeur

C’est quand le bateau coule.

C’est quand le bateau passe.

Je vois un joli bateau qui passe à la rivière j’ai le coeur qui bat.

Une jolie chemise pour aller me promener à la plage.

Je vois un foulard rose blanc jaune.

Je vois un joli canard qui passe à la rivière.

Notes de chevet

Hélène

Mercredi 6 juin 2012

Choses élégantes

Sur un gilet rose clair, une veste blanche

Sur un gilet rose clair, un joli sac à main

Un très joli bébé métis qui mange des bananes

Une très jolie fille qui aime la musique

Notes de chevet

Marie-Alice

Mercredi 6 juin 2012

Choses qui font battre le coeur

Amour de ma famille envers moi

Se promener au bord de la mer

Une famille heureuse

Faire de l’humanitaire

La naissance d’un enfant

Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Ma jeunesse entourée des miens

Les photos de mes enfants

Les fêtes de Noël de mon enfance

La maison où je suis née

Mes voyages. Le coucher de soleil

Choses effrayantes

L’orage

Mon douloureux passé

La guerre

La faim dans le monde

La maladie

Choses qui ne font que passer

Le matérialisme

Un train dans la gare

La jeunesse

Choses élégantes

Aider une personne âgée à monter dans le bus

Un joli sac

Une belle exposition d’art

Tenir la porte à la personne qui nous suit

Notes de chevet

Marie-Thérèse

Mercredi 6 juin 2012

Choses qui font battre le coeur : par exemple l’accident.

Choses qui font naître un doux souvenir du passé : les magasins très jolis.

Choses qui égayent le coeur : le mariage les fêtes les anniversaires.

C’est quelque chose de grave qui arrive par surprise quand les voitures vont très vite quand une femme accouche son bébé ça fait peur.

 

Notes de chevet

Marie-Yolette

Mercredi 6 juin 2012

Choses élégantes

Une jolie veste

Une jolie robe qui fait rêver

Un joli sac à main et des chaussures et des vêtements et des sous-vêtements

J’aime avoir du bon parfum et de la crème et de belles robes et de jolies boucles d’oreilles et une jolie voiture qui me fait rêver et j’aime tout ce qui est beau.

Rue du Collège 4, par la fenêtre

Marie-Alice

Mercredi 30 mai 2012

La vue depuis la fenêtre

Je vois la Thièle avec des petits bateaux, des cygnes qui se promènent dans l’eau, des personnes qui se promènent aussi le long du canal.

Mon attention se porte sur une superbe terrasse avec beaucoup de bacs à fleurs. Il y a sept bacs posés sur des piliers en bois avec des fleurs violettes et sept posés sur le bord de la terrasse avec des fleurs roses, elles sont très fines. Sur cette terrasse il y a des arbustes qui cachent un peu l’entrée de la maison, dans cette même terrasse se trouve aussi une table ronde de couleur grise et autour de celle-ci il y a des chaises vertes avec des coussins de deux couleurs ils sont beiges et bleus.

La maison est rose foncée avec les stores blancs et le pignon aussi est blanc. Je la trouve très belle et surtout bien décorée avec sa belle terrasse.

Rue du Collège 4, armoire

Marie-Thérèse

Mercredi 30 mai 2012

Je quitte chez moi pour aller au cours de mercredi et quand j’arrive là-bas je trouve la cuisine, dans la cuisine je vois une cuisinière, une armoire fermée, j’ouvre, dedans je vois cinq étagères dedans je vois le café et les chocolats noirs et les jus et les thés et du sirop à l’orange dans les paniers il y a beaucoup de biscuits les boîtes j’ai aussi de l’autre côté le vin rouge en haut dans l’armoire il y a les sacs noirs et rouges.

Rue du Collège 4, tableau

Marie-Yolette

Mercredi 30 mai 2012

Je vois des animaux.

Je vois un bateau.

Je vois un tableau dessiné

sur le tableau un poisson

sur le tableau je vois une échelle

sur le tableau dessiné des étoiles

sur le tableau je vois des maisons

sur le tableau je vois un poisson

rose je vois une couleur jaune

je vois un enfant vers

l’échelle je vois la couleur

rouge et la couleur bleue

je vois un garçon je vois

un bateau marron et rouge

Rue du Collège 4, bibliothèque

Rui

Mercredi 30 mai 2012

La paix

Je regarde la bibliothèque et je trouve la Grande encyclopédie de la paix. Dedans il y a des histoires des lieux des symboles de ce qui s’est passé il y a des années jusqu’à aujourd’hui, moi je trouve que ça n’a pas changé grand-chose,  toujours des guerres par-ci par-là, mais toujours quelque homme ou femme pour rêver la paix sur la terre. Mais toujours aussi quelqu’un pour provoquer, à cause du pétrole ou, comme on dit, de l’or noir, des états qui veulent être plus forts que les autres, avec ça des innocents comme nous tous, on risque notre vie, mais voilà ce qu’est la vie sur terre, l’humain veut être plus fort que la nature mais ça n’est pas possible, on la détruit peu à peu avec la guerre, les déchets. On arrêtera quand tout ça ?

Par la fenêtre, transports

Marie-Thérèse

Mercredi 23 mai 2012

Je vois la rue des Moulins qui descend dans la rue il y a les feux rouges les voitures arrivent au feu s’arrêtent pour attendre leur tour pour passer. Je vois les gens qui passent à la rue d’autres sont bien d’autres ne sont pas bien parce que les gens ont beaucoup de soucis la vie n’est pas facile pour tout le monde.

Par la fenêtre, transports

Rui

Mercredi 23 mai 2012

Par la fenêtre

Je vois la rivière qui va dans la direction du lac avec une passerelle en fer qui donne accès au pont. Il y a un bâtiment jaune avec une véranda où les gens mangent mais là il n’y a que les chaises. A côté, une petite maison rose foncée avec des volets blancs. Tous les deux sont à côté de la rivière. Je vois aussi des bateaux, des voitures, des vélos, des arbres et puis même la montagne. Derrière le bâtiment je vois un grand bâtiment où il y a plein de fenêtres. Je vois tout ça depuis le cours Lire et Ecrire avec ce bon soleil.

Transports

Je me déplace en train en bus en métro en vélo, mais les transports publics je les prends pour aller à mes rendez-vous, à mon entraînement de foot, pour venir au cours, pour aller aussi au travail. Le vélo c’est pour faire des promenades avec ma famille. Parce que je n’ai pas de voiture, ça pollue la nature.

Par la fenêtre

Hélène

Mercredi 23 mai 2012

Par la fenêtre de la salle de cours

Je vois par la fenêtre le magasin la Migros.

Je vois par la fenêtre la Coop.

Je vois par la fenêtre le pont.

Je vois par la fenêtre le bâtiment.

Je vois par la fenêtre un café.

Je vois par la fenêtre un bébé.

Par la fenêtre, transports

Christophe

Le 23 mai 2012

Je me déplace en vélo pour aller au travail certains jours je prends la voiture pour aller au travail il y a des jours où il fait froid et d’autres qu’il fait beau et pour aller au travail le trajet est rapide et il y a des places de parc pour le vélo quand je prends la voiture il y a des places à côté je dois me parquer mais il n’y a pas toujours de la place je dois aller ailleurs pour trouver une autre place.

Zone

ZONE

 Alcools, Guillaume Apollinaire

(…)

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule

Des troupeaux d’autobus rugissants près de toi roulent (…)

Maintenant tu es au bord de la Méditerranée

Sous les citronniers qui sont en fleur toute l’année (…)

Tu es dans le jardin d’une auberge aux environs de Prague

Tu te sens tout heureux une rose est sur la table (…)

Te voici à Marseille au milieu des pastèques

Te voici à Coblence à l’hôtel du Géant

Te voici à Rome assis sous un néflier du Japon

Te voici à Amsterdam avec une jeune fille que tu trouves belle et qui est laide (…)

Tu es debout devant le zinc d’un bar crapuleux

Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant (…)

Tu es seul le matin va venir

Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues (…)

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie

Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie (…)

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied (…)

Adieu Adieu

Soleil cou coupé

Zone

Christophe

Mercredi 16 mai 2012

Tu es en train de jouer avec tes amis au foot-ball.

Te voici en train d’aller au travail en vélo.

Tu es allé acheter de la nourriture. Tu es en train de faire les courses pour le magasin.

Tu es allé en Côte d’Azur pour visiter. Te voici en France au bord de la mer avec les vagues et il y a plein de stands divers où on peut manger, et des activités sportives.

Zone

Marie-Thérèse

Mercredi 16 mai 2012

Tu marches je suis fatiguée.

Tu pédales le vélo à la rue.

Tu es au milieu de la ville pour faire les commissions.

Te voici dans la foule.

Tu travailles.

Tu es au cours de Lire et Ecrire.

Te voici à la poste pour payer les factures mais tu n’as pas beaucoup d’argent.

Tu es en vacances avec ta fille.

Zone

Rui

Mercredi 16 mai 2012

Tu es debout sur la terrasse de la pêcherie. Tu prends des poissons avec ta canne à pêche.

Et tu bois l’apéro avec tes amis. Ton verre est vide depuis un moment.

Te voici au Portugal sur la plage. Tu manges une glace en marchant sur l’eau.

Te voici à Paris marchant sur la Tour Eiffel.

Tu joues au foot avec tes collègues sous une chaleur ! Les supporters vous regardent avec la bière à la main.

Tu es seul avec ton chien la nuit.

Tu joues avec ta fille sur la balançoire. Tu te sens heureux comme elle sur sa baignoire.

Salade mêlée

Marie-Yolette

Mercredi 9 mai 2012

J’ai de belles chaussures. J’ai rendez-vous ce soir pour le concert en France. Je suis à la maison. Tu es où là ? Je suis en vacances. Je n’ai pas le permis de conduire, pas de chance. J’ai acheté du pain en vélo. Je suis en Afrique. Nous sommes à la maison. Vous avez un enfant chez moi à Yverdon. Je n’ai pas pu te voir aujourd’hui. Je n’ai pas de vêtements pour ce soir. Je suis fatiguée. Elle a été chez sa mère. Je suis au chalet, formidable. J’ai un bébé à la maison. Vous êtes en ville ce soir. Ils sont en France.

Salade mêlée

Marie-Thérèse

Mercredi 9 mai 2012

Mon bébé est parti à la boucherie pour acheter de la viande j’ai rendez-vous ce soir avec ma fille qui est très belle pour manger la viande que son frère est parti acheter. Toute la journée mes collègues et moi on a travaillé beaucoup cette semaine. Actuellement je fais un peu de progrès dans le cours Lire et Ecrire et je suis très contente de moi-même. Je fais du vélo en Afrique mais c’est très fatigant parce qu’on n’a pas de bonnes rues. mon garçon a beaucoup de chance dans sa vie parce qu’il a son permis de conduire et il est très content et il me dit : « maman, je suis tout content ».

Salade mêlée

Marie- Alice

Mercredi 9 mai 2012

J’ai mis mes belles chaussures pour aller me promener au bord du lac où j’ai rendez-vous ce soir avec ma collègue qui a toujours de superbes manteaux et qui a acheté les billets pour le concert à Lausanne. Actuellement je fais des progrès avec des copains formidables, on va toute la semaine au chalet en France, car nous sommes en vacances, c’est moi-même qui ai fait les courses pour la fête de départ à la maison, ils n’ont pas de permis de conduire je dois prendre ma voiture, ceci me fait souci, j’ai peur d’être trop fatiguée. Comme on a tous un vélo on va faire des tours et visiter la ville, on en profite pour aller faire les magasins, voir les bons sacs à main et les vêtements. Avec un peu de chance je me ferai offrir un chat car j’aime beaucoup les animaux. Ma mère et mon père ont une boucherie et des poissons dans un étang, il y a toujours des parents avec leurs enfants et leurs bébés à regarder autour de chez moi. Pour terminer, j’écris une belle salade mêlée.

Salade mêlée

Hélène

Mercredi 9 mai 2012

J’ai rendez-vous ce soir pour le concert en France. J’ai mis des belles chaussures et un superbe manteau.  Cette semaine c’était formidable. J’ai mangé de la salade mêlée à midi.

Salade mêlée

Francisca

Mercredi 9 mai 2012

J’ai mis une belle chemise pour aller au rendez-vous avec mon médecin. Je suis superbe, gentille. Elle a été faire des courses pour la maison, chercher de la salade mêlée et du poisson en ville.

être avoir

Christophe

Mercredi 2 mai

J’ai un permis de conduire.

Je n’ai pas de chance dans le travail.

Je suis allé au salon de l’automobile.

Je ne suis pas un grand mangeur.

Tu as une voiture.

Tu n’as pas de soucis.

Tu es fatigué.

Tu n’es pas dure.

Il a du pain.

Elle n’a pas d’animaux.

Il est au magasin.

Il n’est pas au travail.

être avoir

Francisca

Mercredi 2 mai 2012

Je n’ai pas le permis de conduire.

J’ai un vélo.

Je suis en Afrique.

Je ne suis pas vieille.

Tu as un sac à main.

Tu n’as pas de chat.

Tu n’es pas content.

J’ai un enfant.

C’est un garçon.

Il a 11 ans.

 

être avoir

Marie Alice

Mercredi 2 mai 2012

J’ai du retard dans mes dossiers.

Tu as de belles chaussures.

Il a une maison au bord du lac.

Nous avons un rendez-vous ce soir.

vous avez un superbe manteau.

Elles ont les billets pour le concert.

Je n’ai pas congé cette semaine.

Tu n’as pas le droit de jouer.

Elle n’a pas de travail actuellement.

Nous n’avons pas de temps pour sortir.

Vous n’avez pas à vous inquiéter.

Ils n’ont pas pu partir.

Je suis contente de mes progrès.

Tu es très gentil avec tes collègues.

Il est parti avec des copains.

Nous sommes en famille au chalet.

Vous êtes formidables.

Ils sont au travail toute la journée.

Je ne suis pas gentille avec moi-même.

Tu n’es pas obligé de faire les courses.

Il n’est pas allé au cours de chant.

Nous ne sommes pas à la maison.

Vous n’êtes pas invités au souper.

Elles ne sont pas en vacances cette année.

être avoir

Marie-Thérèse

Mercredi 2 mai 2012

J’ai mangé de la salade mêlée à midi avec la petite.

Je n’ai pas lavé les poissons le matin.

Je suis partie en ville.

Je ne suis pas partie en ville.

Tu as mal.

Tu n’as pas mal.

Tu es mon bébé.

Elle n’est pas contente.

Il est parti à la boucherie.

Nous sommes fragiles.

Ils ne sont pas allés…

Yverdon-les-Bains : la gare

Nono

Lundi 30 avril

Je vois le grand bâtiment beige avec une écriture SBB CFF en blanc et à côté une flèche rouge qui signifie aller-retour, en haut du bâtiment. En bas du bâtiment il y a six portes en bois, vitrées. Il y a des gens dehors assis et des gens qui rentrent et sortent. Il y a aussi un pavillon pour que les gens restent à l’ombre quand il y a du soleil et restent à l’abri quand il pleut. Je vois aussi des pubs sur le mur et les affiches sur le pied devant la porte, il y a aussi une fontaine en ciment devant. Dans ce bâtiment les gens achètent des abonnements et des billets de train.

Je vois au bout du bâtiment dont j’ai parlé avant, un tea-room où les gens viennent s’asseoir pour boire un café ou attendre le train qui arrive ou pour attendre quelqu’un qui va arriver. Dans une boulangerie les gens peuvent acheter du pain des croissants ou bien d’autres choses à manger dans le train. Il y a aussi des affiches devant la porte et un tableau des prix, sur le côté il y a une publicité rouge.

Je vois le train sur une voie et un passager qui vient vers la boulangerie. Il y a aussi un escalier qui descend pour aller de l’autre côté du souterrain, il est protégé d’un auvent. En haut de cet escalier il y a des informations, une flèche qui descend et une indication de numéro de voie.

Yverdon-les-Bains : rue du Lac, place Pestalozzi

Marie-Thérèse

Lundi 30 avril 2012

J’aime cette rue parce que quand j’ai congé je dors beaucoup et quand je me réveille je nettoie un peu chez moi après je pars à la rue du Lac me balader parce que je trouve tellement jolies les choses et je discute avec les gens que je croise et il y a beaucoup de magasins très jolis et je continue tout au fond de la rue j’arrive à la place Pestalozzi je trouve l’église des protestants j’aime aller prier parce que le monde est méchant.

Une vie plus belle

L’enfant avait terminé et lut à haute voix ce qu’il avait écrit :  » Comment je me figure une vie plus belle — J’aimerais qu’il  ne fasse ni chaud ni froid. Il faut qu’il souffle toujours un vent tiède, parfois il y a une tempête contre laquelle il faut s’accroupir. Les autos ont disparu. Les maisons seraient rouges. Les buissons seraient de l’or. On saurait déjà tout et on n’aurait plus besoin de rien apprendre. On habiterait sur des îles. Dans les rues les voitures restent ouvertes et on peut s’y mettre quand on est fatigué. Mais on n’est plus fatigué du tout. Les voitures  n’appartiennent à personne. Le soir on reste debout. On s’endort là où on est. Il ne pleut jamais. De tous les amis on en a quatre de chaque et les gens qu’on ne connaît pas disparaissent. Tout ce qu’on ne connaît pas disparaît. »

 Peter Handke,  La femme Gauchère

Une vie plus belle

Christophe

Mercredi 25 avril 2012

Comment je me figure une vie plus belle

Je voudrais avoir une nouvelle chance dans le travail pour trouver un nouveau travail qui me plaise où j’ai du plaisir à aller au travail et un salaire avec lequel je pourrais vivre comme toutes les personnes qui travaillent normalement, et trouver un endroit où je pourrais vivre bien. Ma région d’où je viens me manque c’est la Broye je voudrais trouver un travail là-bas pour pouvoir m’installer.

Une vie plus belle

Marie-Alice

Mercredi 25 avril 2012

Comment je me figure une vie plus belle

Une vie différente dédiée aux autres un rêve !!! Comment je m’imagine une vie différente ? J’aimerais travailler moins et pouvoir vivre normalement, que j’aie moins de charges à payer, que les loyers soient plus bas, les assurances aussi. Parce qu’ avec le temps que j’aurais de libre je pourrais aider ceux qui ont besoin d’aide, m’occuper de mes parents, avoir le temps et les moyens de les gâter. Je ne m’imagine rien d’autre, je n’ai plus d’idées.

Une vie plus belle

Marie-Thérèse

Mercredi 25 avril 2012

Comment je me figure une vie nouvelle

Quand j’étais enfant la vie n’était pas facile pour nous et je souhaitais de vivre une vie meilleure à la longue et que je sache ce qui se passe dans la vie et pour connaître je souhaite …

Une vie plus belle

Nono

Lundi 30 avril

Comment je me figure une vie plus belle

J’aimerais qu’on vive pour toujours en famille en amis qu’on ne meure ni vieillisse jamais qu’on reste comme un jeune de dix-huit ans, et aussi qu’on ait une vie heureuse, en paix, sans guerre ni violence, que tout le monde soit uni sans jalousie, sans méchanceté, que les gens aient la foi et le coeur pour s’aider les uns les autres. Après, j’aimerais qu’on ait tout le temps du soleil, un peu de pluie.

J’aimerais tellement que le monde soit plus beau que j’en rêve des fois dans mon sommeil.

Une vie plus belle

Farmer

Lundi 23 avril 2012

Comment je me figure une vie plus belle

Une vie avec ma famille et mon domaine, où je peux décider en tout temps si je veux travailler ou pas. Cela veut dire que je garde ma ferme mais si je décide de ne pas aller au travail, je n’y vais pas. Je trouve du personnel quand je veux, et du bon personnel. Sans souci de devoir le payer, et sans me préoccuper de savoir si monsieur est content, ou s’il mange bien. Quand je décide d’aller en vacances je pars où je veux et quand je veux, pas de problème d’argent, et pas de souci, j’aimerais que ma ferme fonctionne quand je ne suis pas là, la même chose que si j’étais là. Quand j’ai envie qu’il pleuve, il pleut, et quand je décide qu’il fasse beau il fait beau le nombre de jours que je veux, comme cela en tout temps je peux organiser les foins, si je veux agrandir ma ferme je peux, et si je veux changer de tracteur ou de machine je peux. si je décide d’acheter du terrain je peux, une vie sans arrêter de travailler une vie toujours active, une vie comme je l’aime d’agriculteur passionné.