Recette de la feijoada (Angola)

Sofia

1. Faire chauffer 500g de haricots pendant 1h.  Ajouter deux carottes, un petit  chou,  500g de viande de boeuf, du chorizo.

2. Préparer la sauce :

Faire chauffer de l’huile, ajouter  deux oignons,  60g de tomate, du  sel, du  poivre, une feuille de laurier.

 3. Après, mélanger la sauce avec les haricots. Cuire pendant 10 minutes.

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Zone

ZONE

 Alcools, Guillaume Apollinaire

(…)

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule

Des troupeaux d’autobus rugissants près de toi roulent (…)

Maintenant tu es au bord de la Méditerranée

Sous les citronniers qui sont en fleur toute l’année (…)

Tu es dans le jardin d’une auberge aux environs de Prague

Tu te sens tout heureux une rose est sur la table (…)

Te voici à Marseille au milieu des pastèques

Te voici à Coblence à l’hôtel du Géant

Te voici à Rome assis sous un néflier du Japon

Te voici à Amsterdam avec une jeune fille que tu trouves belle et qui est laide (…)

Tu es debout devant le zinc d’un bar crapuleux

Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant (…)

Tu es seul le matin va venir

Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues (…)

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie

Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie (…)

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied (…)

Adieu Adieu

Soleil cou coupé

Zone

Marie-Thérèse

Mercredi 16 mai 2012

Tu marches je suis fatiguée.

Tu pédales le vélo à la rue.

Tu es au milieu de la ville pour faire les commissions.

Te voici dans la foule.

Tu travailles.

Tu es au cours de Lire et Ecrire.

Te voici à la poste pour payer les factures mais tu n’as pas beaucoup d’argent.

Tu es en vacances avec ta fille.

être avoir

Marie-Thérèse

Mercredi 2 mai 2012

J’ai mangé de la salade mêlée à midi avec la petite.

Je n’ai pas lavé les poissons le matin.

Je suis partie en ville.

Je ne suis pas partie en ville.

Tu as mal.

Tu n’as pas mal.

Tu es mon bébé.

Elle n’est pas contente.

Il est parti à la boucherie.

Nous sommes fragiles.

Ils ne sont pas allés…

Yverdon-les-Bains : la gare

Nono

Lundi 30 avril

Je vois le grand bâtiment beige avec une écriture SBB CFF en blanc et à côté une flèche rouge qui signifie aller-retour, en haut du bâtiment. En bas du bâtiment il y a six portes en bois, vitrées. Il y a des gens dehors assis et des gens qui rentrent et sortent. Il y a aussi un pavillon pour que les gens restent à l’ombre quand il y a du soleil et restent à l’abri quand il pleut. Je vois aussi des pubs sur le mur et les affiches sur le pied devant la porte, il y a aussi une fontaine en ciment devant. Dans ce bâtiment les gens achètent des abonnements et des billets de train.

Je vois au bout du bâtiment dont j’ai parlé avant, un tea-room où les gens viennent s’asseoir pour boire un café ou attendre le train qui arrive ou pour attendre quelqu’un qui va arriver. Dans une boulangerie les gens peuvent acheter du pain des croissants ou bien d’autres choses à manger dans le train. Il y a aussi des affiches devant la porte et un tableau des prix, sur le côté il y a une publicité rouge.

Je vois le train sur une voie et un passager qui vient vers la boulangerie. Il y a aussi un escalier qui descend pour aller de l’autre côté du souterrain, il est protégé d’un auvent. En haut de cet escalier il y a des informations, une flèche qui descend et une indication de numéro de voie.

Yverdon-les-Bains : rue du Lac, place Pestalozzi

Marie-Thérèse

Lundi 30 avril 2012

J’aime cette rue parce que quand j’ai congé je dors beaucoup et quand je me réveille je nettoie un peu chez moi après je pars à la rue du Lac me balader parce que je trouve tellement jolies les choses et je discute avec les gens que je croise et il y a beaucoup de magasins très jolis et je continue tout au fond de la rue j’arrive à la place Pestalozzi je trouve l’église des protestants j’aime aller prier parce que le monde est méchant.

Une vie plus belle

L’enfant avait terminé et lut à haute voix ce qu’il avait écrit :  » Comment je me figure une vie plus belle — J’aimerais qu’il  ne fasse ni chaud ni froid. Il faut qu’il souffle toujours un vent tiède, parfois il y a une tempête contre laquelle il faut s’accroupir. Les autos ont disparu. Les maisons seraient rouges. Les buissons seraient de l’or. On saurait déjà tout et on n’aurait plus besoin de rien apprendre. On habiterait sur des îles. Dans les rues les voitures restent ouvertes et on peut s’y mettre quand on est fatigué. Mais on n’est plus fatigué du tout. Les voitures  n’appartiennent à personne. Le soir on reste debout. On s’endort là où on est. Il ne pleut jamais. De tous les amis on en a quatre de chaque et les gens qu’on ne connaît pas disparaissent. Tout ce qu’on ne connaît pas disparaît. »

 Peter Handke,  La femme Gauchère

Une vie plus belle

Marie-Thérèse

Mercredi 25 avril 2012

Comment je me figure une vie nouvelle

Quand j’étais enfant la vie n’était pas facile pour nous et je souhaitais de vivre une vie meilleure à la longue et que je sache ce qui se passe dans la vie et pour connaître je souhaite …

Une vie plus belle

Nono

Lundi 30 avril

Comment je me figure une vie plus belle

J’aimerais qu’on vive pour toujours en famille en amis qu’on ne meure ni vieillisse jamais qu’on reste comme un jeune de dix-huit ans, et aussi qu’on ait une vie heureuse, en paix, sans guerre ni violence, que tout le monde soit uni sans jalousie, sans méchanceté, que les gens aient la foi et le coeur pour s’aider les uns les autres. Après, j’aimerais qu’on ait tout le temps du soleil, un peu de pluie.

J’aimerais tellement que le monde soit plus beau que j’en rêve des fois dans mon sommeil.

Une vie plus belle

Farmer

Lundi 23 avril 2012

Comment je me figure une vie plus belle

Une vie avec ma famille et mon domaine, où je peux décider en tout temps si je veux travailler ou pas. Cela veut dire que je garde ma ferme mais si je décide de ne pas aller au travail, je n’y vais pas. Je trouve du personnel quand je veux, et du bon personnel. Sans souci de devoir le payer, et sans me préoccuper de savoir si monsieur est content, ou s’il mange bien. Quand je décide d’aller en vacances je pars où je veux et quand je veux, pas de problème d’argent, et pas de souci, j’aimerais que ma ferme fonctionne quand je ne suis pas là, la même chose que si j’étais là. Quand j’ai envie qu’il pleuve, il pleut, et quand je décide qu’il fasse beau il fait beau le nombre de jours que je veux, comme cela en tout temps je peux organiser les foins, si je veux agrandir ma ferme je peux, et si je veux changer de tracteur ou de machine je peux. si je décide d’acheter du terrain je peux, une vie sans arrêter de travailler une vie toujours active, une vie comme je l’aime d’agriculteur passionné.

Les années : 2008

Marie-Thérèse

Mercredi 4 avril 2012

En 2008 je me souviens que je suis allée à la mer.

Je suis allée à la mer en vacances avec mes amis et moi j’étais toute contente eux aussi étaient contents d’être ensemble.  On sortait pour visiter la ville de Bormes-les-Mimosas on voyait les bonnes choses et on allait aussi nager mais moi j’apprenais à nager eux savaient nager. Ils se moquaient un peu de moi parce que je disais que je ne savais pas nager moi j’ai peur d’aller avec vous eux me disaient viens avec nous on va t’apprendre à nager. Ce n’est pas difficile.

Les années

Marie-Thérèse

Mercredi 28 mars 2012

2011 : je me souviens de mon premier enfant.

2010 : je me souviens que j’ai mangé des poissons noirs.

2009 : je me souviens bien de ma maman.

2008 : je me souviens que je suis allée à la mer.

2007 : je me souviens de mon arrivée à Yverdon.

2006 : je me souviens que je suis allée à la boucherie.

2005 : je me souviens de ma fleur rouge.

2004 : je me souviens de l’Afrique.

Devant la parole


Valère Novarina

Devant la parole

Chaque terrien d’ici le sait bien, qu’il n’est pas fait que de terre. Et s’il le sait, c’est parce qu’il parle. Nous le savons tous très bien, tout au fond, que l’intérieur est le lieu non du mien, non du moi, mais d’un passage, d’une brèche par où nous saisit un souffle étranger. A l’intérieur de nous, au plus profond de nous, est une voie grande ouverte : nous sommes pour ainsi dire troués, à jour, à ciel ouvert (…). Nous le savons tous très bien, tout au fond, que la parole existe en nous, hors de tout échange, hors des choses, et même hors de nous.

Qu’est-ce que les mots nous disent à l’intérieur où ils résonnent ? Qu’ils ne sont ni des instruments qui se troquent, ni des outils qu’on prend et qui se jettent, mais qu’ils ont leur mot à dire. Ils en savent sur le langage beaucoup plus que nous. Ils savent qu’ils sont échangés entre les hommes non comme des formules et des slogans mais comme des offrandes et des danses mystérieuses. Ils en savent plus que nous ; ils ont résonné bien avant nous ; ils s’appelaient les uns les autres bien avant que nous soyons là. Les mots préexistent à ta naissance. Ils ont raisonné bien avant toi. Ni instruments ni outils, les mots sont la vraie chair humaine et comme le corps de la pensée : la parole nous est plus intérieure que tous nos organes du dedans. Les mots que tu dis sont plus à l’intérieur  de toi que toi. Notre chair physique c’est la terre, mais notre chair spirituelle c’est la parole ; elle est l’étoffe, la texture, la tessiture, le tissu, la matière de notre esprit.

Devant la parole

Nono

Lundi 26 mars 2012

Aujourd’hui Monsieur Renaud nous demande des choses pas faciles mais je vais essayer de faire de mon mieux. Maintenant il commence à faire beau je rencontre souvent les gens dehors qui parlent de la pluie qui vient très peu, que c’est à cause de la pollution.

Et aussi les gens parlent que maintenant à cause de la crise il y a beaucoup d’étrangers qui rentrent ici en Suisse que le travail c’est difficile à trouver. A l’époque quand je suis venue en Suisse je ne savais même pas parler français mais c’était simple de trouver du travail, j’ai su parler le français grâce aux autres collègues de travail. Ces derniers temps j’aimerais savoir écrire un peu mais c’est très difficile parce que ce n’est pas comme on entend qu’on écrit. Mais je pense quand-même qu’il y a de l’amélioration, avec la volonté je vais y arriver.

Devant la parole

Marie-Thérèse

Lundi 26 mars 2012

Quand j’étais petite en Afrique on parlait tout le temps de la Bible avec mes soeurs et mes enfants parce qu’ils aiment lire les textes et moi je les laissais je partais en ville ou au champ, des fois je dormais.

Aujourd’hui j’ai discuté avec mon chef des choses que je demande à faire parce que j’aime faire le café complet pour les résidents elle me dit oui tu peux aussi faire les décorations pour les desserts ou la cuisine. C’est bien d’apprendre à faire un peu de tout dans la vie parce que ça aide beaucoup dans la vie de l’homme.

Devant la parole

Farmer

Lundi 26 mars 2012

Une histoire

Aujourd’hui nous avons beaucoup parlé de la pollution dans sa globalité, c’est quelque chose qui me perturbe énormément ces jours, car nous avons eu très peu de pluie pendant l’hiver et surtout maintenant c’est terriblement sec. Du fait que je suis agriculteur, il y a deux choses qui sont primordiales, c’est l’eau et la terre. Je pense qu’aujourd’hui nous sommes en train de payer les années d’industrialisation depuis 1950 à aujourd’hui. Quand j’avais vingt ans au printemps nous étions toujours embêtés pour faire nos semis ou le travail à la vigne se compliquait par le passage d’averses fréquentes, ces dernières années nous avons eu très peu de pluie dans sa globalité, et c’est toute l’Europe qui est concernée, au Portugal en Espagne ou en Italie, nous avons eu beaucoup de feux de forêt, les sols qui sont passés par un incendie repoussent difficilement car au début ce sont des petits buissons qui sont encore beaucoup plus vulnérables aux flammes, donc il y a peu de végétation verte ce qui n’attire pas la pluie, les sols deviennent toujours plus secs. Quand je regarde ces dix dernières années, comme le climat a pu changer dans notre région, je m’inquiète vraiment pour les dix prochaines années, car cela va toujours plus vite. nous aurons de gros problèmes pour alimenter nos bêtes, et je n’ose pas imaginer le reste, sans être négatif je pense que nous allons droit dans le mur, une situation qui sera irréversible. Je veux essayer de mettre dans mon jardin de la paille dans mes tomates et les pommes de terre.

Infra-ordinaire

Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m’ennuient, ils ne m’apprennent rien ; ce qu’ils racontent ne me concerne pas, ne m’interroge pas et ne répond pas d’avantage aux questions que je pose ou que je voudrais poser.

Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ?

Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l’interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s’il ne véhiculait ni réponse, comme s’il n’était porteur d’aucune information. Ce n’est même plus du conditionnement, c’est de l’anesthésie. Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves. Mais où est-elle, notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ? (…)

Nous vivons, certes, nous respirons, certes ; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dormir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ?

 L’infra-ordinaire, Georges Perec.

Habiter

Boubi

Lundi 20 février 2012

Violet cave luminaire escalier chaussures porte couloir vestibule veste cuisine café table télé cheminée souper film escalier se laver pyjama coucher.

Violet cave escalier porte salon cheminée cuisine salon escalier salle de bain chambre à coucher.

Cave à gauche outils établi tour à bois scie buanderie armoire chaudière skis bois aspirateur vélos rangement outils de jardinage tondeuse.

Escalier meuble à chaussures orange marche porte.

Salon voûte meuble à télé porte-fenêtre blanc meuble chinois fenêtre canapé pouf table de salon candélabre buffet ordinateur porte-fenêtre balcon Yverdon-les-Bains coin lecture voûte cheminée.

Cuisine meuble de rangement lavabo gamelle chat table chaises fenêtre jaune plante tableau fleur pétales oranges voûte radiateur porte.

Salle de bain carrelage douche wc radiateur meuble avec deux vasques miroir baignoire porte.

Chambre à coucher lit orange table de nuit porte-fenêtre velux lambris armoire à habits.

Cave bûcher et stock de bois pour la cheminée avec hache et plot pour fendre le bois.

Escalier meuble pour ranger les chaussures un râtelier pour les souliers de ski luminaire.

Salon coin pour lire avec pouf et coussin une bibliothèque.

Cuisine un frigo avec lait fromage beurre boissons jambon carottes.

Salle de bain avec son miroir fabriqué par mes soins.

Habiter

Nono

Lundi 19 mars 2012

Devant chez moi il y a la Thièle.

Bâtiment couleur châtain clair troisième étage.

Un portail noir, des fleurs, des plantes à ma droite.

Monter dans l’escalier. Un ascenseur.

Deuxième étage arriver chez moi, quatre pièces et demi.

A l’entrée une armoire, deux portes à droite.

A gauche cadre et armoire à chaussures.

A gauche il y a les deux chambres de mes filles.

Plus loin salle à manger cuisine et salon.

Salle à manger une table et six chaises.

Murs en crépi.

Salon un canapé, télévision, étagère, des cadres, parquet, une lampe.

Une terrasse vitrée avec des fleurs.

Toilettes avant d’arriver au salon.

Une machine à laver, cabine douche, les armoires.

Vers la chambre une salle de bain, les armoires et carrelage.

Frigo.

Cheminée.

Habiter

Marie-Thérèse

Lundi 19 mars 2012

Chez moi j’habite dans trois pièces.

J’ai un salon.

Vélo : je vois les gens qui vont en vélo tous les jours.

Ascenseur : je prends l’ascenseur tous les jours pour aller au travail.

Cuisine : dans la cuisine j’ai un frigo une cuisinière et des casseroles, des assiettes.

Salle de bain : dans la salle de bain j’ai un miroir, une baignoire.

Balcon.

Salon : dans mon salon j’ai une table, une armoire blanche, une télévision, un canapé rouge.

Habiter

Farmer

Lundi 19 mars 2012

Habiter, maison, ancienne ferme.

Extérieur, hangar, couvert à machines, place de parc, balcon, barrière, fenêtre, volet rouge, tuile rouge.

Entrée, porte en bois vitrée, hall d’entrée, porte rouge, escalier, frigo, grande porte à gauche, grande porte à droite, salle à manger, table noire, cuisine, grande cuisine, bar, salle de bain.

Balcon, salon, télé, écran plat, canapé, mur rouge, poutraison, escalier en bois, chambre Céline, gauche salle de bain, droite chambre Alexandra, porte chambre parents, plafond grande roue poutraison.

Extérieur, belle ferme transformée avec cinq appartements, projet de construire un immeuble à la place du hangar et couvert à machines, ce qui nous permet de mettre en valeur les mille mètres carrés de terrain en zone constructible.

Mon appartement est assez grand deux cent cinquante mètres carrés.

Cuisine, hotte, four, frigo, carrelage rouge, carrelage beige, poutraison, table, tableau, frigo, lait, mayonnaise, confiture, fromage, beurre, viande, yogourts, oeufs, bière, vin blanc.

Salle de bain, orange brun, miroir, brosse à dent, linge sale, douche vitrée.

Je ne suis pas trop inspiré par ce texte aujourd’hui.

August Sander

Farmer

Lundi 5 mars 2012

Trois paysans en habits du dimanche, August Sander (photo).

Trois paysans habillés du dimanche, ils sont sur un chemin caillouteux derrière eux, nous pouvons deviner une colline au loin, et plus proche d’eux un champ labouré. D’après la photo et nos informations nous sommes dans les années 1914. Il me semble que les deux de droite pourraient-être des jumeaux parce qu’ils se ressemblent beaucoup, les trois sont munis d’une canne presque identique parce que celui de gauche et celui de droite ont un scotch blanc en haut de leur canne, y a-t-il un moyen de pouvoir connaître la réponse, celui du milieu a une cravate mais pas les autres, et celui de gauche fume la cigarette, il me paraît dix ans plus vieux que les autres. Et vu que l’on est dans les années 1914, c’est sûrement des gens que l’on risque de ne jamais revoir, parce que la guerre fait rage.

Je m’appelle Farmer et nous sommes en avril 1914, à ce jour j’ai exactement trente ans, nous partons à l’église en famille bien habillés, chacun avec sa canne, car demain lundi nous sommes mobilisés pour nous battre contre les allemands qui à ce jour ont lancé une offensive contre notre peuple la France. En tant que terriens, nous nous devons de laisser notre ferme aux mains de nos femmes et de nos enfants, j’ai un regard triste et inquiet comme mes frères, car nous n’avons encore jamais étés au front, mais en tant que terriens, nous sommes des gens persévérants et courageux.

August Sander

Nono

Lundi 5 mars 2012

Trois paysans en habits du dimanche, August Sander (photo).

J’ai vu trois jeunes hommes habillés en costards noirs chapeaux et chemises blanches, avec une canne dans la main. On dirait qu’ils vont à une fête.  L’un d’entre eux est en train de fumer une cigarette en marchant. On dirait qu’ils sont à la campagne parce qu’ils marchent dans la boue à côté d’un mur.

Moi je pense que les deux devant  ce sont les frères, l’autre derrière c’est le père, ils vont à une fête, à un mariage dans leur famille.

Moi et ma soeur et mon père en 1914. A l’époque il n’y avait pas beaucoup de voitures, nous habitions dans la campagne, nous devions partir au mariage de ma cousine à trente kilomètres de notre village. Là, comme nous l’avons vu sur la photo, nous prenons le chemin raccourci, c’est pour ça que nous marchons dans la boue, parce que c’est le chemin le plus court pour arriver.

August Sander

Boubi

Lundi 13 février 2012

Paysans endimanchés, Westerwald, August Sander, 1914.

Sur une photographie

La photo nous présente trois hommes, ils se trouvent au centre de la photographie, avec leurs vêtement du dimanche. Les trois hommes portent des habits de couleur sombre, avec chapeaux et des cannes. Ils se tiennent d’une façon bien rectiligne avec un air dur, un des hommes fume une cigarette. L’homme qui se tient au centre tient un objet que nous ne pouvons pas voir.

Je trouve que cette photographie est d’une grande nostalgie et un peu triste, ils semblent être sur un chemin de campagne, il y a dû y avoir de la pluie les jours avant le cliché.

On dirait

On dirait

On dirait que mon nez bleu est surprenant.

On dirait que mes yeux gracieux sont rieurs.

On dirait que ma tête voyage calmement sur la terrasse.

On dirait que mes genoux dansent dans le jardin.

On dirait que mes orteils énormes courent à l’hôpital.

On dirait que mes mains écoutent la chanson.

On dirait que mes dents mangent l’histoire.

On dirait que mes cheveux longs se promènent dans la bibliothèque.

On dirait que mes oreilles écoutent la télévision.

On dirait que la fenêtre rit joyeusement de mes organes.

On dirait que le petit salon travaille mon cerveau.

On dirait que le giratoire nage lentement dans mes veines.

On dirait que ma respiration s’arrête au lac.

On dirait que mon corps chante curieusement dans l’ordinateur.

(Création collective, avec les participants du cours de Jacqueline, le 30 janvier 2012)

Il y a il n’y a pas, journal

Boubi

Lundi 30 janvier 2012

Dans mon village il n’y a pas de verger.

Dans mon village il y a un cinéma.

Dans mon pays il n’y a pas la mer.

Dans mon pays il y a le soleil.

Dans le monde il y a des rivières.

Dans le monde il n’y a plus de dinosaures.

Il n’y a pas d’éolienne dans mon village.

Il y a de la neige dans mon village.

Il n’y a pas de guerre dans mon pays.

Il y a des fleurs dans mon pays.

Il n’y a pas de martien dans le monde ?

Il y a plusieurs pays dans le monde.

Journal

Dimanche 29 janvier, je suis resté chez moi à lire avec un bon feu de cheminée.

Jeudi 26 janvier, ma voiture me fait des misères avec les phares, ils ne veulent plus s’éteindre, j’ai débranché la batterie.

Il y a il n’y a pas, journal

Nono

Lundi 30 janvier 2012

En Suisse il y a de la neige.

Au Cap-Vert il y a de la neige.

Chez moi il y a quatre personnes.

Chez moi il n’y a pas huit personnes.

Dans mon village il n’y a pas beaucoup d’habitations.

Dans mon village il y a beaucoup d’habitations.

Dans mon pays il n’y a pas beaucoup de travail.

Dans mon pays il y a beaucoup de travail.

Dans le monde il y a des gens sincères.

Dans le monde il n’y a pas de gens sincères.

Journal

Lundi 23 janvier : je ne me rappelle plus ce que j’ai fait.

Mardi 24 : j’ai travaillé toute la journée.

Mercredi 25 : j’avais congé et je me suis reposée.

Jeudi 26 : je suis partie à Lausanne toute la journée.

Vendredi 27 : j’ai fait le ménage le matin et j’ai travaillé l’après-midi.

Samedi 28 : je suis partie à Paris chez ma cousine.

Dimanche 29 : je suis rentrée fatiguée.

Il y a il n’y a pas, journal

Farmer

Lundi 30 janvier 2012

Dans mon pays, il y a une agriculture efficace mais mal comprise par le gros de la population. Il n’y a pas beaucoup de ressources naturelles, ce qui nous pénalise.

Dans mon village, il y a beaucoup d’habitants. Il n’y a plus de poste ni de banque, tout a été groupé vers les grandes villes.

Dans le monde il y a beaucoup de pauvreté, il n’y a pas de nourriture pour tout le monde.

Journal

Dimanche 29 janvier : le matin debout 4h45 fini 8h45 vêlage pendant la nuit, après petit-déjeuner repos, ensuite petite engueulade avec ma femme, et l’après-midi via le centre thermal en famille jusqu’à 17 heures et ensuite je suis aller aider l’employé et mon père à la ferme car nous avons eu beaucoup de vêlages, le soir je suis allé chercher mes filles pour les mettre au lit.

Samedi 28 janvier : le matin debout 4h45 fini huit heures, après bossé à la ferme jusqu’à douze heures, l’après-midi je suis allé faire du ski à Mauborget en famille car il y avait les nocturnes jusqu’à vingt-deux heures, après nous avons bu un verre de rouge avec des copains. Nous sommes rentrés à vingt-trois heures trente, et nous avons mangé quelque chose avant d’aller nous coucher.

Vendredi 27 janvier : le matin toujours même programme, ensuite j’ai paillé les logettes et préparé l’écurie pour le week-end.

Jeudi 26 janvier : nous sommes allés au marché à Moudon où nous avons mené une génisse pour la vendre à la boucherie car elle ne portait pas, à midi nous avons mangé une fondue en présence du taxateur Monsieur F. et de son peseur, le soir nous sommes rentrés pour soigner nos bêtes.

Mercredi 25 : Nous sommes allés à la vigne toute la journée.

Mardi : soigner le matin.

Rue du Collège

Rue du Collège

n°3  marché de Noël Stuttgart Jean-Louis voyages novabus.

n°5 le pain de notre boulanger la signature de l’artisan véritable baguette vaudoise de tradition.

n°6 la Fontaine boxer bière la bière romande de qualité

frappé fraise mocca vanille chocolat coco.

Défense de laver dans ce bassin et d’en salir l’eau amende Fr 3 direction de police municipale.

En cas d’absence veuillez vous adresser à côté.

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Ici Berlin centre d’adaptation de lentilles de contact entrée.

Fin de la zone piétonne.

Publicité non désirée.

Rue du Collège

Boubi

Lundi 23 janvier 2012

Rue du Collège

N° 11. Tous les soirs crêpes à gogo. Tous les jours menus et salades.

Je pense que ce style de restauration doit être fort profitable pour les patrons d’un tel commerce. Les crêpes y sont vendues entre dix et quinze francs, pour de la farine, du lait et des oeufs, un peu de fromage de la sauce tomate, je serais curieux qu’un magazine comme Bon à savoir se penche sur le prix de revient d’un tel repas. Le magazine Bon à savoir avait calculé le prix de revient d’une pizza avec du jambon de Parme, elle coûte cinq francs maximum. Dans la conjoncture actuelle qui se trouve difficile, ce bizness est bien payé. Peut-être qu’en baissant leurs prix, ils se verraient plus remplis. En vendant la marchandise moins chère mais avec plus de personnes, leur chiffre d’affaires serait bien meilleur il me semble.

Rue du Collège

Nono

Lundi 23 janvier 2012

Rue du Collège

N°3  marché de Noël Stuttgart Jean-Louis Voyages Novabus

Un jour ma soeur et moi nous pensons à partir en Allemagne au marché de Noël avec l’agence Novabus. On est parti le vendredi après-midi. Nous sommes rentrées le dimanche matin. On a acheté des bougies des cartes et les décorations de Noël.

Ces deux jours se sont bien passés, le conducteur du bus était sympa et les passagers aussi. On a fait un agréable voyage. Je crois qu’on va le faire encore l’année prochaine.

Rue du Collège

Farmer

Lundi 23 janvier 2012

Rue du Collège

Ici Berlin centre d’adaptation de lentille de contact. Entrée.

ça me rappelle un voyage que nous avons organisé avec des copains. Nous avons décidé de partir à Berlin parce que le mur de l’est venait de tomber. c’était au mois de novembre 1989, j’avais exactement dix-neuf ans et mes copains par-là autour. Nous sommes un peu partis sur un coup de tête, sans préparation nous n’avions pas réservé d’hôtel, juste nos billets de train. Nos parents nous ont amenés au départ du train d’Yverdon, ensuite armes et bagages, bouteilles de Bonvillars, nous montâmes dans le train en direction de Berlin. Ce que je me rappelle vraiment c’est que nous avons bien fait la noce pendant le trajet, je crois qu’il y a jusqu’à Berlin environ mille deux cents kilomètres, c’est approximatif de ma part. Arrivé sur place c’était un vendredi, nous avons visité l’Allemagne de l’est, c’était impressionnant de passer d’un côté de l’autre, on aurait dit qu’il y avait cent ans de différence. Ensuite le soir à l’ouest, nous sommes allés en métro au centre-ville pour manger et faire la fête et draguer les filles car nous étions là aussi pour cela. Après une soirée bien arrosée sans oublier le trajet, nous commencions à être très fatigués, nous avons commencé à chercher un hôtel, mais il y avait tellement de monde que c’était impossible de trouver un endroit pour dormir, nous sommes allés voir à la gare mais tout était plein, les gens dormaient à même le sol car c’est le seul endroit où c’était chauffé. Pour finir autour de deux heures du matin nous nous sommes enfilés dans un cinéma porno, car il tournait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C’était un peu bruyant mais nous étions tellement fatigués que nous avons tous dormi environ quatre heures. Par la suite nous sommes allés au Mac Donald. Enfin ce voyage m’a marqué, parce que si vous n’avez pas d’endroit pour dormir et que vous vous trouvez dans une grande ville, ça n’est vraiment pas évident car vous avez cette sensation d’être abandonné et seul, par exemple même les couloirs d’immeubles ne sont pas accessibles à la population.

Les années

Boubi

Lundi 16 janvier 2012

En 2009 : je courais  d’emploi en emploi.

En 2008 : obtention du brevet de plongée P3 fédération CMAS.

En 2006 : fin des travaux extérieurs de terrassement, avec le goudronnage du terrain d’accès.

En 2005 : j’ai fini de réaliser les meubles de la salle de bain du premier étage.

En 2004 : avec ma femme nous finissons les peintures et la pose des papiers-peints.

En 2003 : rien à dire.

En 1987 : ma femme me fait comprendre qu’il me faut arrêter le sport de compétition pour être disponible pour ma famille.

En 1986 : nous habitons au centre de Genève, je ne supporte plus le bruit de la ville.

En 1985 : je me suis fait incorporer dans le bataillon des fusiliers de montagne volontaires.

Les années

Nono

Lundi 16 janvier 2012

En 1986 j’ai fêté mes dix-neuf ans.

En 1987 j’étais demoiselle d’honneur au mariage de ma voisine.

En 1988 j’ai donné des cours d’alphabétisation.

En 1989 je suis allée faire un petit tour de bateau dans les îles du Cap-Vert.

En 1990 je suis partie du Cap-Vert.

En 1991 j’ai travaillé comme fille au pair en Suisse.

En 1992 je suis partie au Portugal.

En 1993 j’ai commencé à travailler dans un restaurant au Portugal.

En 1994 j’ai changé de travail toujours au Portugal.

En 1995 je suis encore rentrée en Suisse.

En 1996 je me suis mariée.

En 1997 ma fille aînée est venue au monde.

En 1998 j’ai fêté son anniversaire.

En 1999 j’ai voyagé au Cap-Vert.

En 2000 j’ai commencé à travailler au hypermarché  Casino, en Chamard.

En 2002 ma petite dernière est venue au monde.

En 2003 on a fêté ses un an.

En 2004 je me rappelle que je n’avais plus de travail.

En 2005 je suis allée pour la première fois à la montagne.

En 2006 j’ai arrêté de travailler à Casino.

En 2007 j’ai perdu ma grand-mère.

En 2008 j’ai commencé à travailler à la Coop d’Yverdon.

En 2010 j’ai perdu mon papa et ma maman et aussi un de nos collègues de cours.

En 2011 j’ai souhaité faire un voyage en Amérique.

Lire

Boubi

Lundi 9 janvier 2012

Un jour de lecture

Un jour je me trouvai dans mon salon avec le livre que j’ai reçu à Noël.

Ce livre parle de plongée extrême au Grand Nord. Dans ce livre six explorateurs font une expédition de quarante jours en ski avec tout leur matériel, les tentes, leurs habits personnels, le matériel de plongée, les compresseurs, le matériel de photographie et la nourriture lyophilisée. Tout au long de cette lecture, je m’occupe de ravitailler le feu de la cheminée, ma femme se trouve à mes côtés avec son livre qui parle de la littérature française. Ma lecture me passionne, au point qu’il m’arrive d’oublier de ravitailler le feu.

Je conseille ce livre à toute personne adepte de belles images. La plongée sous glace est pour moi un objectif de vie pour le futur.

« On a marché sous les pôles », Ghislain Bardout et Emmanuelle Périé, Chêne, 2011

Lire

Nono

Lundi 9 janvier 2012

Je suis chez moi en train de lire un livre de l’histoire d’une fille très pauvre qui est devenue un mannequin très connu. Elle s’appelle Waris. Cette fille elle est née dans une famille somalienne. Un jour son père voulait lui faire faire un mariage arrangé avec un vieux monsieur. Elle n’était pas d’accord, elle a fui de la maison au milieu de la nuit dans le désert de Somalie sans destination. Quand elle est partie elle n’a pas eu le temps de prendre à manger et à boire donc elle avait faim et soif. Elle était très fatiguée.

« Fleur du désert », Waris Dirie et Cathleen Miller, J’ai Lu

Lire

Farmer

Lundi 9 janvier 2012

Je me trouve dans le train en direction de Brest via Paris, je vais trouver ma soeur Christine et mon beau-frère Yvan en Bretagne. Je suis en vacances pour deux semaines, j’ai organisé avec le personnel le travail à la ferme, j’espère que tout va bien se passer car avec le bétail il y a toujours des surprises.

En direction de Paris j’ai sorti un livre qui s’appelle PLM. C’est un livre qui permet aux professionnels du lait d’acquérir d’autres connaissances que sa propre ferme, c’est un mélange d’idées de producteurs de tous horizons, Europe Brésil Pays de l’Est Amérique Canada Russie. Vu que ma ferme est dirigée production de lait je suis vraiment intéressé par cette production. Dans cette série on parle principalement du prix du lait et des coûts de production au litre de lait. Les coûts de production varient énormément d’une ferme à une autre et d’un pays à l’autre, cela dépend de l’année de construction, si la ferme est amortie ou pas, de la surface fourragère, de la qualité des fourrages, de la machinerie, de la main d’oeuvre et de l’efficacité alimentaire.

J’arrive à Paris, il faut que je prépare mes affaires car je dois changer de gare, ensuite je pars en direction de Brest. Le changement de gare effectué me voici dans le TGV. Je peux reprendre ma lecture, j’ai environ encore cinq heures de train. Une fois les coûts de production terminés, j’ai lu différentes situations d’agriculteurs de France, car la France est un des pays les plus producteurs d’Europe.

Blanca

Aujourd’hui Mardi 20 décembre 2011 la neige tombe sur Yverdon-les-Bains ; je viens d’apprendre la disparition de Blanca.

Blanca, j’ai fait sa connaissance l’hiver dernier à l’occasion d’une séance d’écriture à l’association Lire et Ecrire. Ce jour là,  jeudi 27 janvier 2011, je me souviens que Blanca a composé un poème qui exprime remarquablement son goût du jeu, de la poésie, de la fantaisie, et son envie d’écrire le présent comme les souvenirs. Aussi me suis-je réjoui cet été au détour d’une de ces rues d’ Yverdon qu’elle aimait arpenter, quand elle m’annonça son inscription à l’atelier d’écriture à partir de la prochaine rentrée.

Depuis fin septembre, nous nous sommes donc retrouvés chaque lundi ou presque. Blanca aimait raconter, partager, écouter. A l’écrit, pour ponctuer ses phrases, elle utilisait souvent le point-virgule ; comme pour exprimer, me semble-t-il, le sens particulier de la nuance avec lequel elle avait l’habitude de commenter les aléas  de la vie.

Aujourd’hui, en relisant ces textes, qu’elle aurait souhaité je pense vous transmettre,  je m’aperçois que le mot :

blanc

est le dernier mot que Blanca a écrit.

Renaud Schaffhauser

Photos

Blanca

Lundi 12 décembre 2011

Je vais raconter les histoires de trois photos qui ont été faites en 1968 au Chili et en 1975 en Suisse.

Dans la photo numéro 1 en 1968 j’étais apprentie à l’école médicale. Je suis très fière car je suis à côté de la princesse Liliane de Belgique.

Sur la deuxième photo je suis avec un groupe de dames de la Croix-Rouge de Santiago. On donnait à manger à des enfants dans la rue ! En 1970.

Photo numéro 3. A Genève, notre arrivée en Suisse avec la Croix-Rouge en 1975. Il y a beaucoup de monde et des journalistes très beaux et blonds et blancs.

Je suis née

Marie-Thérèse

Lundi 12 décembre 2011

Je suis née le 10 septembre 1970. Je suis née en Afrique au Cameroun dans la ville de Yaoundé. Ma mère a accouché de sept enfants et l’aîné est mort à l’âge de trente-et-un an. Nous sommes restés à six enfants…

Arrivée en Suisse

Nono

Lundi 12 décembre 2011

Mon arrivée en Suisse

Mon arrivée en Suisse c’était formidable, d’un côté j’étais triste parce que j’avais quitté ma famille, de l’autre j’étais contente parce que je venais de découvrir un pays merveilleux.

Quand je suis arrivée en Suisse c’était au mois d’octobre 1990, un samedi en fin d’après-midi. Il ne faisait déjà pas chaud mais je n’avais pas de jaquette ni de chaussures fermées. Mon beau-frère et ma soeur étaient venus me chercher à l’aéroport de Genève, ils m’ont emmenée chez eux. Le lendemain ma soeur a commencé à m’expliquer qu’ ici en Suisse il faut porter des habits chauds, qu’il faut mettre un collant, des bottes, un pull. Là, j’ai commencé à réfléchir au fait que mes habitudes de chez-nous allaient me manquer.

Plongée sous-marine

Boubi

Lundi 12 décembre 2011

Pendant mes vacances d’octobre je me suis octroyé trois plongées. La première se passa au large de l’île de Gozo. Au matin le plongeur et moi-même nous embarquâmes sur un zodiaque qui nous mena au large. Après une demi-heure de bateau nous nous trouvâmes sur les lieux de la plongée, dans le grand bleu. Les poissons nous entourèrent en faisant des cercles. Après vingt-cinq minutes de plongée à cinquante mètres de profondeur nous sommes remontés pour effectuer les paliers de décompression. Pour ce qui est de cette plongée nous nous étions rendus sur un site où le moniteur nous avait proposé d’aller visiter un ferry à cinquante-trois mètres de profondeur. La visite du ferry dura dix-huit minutes, avec une surprise ! Au détour d’une paroi du ferry, je me suis trouvé nez-à-nez avec un octopus de deux mètres de longueur qui s’agrippa sur mon torse. Au fur et à mesure, la pieuvre se trouva très bien contre moi. Je lui caressai avec mon index entre les deux yeux, elle fut comme hypnotisée dans mes bras. Que du bonheur ! Pour un peu elle serait venue avec moi sur le rivage.

Chambre

LA VIE MODE D’EMPLOI

Georges Perec

Chapitre LVII

Madame Orlowska  ( Chambres de bonne, 11 )

(…)

 La chambre est toute petite et bien rangée. A gauche, collé contre la cloison, le lit, une banquette étroite garnie de quelques coussins, sous laquelle ont été aménagés des tiroirs; puis une table en bois blanc avec une machine à écrire portative et divers papiers, et une autre table, plus petite encore, pliante, en métal, supportant un camping-gaz et plusieurs ustensiles de cuisine.

 Contre le mur de droite il y a un lit à barreaux et un tabouret. Un autre tabouret, à côté de la banquette, remplissant l’espace étroit qui la sépare de la porte, sert de table de nuit: y voisinent une lampe au pied torsadé, un cendrier octogonal de faïence blanche, une petite boîte à cigarettes en bois sculpté affectant la forme d’un tonneau (…).

 Le sol est couvert d’un linoléum rouge sombre. Les murs, garnis d’étagères où sont rangés les vêtements, les livres, la vaisselle, etc, sont peints en beige clair. Deux affiches aux couleurs très vives, sur le mur de droite, entre le lit d’enfant et la porte, les éclairent un peu : la première est le portrait d’un clown, avec un nez en balle de ping-pong, une mèche rouge carotte, un costume à carreaux, un gigantesque noeud papillon à pois et de longues chaussures aplaties. La seconde représente six hommes debout les uns à côté des autres : l’un porte toute sa barbe, une barbe noire, un autre a une grosse bague au doigt, un autre a une ceinture rouge, un autre a des pantalons déchirés aux genoux, un autre n’a qu’un oeil ouvert et le dernier montre les dents.

Quand on lui demande quelle est la signification de cette affiche, Elzbieta Orlowska répond qu’elle illustre une comptine très populaire en Pologne, où elle sert à endormir les petits enfants :

   – J’ai rencontré six hommes, dit la maman.

   – Comment sont-ils donc ? demande l’enfant.

   – Le premier a une barbe noire, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il ne sait pas se raser, pardi ! dit la maman.

   – Et le second ? demande l’enfant.

   – Le second a une bague, dit la maman.

   – Pourquoi? demande l’enfant.

   – Parce qu’il est marié, pardi ! dit la maman.

    – Et le troisième ? demande l’enfant.

   – Le troisième a une ceinture à son pantalon, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce que sinon il tomberait, pardi ! dit la maman.

   – Et le quatrième ? demande l’enfant.

   – Le quatrième a déchiré ses pantalons, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il a couru trop fort, pardi ! dit la maman.

   – Et le cinquième ? demande l’enfant.

   – Le cinquième n’a qu’un oeil d’ouvert, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il est en train de s’endormir, comme toi, mon enfant, dit la maman d’une voix    

     très douce.

   – Et le dernier ? demande en murmurant l’enfant.

   – Le dernier montre les dents, dit la maman dans un souffle.

   Il ne faut surtout pas dire que le petit enfant demande alors quoi que ce soit, car s’il a le    

     malheur de dire : 

   – Pourquoi ?

   – Parce qu’il va te manger si tu ne dors pas, pardi ! dira la mère d’une voix tonitruante.

Chambre

Blanca

Lundi 5 décembre 2011

Description de ma chambre

(à Santiago du Chili)

Ma chambre était au deuxième étage dans une vieille maison, mon lit en métal avec des couvertures en laine, des draps en coton qui étaient très froids en hiver. Cette chambre elle était petite, il y avait un tapis rouge, une petite armoire et une table pour poser mon sac d’école. Dans le toit il y avait une grande fenêtre où parfois je regardais les étoiles.

Ma mère nous faisait répéter la prière avec le chapelet le soir avant d’aller au lit. Mon papa nous chantait des chansons de l’armée.

Chambre

Farmer

Lundi 5 décembre 2011

La chambre

Quand j’étais petit, avec mes frères et soeurs, nous avions trois chambres pour quatre personnes. Mes deux soeurs avaient leurs chambres à elles toutes seules, moi et mon frère partagions la même chambre. Il y avait deux lits avec une armoire pour les livres. Les habits étaient dans le corridor, et mes parents avaient leur chambre un peu plus loin. Nous étions assez coincés ! Mais c’était sympa. Ce qui m’a dérangé par la suite, c’est que j’avais pas mal de différence d’âge avec mes frères et soeurs et par la suite je me suis retrouvé tout seul ! Je me suis vraiment ennuyé de mes soeurs, mais moins de mon frère parce qu’il travaillait sur la ferme, la grande de mes soeurs est partie en France, en Bretagne, et la petite Chantal est partie à Vevey. Voilà un peu l’histoire de la famille et de notre habitat.

Mon père me racontait tous les soirs ou presque la même prière. Notre père qui est aux cieux , que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne-nous notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du mal car c’est à toi qu’appartient le règne la puissance et la gloire au siècle des siècles. Amen.

Chambre

Nono

Lundi 5 décembre 2011

Une chambre

Je me rappelle quand j’étais petite que nous devions partager la même chambre moi et mes soeurs. C’était très difficile parce qu’on avait le matériel scolaire, les habits, la chambre elle était serrée, quand il y en a une qui range il y en a une autre qui dérange, on se chicanait tout le temps. Cette chambre avait un lit, un miroir et une petite table,  une porte mais pas de fenêtre.

Ma mère nous racontait des histoires des fois le soir d’une dame qui appelait un monsieur d’un petit nom et le monsieur ne voulait pas qu’elle l’appelle comme ça, mais la dame continua et le monsieur jeta la dame dans la mer. La dame ne pouvait plus  parler mais continuait en faisant des gestes.

Chambre

Boubi

Lundi 5 décembre 2011

Ma chambre d’enfant

La chambre, en ouvrant la porte sur la droite la poignée butte contre le mur, nous-nous trouvons de suite face au bureau de mon frère, à la suite de celui-ci on tombe sur  mon  frère  encore  couché  à dix heures du matin,  derrière  son lit le  radiateur

au-dessus une longue fenêtre, en continuant sur la gauche une armoire avec deux penderies.

A la suite mon lit avec au-dessous mes Légos rangés dans des barriques à lessive, accolé à mon lit un bureau fabriqué par mon père, il se constituait de deux corps un large qui me servait de bureau un autre en hauteur moins large pour mes livres, le tout fixé par des pontelles de chantier qui reposaient sur le sol et au plafond, le tout était peint en vert. Notre chambre était de plain-pied et nous donnions sur un parc où les enfants de l’immeuble jouaient à toutes sortes de jeux, la fôret sur la droite nous faisait apercevoir un petit ruisseau.

Je me souviens peu de comptines dites par mes parents, il leur arrivait de nous lire des livres de Martine des Schtroumfs et de Lucky-Luke ou d’Asterix.

La comptine qui me revient est une chanson de Monsieur Henri Salvador c’est une chanson douce que me chantait ma maman.

Je me souviens

Farmer

Lundi 28 novembre 2011

Je me souviens d’un vêtement ou d’un accessoire

Je me souviens au militaire quand j’ai touché mes habits.

Je me souviens d’avoir reçu au football pendant un match le brassard de capitaine.

Je me souviens d’avoir touché pendant l’école mes nouvelles chaussures de foot.

Quand je suis arrivé à l’école de recrues à Bière c’était en automne, il ne faisait pas très chaud, nous nous sommes rassemblés dans la cour, nous étions une centaine, ensuite nous nous sommes répartis en plusieurs groupes, environ quinze personnes par groupe. Dans le groupe avec qui j’étais nous sommes passés en premier les uns derrière les autres pour toucher nos vêtements, chaussures, sac, veste, souliers, pantalons, et d’autres vêtements ainsi que du matériel. L’arme dans laquelle je m’étais engagé est la mitrailleuse, j’ai pu faire beaucoup de connaissances et nous avons fait une bonne école de recrues. Concernant les habits, il y en avait pour le combat couleur forêt, avec les habits de pluie, ensuite pour le travail interne nettoyage de la caserne et des armes, ceux-ci étaient de couleur grise. Après il y avait la tenue pour la formation sur les armes ou les déplacements qui était de même couleur que la tenue de combat. La dernière tenue c’est la tenue de sortie, celle-ci est de couleur grise assez élégante tout en restant militaire. Le gros défaut de toutes ces tenues, c’est que l’on passait au biribi, cela consistait à être dans la cour en général en tenue de sortie, ensuite le commandant nous disait que le travail durant la journée n’avait pas été fait correctement. Alors d’un ordre énergique changement de tenue, tenue bleue c’est la tenue de travail trois minutes, si nous étions de nouveau en retard on recommençait jusqu’à ce qu’on arrive dans les temps ! Cela était vraiment difficile pour les nerfs.

Je me souviens

Marie-Thérèse

Lundi 28 novembre 2011

Je me souviens de mon arrivée en Suisse

Quand je suis arrivée en Suisse c’est mon frère qui m’avait accueillie, il habite à la vieille ville de Lausanne. Le même jour il m’avait emmenée dans les magasins, j’ai été surprise de voir beaucoup de choses et propres, ça m’avait étonnée de voir toutes ces choses-là, les habits et les chaussures et les appareils. Et moi il me manquait tout, je n’avais pas l’argent pour acheter les choses que je voyais. C’est là que j’ai commencé à avoir des soucis !

Je me souviens

Boubi

Lundi 28 novembre 2011

Je me souviens d’un vêtement ou d’un accessoire

Ma grand-mère travaillait dans un grand magasin qui s’appelait …, elle a commencé comme vendeuse au rayon des jouets, au fil de ses années de travail elle a gravi les échelons de la hiérarchie jusqu’à devenir cheffe de rayon. Au fil de ces années elle voyageait dans le monde entier pour trouver des jouets originaux pour sa filiale. Mon frère et moi nous bénéficiions de ses trouvailles et rendions nos amis jaloux. Ma grand-mère habitait à Neuchâtel où je passais la plupart des vacances scolaires, elle nous gâtait beaucoup avec de petites choses, comme par exemple le choix des repas. Le matin nous nous réveillions au chant du coq pour partir en forêt, pour faire des promenades, nous faisions le pic-nique sur place. Le soir venu nous rentrions à l’immeuble où elle habitait. Avant le souper ma grand-mère tricotait des chaussettes ou des pulls. Un soir de vacances je lui ai commandé une écharpe aux couleurs du Genève Servette HC, un pull qu’elle fit avec une laine blanche avec des manches en forme de chauve-souris, je l’ai reçu pour mon anniversaire, il était d’une originalité incroyable. Que tu me manques ma chère grand-mère Berte aux longs pieds je t’embrasse affectueusement, Boubi.

Liste

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse, au fond du coeur.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

25.   Oiseaux

J’aime beaucoup le perroquet, bien que ce soit un oiseau des pays étrangers. Tout ce que les gens disent, il l’imite.

J’aime le coucou, le râle d’eau, la bécasse, l’étourneau, le gobe-mouche.

Le moineau à tête rouge.

La mouette.

La voix de l’oie sauvage est d’une mélancolie délicieuse quand on l’entend dans le lointain.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

27.   Insectes

Le criquet à sonnettes, le criquet des pins, la sauterelle tisserande, le papillon, la libellule, la luciole.

La phalène est très jolie et charmante. Lorsqu’on approche la lampe tout près, pour lire un roman, qu’elle est gracieuse quand elle passe, en volant, devant le livre!

29.   Cascades   

28.   Rivières  

32.   Villages  

33.   Herbes

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

82.   Choses qui ne servent plus à rien, mais qui rappellent le passé

98.   Ecrits

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.   


Liste

Blanca

Lundi 21 novembre 2011

Liste

1   Des vacances

2   Finir l’année 2011 en bonne santé

3   Apprendre à lire et à écrire

4   Parler des bonnes choses ou des belles histoires

5   Faire la fête

6   Aller manger au restaurant

7   Retrouver nos amies du temps passé

8   …

9   Ecouter la musique toute la journée

Liste de choses que j’aimerais écrire

1) des mots ou une histoire

Je rêve des choses impossibles, car tout à changé avec l’Histoire de l’Homme et ses inventions…

Liste

Farmer

Lundi 21 novembre 2011

Une liste de choses à visiter dans la région

Le château de Grandson, qui fait partie de notre passé historique.

La route romaine. Identique.

Le Creux du Van qui se situe entre Vaud et Neuchâtel.

Le Chasseron qui est la pointe du Jura (sommet).

La cave de Bonvillars, qui est une cave coopérative.

A Grandson l’église catholique.

A Grandson la Maison des Terroirs.

Les grottes de Vallorbe.

Le château à Yverdon.

La route qui va de Yverdon à Yvonand avec ses chemins pédestres,  et sans oublier la roselière qui est la plus grande de Suisse. Il paraît qu’elle serait infectée de crocodiles.

Le musée des boîtes à musique de Sainte-Croix.

Les gorges de Covatagne.

L’Arnon, qui est une magnifique rivière située entre Vuiteboeuf et La Poissine, mais le départ est la gorge de Covatagne.

Liste

Marie-Thérèse

lundi 21 novembre 2011

Liste

Je pars dans le magasin pour acheter les choses qui me manquent à la maison. J’ai acheté les haricots et les poissons et le riz et un légume qui est très joli et les fruits les mangues et kiwis et bananes oranges et pommes.

Choses que je voudrais écrire

J’aime lire la bible parce que j’aime le nom de Jésus.

Liste

Nono

Lundi 21 novembre 2011

Listes

Aujourd’hui j’aimerais faire une robe pour ma fille. Voilà la liste, le tissu, fil, bouton, et le ruban.

J’aime les animaux domestiques comme poule, coq, lapin, et aussi les animaux de compagnie : comme chien, chat etc…

Commissions

Je veux faire la liste des commissions pour toute la semaine, brocoli, épinards, poireaux, chou-fleur, haricots, thon, côtelettes, viande hachée de boeuf, fromage, farine, pommes, kakis, bananes.

Choses que j’aimerais écrire

Mon arrivée en Suisse.

Mes vacances au Cap-Vert.

Passer l’hiver en Suisse.

Zone

Farmer

Lundi 14 novembre 2011

Photo n°1

Te voici dans la salle de traite debout avec ton tablier, tes bottes et tes salopettes. Tu es en train de traire une superbe Holstein qui donne cinquante-trois litres de lait.

Photo n°2

Te voici en vacances chez ta soeur en Bretagne, tu vas pouvoir te reposer et prendre du temps pour toi. La mer est magnifique.

Photo n°3

Tu es avec tes filles au bord du lac, tu vas leur apprendre le ping-pong, malheureusement Alexandra n’arrive pas au niveau de la table.

Journal

Lundi 14 novembre: le matin j’ai mené du lisier, tout le matin, et l’après-midi je suis allé à l’assemblée du moulin. Nous avons fini de débattre à dix-sept heures trente.

Dimanche 13 novembre: je me suis levé à cinq heures du matin, ensuite nous avons fini la ferme à neuf heures, et nous sommes allés déjeuner. Ensuite j’ai dormi un petit moment, et je suis aller voter. Après-midi, promenade avec mes filles.

Samedi 12 novembre: nous avons paillé les logettes et l’après-midi nettoyé les génisses.

Vendredi 11 novembre: nous sommes allés chez UMATCC pour négocier une réparation sur mon tracteur viticole.

Jeudi 10 novembre: assemblée du moulin et mené du fumier.

Mercredi 9 novembre: mené du fumier.

Mardi 8 novembre: assemblée de la FSPC.

Lundi 7 novembre: assemblée de PSL.

Dimanche 6 novembre: dormi le matin, et l’après-midi promenade avec Céline et Alexandra.

Zone

Nono

Lundi 14 novembre 2011

Photo n°1

Tu es ici dans ton jardin en train de boire avec une amie, cet été 2011. A gauche de l’image, on voit le cabanon qui sert à ranger des outils de jardin et la vaisselle, les boissons, etc. Dans le jardin il y a des légumes, choux, salades, tomates, haricots.

Photo n°2

Tu es en train de jouer au ballon avec ta fille. Ta fille a neuf ans, c’est en 2002 à Yverdon.

Photo n°3

Tu es en train de voyager avec ton mari. Tu es à l’aéroport de Genève, pour aller au Cap-Vert.

Journal

Dimanche 13 novembre:  j’ai dormi jusqu’à dix heures, après j’ai préparé le dîner, nous dînons, ensuite nous allons marcher au bord du lac.

Samedi 12 novembre: je me suis levée le matin, j’ai préparé le déjeuner après j’ai fait un peu de ménage, ensuite j’ai travaillé jusqu’à cinq heures.

Vendredi 11 novembre: j’emmène ma fille à l’école après je prépare le dîner comme d’habitude, l’après-midi je repasse des habits.

Jeudi 10 novembre: j’ai travaillé toute la journée.

Mercredi 9 novembre: le matin j’avais fait un peu de gym,  l’après-midi j’étais à Lausanne chez ma cousine.

Mardi 8 novembre: j’ai travaillé toute la journée.

Lundi 7 novembre: j’étais chez le dentiste, après je n’ai pas fait grand-chose.

Zone

Boubi

Lundi 14 novembre 2011

Photo n°1

Tu te vois en train de plonger à Gozo, à cinquante mètres de profondeur, les poissons entourent les deux plongeurs de la palanquée.

Photo n°2

Tu te promènes sur le sentier de la route romaine qui  mène à Vuiteboeuf. Sur sa route il rencontre deux bouquetins qui prennent peur à son passage, un peu plus bas un écureuil fuit dans un frêne, ce qui finit par faire tomber les dernières feuilles de l’arbre.

Photo n°3

Tout jeune il prenait son sac de hockey sur son vélo pour se rendre à ses entraînements, après une heure et demi il remontait sur son vélo pour quarante-cinq minutes. Dans la montée le poids du sac se fait sentir, avec la canne entre les jambes il a de la peine à pédaler.

Journal

Dimanche 13 novembre: ma femme et moi nous sommes allés aux bains d’Yverdon, pendant trois heures.

Samedi 12 novembre: j’ai fini de retourner le potager, puis j’ai rangé la serre à la cave.

Lundi 7 novembre: pour mon jour de congé, j’ai démonté la serre du jardin.

Zone

Blanca

Lundi 14 novembre 2011

Photo n°1

Je suis au jardin d' »Appartenances », en 2009, en train d’arroser les légumes et les roses.

Photo n°2

Je suis à la maison au salon avec ma meilleure copine, on parle de nos familles, on écoute de la musique, on boit du thé et …

Photo n°3

Un samedi, on se promène vers le lac, à Puerto-Mont, je vois les bateaux du sud-Chili.

Journal

Dimanche 13 novembre: je suis allée à la messe à l’église catholique.

Samedi 12 novembre: on est allés à Lausanne pour Lire et Ecrire.

Vendredi 11 novembre: je suis allée boire le thé avec le groupe.

Jeudi 10 novembre: commissions.

Mercredi 9 novembre: je n’ai rien fait.

Cortège

Blanca

Lundi 7 novembre 2011

Quand je suis seule

Quand je suis seule à la maison ou à la campagne, tout ça dépend, si c’est à la maison je parle toute seule en arrangeant des doutes avec moi-même; des doutes dans ma vie, d’autre part j’écoute de la musique folklorique et je chante. A la maison.

A la campagne je parle toute seule de tout ce que j’ai vécu dans mon enfance, les fleurs, les petites bêtes…

Surprise

Pendant mon voyage au Chili j’ai trouvé toutes sorte de changements, la ville très propre, les magasins pleins de marchandises. Les gens parlaient toute la journée de politique, les femmes pleuraient pour Kadhafi!

Dimanche 6 novembre: on se repose toute la journée avec la visite de la petite famille à la maison, le soir comme d’habitude vers dix-huit heures, une petite promenade à la gare.

Samedi 5 novembre: on mange en famille avec notre petite-fille, l’après-midi nous sommes au magasin pour faire les commissions.

Vendredi 4 novembre: j’ai fait le ménage toute seule comme d’habitude.

Jeudi 3 novembre: je me repose et regarde la télévision.

Mercredi 2 novembre: je suis allée contrôler mon pied à l’hôpital.

Mardi 1 novembre: je n’ai rien fait car j’étais très fatiguée.

Lundi 31 octobre: j’étais toute la journée fatiguée et très troublée de mon voyage car j’ai eu des surprises de toutes sortes.

Cortège

Nono

Lundi 7 novembre 2011

Quand je suis seule

Quand je suis seule j’aime bien écouter la radio « Nostalgie » et faire un peu de yoga des fois je lis des livres des histoires vraies, ou je fais des arrangements dans l’appartement.

Une surprise

« Surprise », c’est le mot que j’aime bien entendre. C’est quelque chose que j’aime faire aux gens, ou à mes enfants pour les anniversaires, pour une fête ou pour une occasion spéciale. Aussi j’aime bien que quelqu’un m’en fasse.

Dimanche 6 novembre: je suis allée me promener au bord du lac avec ma fille et mon mari, après nous sommes allés à la prière à l’église de Grandson.

Samedi 5 novembre: le matin j’ai préparé le déjeuner et après j’ai préparé le dîner on a mangé ensuite je suis allée travailler de treize heures à dix-sept heures.

Vendredi 4 novembre: le matin je fais un peu de ménage et le dîner, l’après-midi je travaille jusqu’à dix-neuf heures.

Jeudi 3 novembre: j’ai travaillé toute la journée.

Mercredi 2 novembre: le matin j’ai amené ma fille à l’école après j’ai préparé le dîner l’après-midi je suis allée à la rencontre des femmes avec la société « Appartenances » pour des activités d’animation après j’ai passé du temps avec ma fille.

Mardi 1 novembre: pas grand chose, je ne me rappelle presque pas.

Lundi 31 octobre: j’ai travaillé.

Cortège

Boubi

Lundi 7 novembre 2011

Quand je suis seul

Un jour

Un jour de grand calme à la maison

Je me suis décidé à prendre un bain

Pour que je puisse enfin me sentir bien

Moi qui ait connu le bien-être?

Me voilà bien au regard des autres.

Surprise

A Comino

Un jour ma femme et moi nous sommes partis pour faire un tour de l’île de Comino. Nous sommes partis de bon matin avec un soleil radieux, après deux heures de marche nous sommes arrivés au fort de surveillance de l’île de Comino. Ma femme et moi nous avons visité le fort. Au retour de notre promenade nous avons eu un orage avec des éclairs. En moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire, la pluie et la foudre nous tombaient dessus. Nous décidons de retourner au fort pour nous mettre à l’abri. Après une heure au fort l’orage est passé, nous pouvons enfin retourner à l’hôtel.

Dimanche 6 novembre: ma femme et moi nous sommes allés aux bains à Yverdon-les-Bains.

Samedi 5 novembre: je suis allé à Yverdon pour acheter des vis en inox.

Cortège

Farmer

Lundi 7 novembre 2011

Quand je suis seul

J’essaye de faire de la lecture. Je regarde la télé, je vais en visite chez Monsieur X, qui est un ami de longue date, nous buvons un café, ou un verre de rouge. Je n’aime pas trop être seul, alors je trouve toujours une occupation. Comme indépendant, il y a les factures, le courrier à regarder. Les journaux à lire.

En définitive être seul est intéressant, mais il faut sans cesse se trouver une occupation. .

Surprise

Gagner à l’euro-million: surprise!

J’investirais dans l’immobilier, aujourd’hui c’est une valeur sûre, environ quatre à douze-pour-cent de bénéfice, ensuite je paierais un grand voyage à mes parents, je rembourserais mes dettes, et je m’offrirais du bon temps. Mais vu que je ne joue jamais à l’euro-million, il n’y a pas de risque que je gagne un jour!

Dimanche 6 novembre: le matin je suis parti à cinq heures traire les vaches, j’ai fini autour de huit heures trente, ensuite j’ai dormi jusqu’à onze heures et l’après-midi j’ai fait de la lecture.

Jeudi 3 novembre: je suis allé transporter la betterave.

Mercredi 2 novembre: identique à jeudi.

Mardi 1 novembre: vidangé les tracteurs avec le personnel.

Lundi 31 octobre: nettoyé sur la dalle au dessus de la salle de traite

Cortège

Marie-Thérèse

Lundi 7 novembre 2011

Quand je suis seule

Quand je suis seule, j’essaye de lire et écrire et enfin je fais le nettoyage, après je me repose.

Je raconte une surprise

J’ai été surprise avec ma belle-mère. J’aimais aller lui faire un petit coucou et j’ai été surprise qu’elle ne m’aime pas. J’ai dit à mon mari: « ta maman ne m’aime pas, donc je ne pars plus là-bas. »

Dimanche 6 novembre: j’ai préparé des petits légumes.

Samedi 5 novembre: je suis partie me balader.

Vendredi 4 novembre: j’ai fait un menu africain.

Jeudi 3 novembre: j’ai mangé une salade de fruits.

Mercredi 2 novembre: je suis allée porter les pommes.

Mardi 1 novembre: j’étais fatiguée.

Lundi 31 octobre: j’étais partie chez mon amie.

Espèces d’espaces

Nono

Lundi 10 octobre 2011

J’habite dans une maison au nord de la France. J’ai un demi hectare de terrain. J’aime bien habiter dans un endroit qui a beaucoup d’espace, où l’on peut faire des choses qu’on ne peut pas faire quand on habite en ville.

Tout ça, c’est mon plan pour la retraite! Je pense que je vais avoir beaucoup de temps libre pour m’occuper du jardin, des fleurs, du gazon…

Dimanche 9 octobre: j’ai joué avec mes filles et je me suis reposée.

Samedi 8 octobre: je suis allée à la messe à Grandson.

Vendredi 7 octobre: j’ai travaillé toute la journée.

Jeudi 6 octobre: je suis allée me promener avec mon mari.

Mercredi 5 octobre: j’ai emmené ma fille à l’école.

Mardi 4 octobre: je ne me rappelle plus ce que j’ai fait.

Espèces d’espaces

Boubi

Lundi 10 octobre 2011

L’autre jour je me suis promené à Sainte-Croix en direction du Chasseron.

Cette promenade m’a apporté du plaisir,  je trouve ce lieu magnifique, toute cette verdure me procure une joie de vivre indescriptible.

Les arbres sont d’une couleur extraordinaire, ils passent du vert au roux. L’automne amène une luminosité féerique.

Les oiseaux chantent dans ce panache de couleurs, et sur une branche j’aperçois un écureuil qui grimpe et se cache dans le tronc de cet arbre.

Après un thé au restaurant du Chasseron, et une tarte aux pommes, toute ma famille redescend le sentier.

Trois heures aller et idem pour le retour en direction du village, que du bonheur, le soleil faisait partie de la journée.

Le soir venu nous avons soupé, un peu de télé une douche et au lit.

La nuit fut pleine de rêves, en rapport avec la journée passée.

Dimanche 9 octobre: lever à huit heures pour déjeuner.

Samedi 8 octobre: courses à la Coop pour le repas du dimanche en famille.

Mercredi 5 octobre: belle journée de travail rien à signaler.

Mardi 4 octobre: mon collègue est malade.

Lundi 3 octobre: une belle journée de congé à la maison.

Dimanche 2 octobre: toute la journée à peindre la chambre de mon fils.

Je suis née

Blanca

Lundi 3 octobre 2011

Je suis née le 15 janvier 1938, selon ce que mes parents m’ont dit ou raconté, à Coyhaique, un petit village. Je me souviens de mon père qui lisait le journal aux voisins du village, il  lisait que la guerre était finie, c’était en 1945. Nous avons fait la fête avec des grillades.

Après quelques mois nous les enfants nous avons été obligés d’aller à l’école.

En 1948 je me souviens de l’arrivée des allemands chez nous, quelle surprise! Car mes parents cultivaient la terre, plantaient des pommes de terre, du blé et des légumes.

Je suis née

Nono

Lundi 3 octobre 2011

Je suis née le 6 juin 1969 au Cap-Vert, dans un village qui s’appelle Ribeirào Manuel. Ma mère et mon père étaient déjà mariés depuis longtemps parce que moi, je suis la benjamine. Mes parents ont eu neuf enfants. Deux n’ont pas vécu longtemps, ils sont décédés quelques années plus tard. Tout ça c’est ma mère qui me l’a raconté, elle m’a dit qu’ils s’appelaient Jào et Joaquin, que Jào il était décédé à l’âge de seize ans et Joaquin à l’âge de neuf ans, donc je n’ai pas pu les connaître les deux, mais les autres sept sont vivants. Ils sont tous en Suisse, sauf un qui vit en Amérique.

Je me souviens

Nono

Lundi 26 septembre 2011

Je me souviens d’une ballerine rouge que j’avais quand j’étais au Cap-Vert.

Je me souviens d’un sac-à-dos que mon père m’a ramené de Hollande.

Je me souviens d’une boucle d’oreille argentée que mon frère m’a donné quand j’étais petite.

Je me souviens de ce sac-à-dos que mon père m’a apporté de Hollande. J’étais à l’école, les enfants m’ont appelé et m’ont dit que mon père était venu de Hollande, j’ai couru à la maison, c’était la fin de l’après-midi, je l’ai embrassé, il m’a dit je t’ai apporté le cadeau que tu m’as demandé. Le lendemain il me l’a donné, c’était le plus beau cadeau que j’avais reçu jusque-là, et j’étais très contente.

Mais c’était dommage parce que mon père ne restait que quinze jours au Cap-Vert, après il devait retourner à son travail en Hollande, à la recherche d’une vie meilleure pour sa famille.

Je me souviens

Marie-Thérèse

Lundi 26 septembre 2011

Je me souviens d’avoir acheté le sac.

Je me souviens de ma souffrance.

Je me souviens d’avoir acheté ma robe.

Je me souviens de cette souffrance parce que nous les femmes ne pouvions pas acheter des chaussures, mais les hommes y arrivaient parce que notre père les mettaient à l’école, eux ils arrivaient à acheter des chaussures.

Cette souffrance, je l’avais parce qu’en Afrique au Cameroun dans mon village on était……….  chez notre père.

Je me souviens

Blanca

Lundi 26 septembre 2011

1) Je me souviens dans les années 1960 d’avoir acheté une blouse en soie de couleur verte et des souliers très chers, avec mon premier petit salaire.

2) Souvenirs de cette blouse verte achetée dans une boutique à Santiago, capitale du Chili: j’étais très fière, mais quelques temps après, j’ai eu mal au coeur, car il y avait d’autres filles qui ne pouvaient pas s’ en acheter.

3) Je suis née au sud du Chili (vers la Terre de Feu). Mes parents m’ont envoyée à la capitale Santiago chez notre famille qui était économiquement bien avec l’argent, où j’ai pu me scolariser; à la capitale Santiago du Chili.