Express

Marcel Proust

L’heure du train approchait. Ma solitude irrévocable était si prochaine qu’elle me semblait déjà commencée et totale. Car je me sentais seul. Les choses m’étaient devenues étrangères. Je n’avais plus assez de calme pour sortir de mon cœur palpitant et introduire en elles quelque stabilité. La ville que j’avais devant moi avait cessé d’être Venise. Sa personnalité, son nom, me semblaient comme des fictions menteuses. Et cependant ce lieu quelconque était étrange comme un lieu où on vient d’arriver, qui ne vous connaît pas encore – comme un lieu d’où l’on est parti et qui vous a déjà oublié.

Express

Robert WalserVie de poète

Il me sembla qu’avec moi, c’était, dans sa rondeur, le monde tout entier qui bougeait imperceptiblement. Tout avait l’air de marcher avec le marcheur : prés, champs, forêts, labours, montagnes, et jusqu’à la route elle-même.

Express

Blaise Cendrars, Anthologie Nègre

Chaque monticule, colline, montagne ou pic a un nom, ainsi que chaque cours d’eau, chaque vallon, chaque plaine ; discuter le sens de ces noms prendrait une vie d’homme.

Express

 

Joachim SénéParis-Angers

Ampoules vertes sur les bords des quais

lumière en bout de voie

réseau électrique câbles poteaux métal
croiser un énorme tgv de trop près souffle choc, vibration, inquiétude
barres d’immeubles disposées à la va-vite voici près d’un demi-siècle
murs anti-bruit dont on suspecte l’inefficacité, taggés
mur de pierres posées à la main, une à une, comme entre deux prairies écossaises
soudain les bois d’hiver autour de l’autoroute
panneau bleu Chartres, Nantes
talus herbeux plus très vert
une maison isolée, seule sa pelouse, sur toute la pente de cette colline, est verte, d’un vert pelouse auquel on s’attend pour une pelouse à portique et buissons de roses
une antenne relai brillante
un camion sur l’autoroute transporte une machine jaune type tractopelle plus grosse que lui
les bouleaux sont nus
quelques arbres encore en or parsèment ce paysage endormi
des nuages très bas, très gris, défilent, du fait du déplacement de mon point d’observation, à une vitesse supérieure à celle des nuages blancs plus loin, et le ciel bleu reste bleu et ne bouge pas — en fait si le train ne bougeait pas, rien ne bougerait
parfois le long pinceau d’un peuplier dénudé semble peindre le ciel
éoliennes, merveilleuses fleurs géantes ! blanches et tournantes
l’ombre sans fin des éoliennes, l’ombre des pales, plus grande que les pales, qui tourne donc plus vite que celles-ci
cour de ferme, vaches dans la boue, auges remplies
le ciel à nouveau gris, ocre clair
ciel d’aquarelle, il faudrait du blanc, du rouge, du jaune, et mélanger beaucoup
maisons à verger, maisons à potager, maisons à jardin fleuri, maisons à jeux d’enfants sur pelouse, maisons à pelouse vide, maisons à voitures
limité à 50

Express

Mercredi 22 mai 2013

Christophe

Lausanne – Paris

J’ai pris le train pour aller à Paris, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu des champs et des villages, j’ai écouté la musique et je me suis baladé et durant le trajet je suis allé prendre à manger et après m’asseoir il faisait chaud, il y avait du soleil, une fois arrivé à Paris, j’ai pris le métro dans le métro les gens se bousculaient pour avoir de la place dedans on se serrait avec les bagages.

Fascination pour la ville

François Bon

fascination pour la ville engloutie (poème)

on y perdait le jour, on y gagnait un grand calme

De tous temps les hommes avaient été fascinés par l’idée de villes englouties. Tant de contes et de légendes en découlaient. Tant d’initiatives malheureuses en avaient découlé aussi.

Pourtant, le perfectionnement des matériaux, des techniques d’assemblage, et surtout le savoir progressif qui permettait de capter un peu de l’énergie thermique ou sismique des grands fonds avait permis, dans plusieurs océans, comme une ceinture régulière, le développement de ces villes nouvelles.

Sans compter la protection qu’elles offraient contre le désordre de la surface, les guerres qui les agitaient et toutes ces catastrophes.

La demande pour rejoindre les nouvelles villes englouties étaient fortes. Mais elles-mêmes désormais, à mesure qu’elles s’émancipaient de la surface terrienne pour leurs matériaux, leur approvisionnement, leur commerce, devenaient réticentes à un développement trop massif ou trop rapide. D’autre part, s’établissait progressivement, de l’une à l’autre, un réseau de liaisons indépendantes – on s’acheminait bien vers deux mondes, un du dessus et un du dessous, mais celui du dessous était de plus en plus préférable.

On manquait d’échappées, de voyages, de distractions et loisirs ? Qu’en faisait-on, dans le triste dehors ? Et l’administration ici était simple, les décisions collectives remises à la communauté – on avait débarrassé ces bulles d’humanité restreinte d’une bonne part du couvercle et personnel politique qui grevait tant la vie dans le jour sec des villes d’en haut.

Si on avait longtemps échoué à bâtir les premières villes englouties, c’est qu’on ne les tentait pas par assez de fond, on n’osait pas assez s’éloigner des anciennes rives. Il fallait descendre où l’eau est sombre et sans jour, s’ancrer dans les fissures, aller au contact des sources chaudes, oublier la proximité et l’échange.

On reconstruisait à l’intérieur un jour artificiel qui était bien assez de jour. Les sas qui correspondaient aux anciennes portes servaient d’observatoire : ces portes et fenêtres qui ne s’ouvraient pas étaient importantes pour l’équilibre, la méditation, la solitude. Après quoi on revenait dans les bâtiments.

Pour le reste, les bornes de recharge bleues en points d’échange communauté, les lieux de contrôle, gestion et commande, voire production, ressemblaient beaucoup à ceux du monde d’en haut.

Ce qu’on avait gagné, c’est ce silence. Ce qu’on avait gagné, c’est ce calme : à quoi bon aller voir ailleurs, et de toute façon on ne pouvait pas. Et puis c’était si beau, en soi-même, dans le fond des fosses marines, ces hautes élévations compactes dont toutes les lumières (inépuisable énergie des sources marines) faisaient un monde de rêve et de vertige.

Voir le texte avec les photos sur le site de François Bon ici :  www.tierslivre.net

Fascination pour la ville

Mercredi 20 mars 2013

Christophe

 Sainte-Croix

Je suis allé habiter à Sainte-Croix les loyers n’étaient pas trop chers j’ai pris un studio parce que je ne suis pas trop ville et pour me rapprocher du travail j’aime bien la montagne je suis moniteur de snowboard. J’habitais dans un studio au rez-de-chaussée dans un petit immeuble avec une ambiance sympa. J’ai joué au foot, dans un village c’est plus facile pour rencontrer d’autres jeunes.

J’ai quitté Sainte-Croix pour retourner dans mon village où j’ai grandi.

Yeux

14 janvier 2013

765. Yeux

Avec son premier œil, Marge voit le bois des murs, des planchers et du plafond, le mobilier qui s’y trouve, avec son deuxième œil, elle observe la texture et les couleurs, les teintures, les tissus et les matériaux, avec son troisième œil, elle perçoit les forêts humides et les machines qui les ont fabriquées, avec son quatrième œil, elle sent le parfum des arbres qui s’échappe des murs, les relents poussiéreux de l’usine qui a produit en série les jolis rideaux, avec son cinquième œil, la mousse et l’herbe sous ses pieds la chatouillent, mais cet enfant gris à la mine asiatique affairé à son métier la perturbe, avec son sixième œil, elle vole comme l’oiseau quitte sa branche, pour fuir cette réalité qu’elle ne veut pas voir, avec son septième œil, elle aperçoit une femme, c’est Princesse Apocalypse qui vient à son secours…

Josée Marcotte

Blog de Josée Marcotte : www.marge-autofictive.org

Site de Josée Marcotte : L’Imachination

Yeux

Mercredi 30 janvier 2013

Christophe

 Avec mon premier oeil je vois de la neige.

Avec mon deuxième oeil je regarde la matière de la neige.

Avec mon troisième oeil, je vois des animaux qui se baladent.

Avec mon quatrième oeil, je vois de la neige sur les arbres et des enfants qui jouent à faire des bonhommes de neige.

Avec mon cinquième oeil, je regarde la montagne et respire l’air naturel.

Avec mon sixième oeil, je regarde la construction des chalets et le village et ses loisirs.

Avec mon septième oeil, je vois des toits de maison couverts avec de la neige.

243 cartes postales en couleur véritable

A l’occasion d’un atelier d’écriture épistolaire initié par la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains, près de 243 cartes postales en couleur véritable ont été écrites avec Georges Perec en octobre et novembre 2012 dans les cours de l’association Lire et Ecrire, au Brassus, à Orbe, à Payerne et à Yverdon. De ces textes est né un Cabaret Timbré, le 5 décembre 2012 à l’Echandole.

Voir la vidéo du Cabaret Timbré sur le blog de la bibliothèque municipale

Par ailleurs, des cartes écrites par les apprenants étaient exposées à la bibliothèque…

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Cabaret timbré 1/4

 

Je suis à l’Echandole. Je suis en train de voir un spectacle. Il y a du monde. C’était gratuit, l’entrée. Je rentre dans une heure.

Bons baisers de Copacabana. On dort le matin. On va à la plage l’après-midi. La belle vie.

On est aux Maldives. Le voyage s’est bien passé. Les plages sont magnifiques. Il y a beaucoup de poissons colorés. On se réjouit de vous revoir pour tout vous raconter.

Nous voilà au Kenya. Du soleil et de la pluie tous les jours. On regarde la faune sauvage la journée. On mange la gazelle le soir. On rentre dimanche.

Nous sommes en pleine forêt. A la Vallée de Joux. Il fait chaud. On est à la recherche des champignons. Les enfants s’amusent bien. A bientôt.

Je suis à Chavornay. Il fait beau. Je vais à la fête des tortues. C’est magnifique. Il y a à manger et à boire. A bientôt. Bisous.

Là je me trouve dans une petite ville très charmante : Yverdon-les-Bains. Une jolie petite plage où on peut faire du volley. Et le paysage est très fleuri. Je visite les monuments. Je reviens dans 2 jours. Bises

On est au camping d’Orbe. Il y a une belle piscine. Je me promène dans la nature. Mille pensées.

Coucou. je suis à  à la rue du Lac. Je fais les magasins. Il fait beau. Bisous.

Nous voilà à Munich. J’adore. La ville est magnifique. Partout il y a plein de monde.Tellement de choses à voir. Gros bisous à tous.

Nous sommes à la plage d’Yverdon. Avons fait connaissance avec tout plein de gens charmants. On fait des grillades, saucisses de veau. Des enfants jouent à la corde à sauter. On revient bientôt.

Bonjour, je suis à Payerne. Le temps est magnifique. Je vais bien. Je fais du foot. Ciao, à bientôt.

Je t’écris de la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains. Il fait sombre et froid.

je lis et j’écris beaucoup. Du Panofsky ! Je pense à toi tout le temps.

Salut, je suis au Portugal. La pluie tombe beaucoup, tous les jours. Je regarde un beau paysage vert et marron. On mange de bons haricots avec beaucoup de plaisir. Mille bisous et à bientôt.

On est à l’Hôtel de Ville. Bien confortable. Belle vue. J’ai passé l’après-midi sur internet. Bisous.

Bonjour d’Appenzell. Il pleut. Visite d’un Musée. On mange du fromage. A bientôt.

A Lucens, un petit village. Il y a 2700 habitants. Il y a la Coop. La banque. La pharmacie. Le médecin et l’école.

On est à l’Echandole. A voir un très bon spectacle de musique. Ça va finir à vingt-deux heures. On arrive vers minuit. On pense à vous.

Cabaret timbré 2/4

A l’Echandole. Il fait chaud dans la salle. Nous regardons un théâtre. Il nous fait rigoler. A bientôt.

Bonjour, je suis aux Açores. Le climat est tropical. La mer est très belle. Je marche. Mille pensées.

On est à Paris. Très beau temps. La belle vie. Les musées sont intéressants. On pense à vous.

Nous sommes en Italie. J’adore la langue italienne. Kiss.

On est à la gare d’Yverdon. Le buffet de la gare fait de belles crevettes chaudes. J’ai pris 2 kilos. On est très bien. Mille pensées.

Hello! Devinez où je suis! A la Broye vers Payerne. Je déguste les bons saucissons avec un vin payernois. Mon dessert, gâteau payernois avec de bonnes noix à l’intérieur. Ensuite visite de la ville. Il fait beau. Je profite. A plus. Bises

Un petit coucou de Fribourg. Une très belle journée pour se promener. On marche beaucoup, On va manger la fondue à « La Gruyère ». Ciao. A ce soir.

Je me trouve dans une petite rue où j’aperçois des petites terrasses très charmantes. Vue sur une statue qui s’appelle Pestalozzi. Je déguste des petites salades. Je pense à vous.

Salut. Je suis à Porto. Je visite des châteaux. Je mange de bons gâteaux. Je pense à vous. A bientôt.

Je suis à Yverdon. Il fait super beau. Je suis très heureux. Le concert de Heavy Metal était magnifique. A très bientôt.

Bonjour Maman. Ici à Montagny, le temps n’est pas fantastique. Grand-maman est presque chiante. Je vais m’ennuyer encore deux jours et je rentrerai.

On est au parc japonais. Je fais beaucoup de connaissances. J’aime bien le petit lac artificiel : on se croirait à Genève. C’est calme. A bientôt.

Salut. Nous sommes en vacances à la montagne. Il fait beau. On est très bien. J’ai pris plein de crevettes. On revient la semaine prochaine. Mille pensées.

Me voilà à la Vallée de Joux. Il neige! C’est magnifique. La couleur verte est partie . C’ est le blanc qui la remplace. A bientôt !!!

Un petit mot du refuge du Sapin. Il fait faim. Les grillades cuisent tranquillement. Mille pensées.

Halo. On est à Cartagena. Il fait beau temps. La mer est calme pour les enfants. Nous sommes très contents. A bientôt.

Je suis à Montreux. Il pleut un peu. Je suis à l’abri, au théâtre. Le concert est très relaxant. Mes salutations.

Depuis le Brésil. De nouveau près de la mer. Belles nanas. Je me suis fais plein de copines. Je rentre le 5.

Je suis rue du Milieu. Je me promène. A bientôt.

Je suis à Torgon. Il neige. Les pistes sont bonnes. On mange une fondue. Bisous.

Je suis à l’Echandole. Je participe au spectacle que notre fils va nous présenter. Il y a beaucoup de monde. Tout est plein. Il n’y a plus de places. On va se voir dimanche. A bientôt.

Cabaret timbré 3/4

On est à l’Echandole. C’est curieux. Le spectacle est féerique. Je pense à vous.

Je suis à Lisbonne. Je suis très fatigué du voyage. Ça sent bon. Je suis rentré chez moi. Je reviens vite.

Je suis à l’Echandole. Je regarde le théâtre. J’ai mal aux pieds. Il fait chaud. A bientôt.

Hello. Je suis à Panama. Un petit pays très pratique. Un style américain. Comme je l’aime beaucoup. Bise.

De retour chez moi. Les pieds sur terre. Rien n’a changé. Retrouvé mon chien. Viens me voir !

Nous sommes allés à la place Pestalozzi nous balader. Nous avons bu un verre. Nous avons commandé deux cafés. Il faisait chaud. A bientôt.

Un petit mot de Payerne. Il fait mauvais temps. On est très mal. Je ne fais rien. On ne rentre pas.

Je suis en Espagne. Madrid est un village très grand. Et joli. Je vous embrasse.

On est à la rue des Uttins. Très grande usine Stoll. Il y a beaucoup d’entreprises. J’aime bien le Coyote. C’est spécial. A bientôt.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

Je suis au Jardin japonais. J’ai pêché un poisson rouge. Je rentre le week-end prochain.

On est à la rue de Montagny. Le quartier est calme. Très spécial, le petit stade en copeaux. A bientôt.

Tu pourras pas le croire. On est sur la lune. On se promène tout doucement. Le terrain est plein de trous. On mange de la lunacic. C’est une spécialité d’ici. La prochaine fois, on viendra ensemble.

Maintenant à la rue des Uttins. C’est le moment de faire la sieste. J’ai bien mangé au restaurant. J’ai rencontré un pote. A tout à l’heure.

Bonjour, je suis en vacances rue de la Cannelle. Le voyage a été bon. Joli. Beaucoup de pluie ! Bisous.

Depuis Croy. Je trempe l’hameçon au bord du Nozon. On tombe sur une forêt de champignons. On se régale. Salutations.

On est au Cap-Vert. Les gens sont tous très très gentils. A bientôt.

Je suis à la rue du Four. Je me promène. A bientôt.

Nous nous sommes arrêtés au col du Saint-Bernard. Il faisait beau. Nous avons repris la route direction l’Italie. On pense à vous.

Un petit mot de Lully. On est très bien. La maison est grande. On fait des grillades. On pense beaucoup à vous.

On est au Grand Hôtel d’Yverdon-les-Bains. Temps merveilleux. On va aux bains thermaux. C’est beau ! Ah, la couleur bleu. La chambre est jolie. Mille pensées.

Salut mon amour. Je suis bien. Aujourd’hui, je vais visiter le château à Yverdon, rue Pestalozzi. Tu me manques. Gros bisous.

Beverly Hills. Le temps est extraordinaire. Je fais du shopping avec les stars de cinéma. On va visiter Hollywood. Salutations.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je suis à Paris. Il fait très chaud. Il y a beaucoup de monde à Paris. Je mange beaucoup de crevettes. Je fais les magasins, j’achète beaucoup d’habits. A bientôt.

Salut à tous ! Je suis dans la Broye. Vive Payerne ! Superbe abbatiale située en plein centre ville. Visite du musée artistique. Visite de la Broye. Bonne promenade et un magnifique beau temps. Aucun nuages. A bientôt. Bisous.

Je suis à l’Echandole. A la salle de théâtre. C’est très joli. Je vois les musiciens qui jouent de la musique. Il y a beaucoup de gens qui regardent. C’est très joli. J’aime.

Je te laisse. Je te fais de gros bisous.

Cabaret timbré 4/4

Je suis à l’Echandole. Avec des amis. Ce soir j’écoute de la musique classique et du théâtre. Pour la tranquillité, c’est idéal. J’adore être dans cette petite salle si paisible, et calme. A bientôt. A la semaine prochaine.

Coucou mon cher frère. Je pense toujours à toi. Moi je vais bien. Je suis à la plage d’Yverdon.

Bonjour de Rimini! On va à la plage. Il fait très beau. Le temps est superbe. Bisou.

On est à Tarafal. Plage magnifique. Le soleil brûle. Bisou.

On est à Lucerne. On pêche des poissons.

Une carte de Strasbourg. Il fait beau. Je mange de la choucroute. Je visite la petite France. Gros bisou.

Nous campons près du Sentier à la Vallée. Temps merveilleux. On se promène au bord du lac. On a mangé le fameux vacherin. Pensées amicales.

En vacances au Portugal. Il fait un gros soleil. La mer est calme. Une vie de rois. Je t’embrasse.

Je suis à la route d’Yverdon. Le temps est mauvais. Je m’amuse bien. Je rencontre des amis. On pense beaucoup à vous.

On est au stade du F.C. Bale. Cette nuit, il fait un peu froid. Le stade est plein de monde. Je rencontre un ami de longue date. Superbe. Je pense à toi.

Bonjour. Je suis à Yverdon-les-Bains. Sur la rive du lac de Neuchâtel. Il fait bon. Un tour en ville. Voir le château et les bains. Il fait beau. Bisous.

Dernière demeure. Ambiance douce et feutrée. Les anges s’occupent bien de moi. Je découvre le paradis. Je ne reviendrai pas.

Salut toi, comment ça va ? Je voulais te dire qu’à Yverdon il y a des boutiques formidables. Il faut que tu viennes une fois avec moi !…

Je suis à Hirondelle-les-Pivoines. Les vacances se passent bien. Je m’amuse. Je danse. Je fais la fête. Je me réjouis de vous voir. N’oubliez pas d’arroser les plantes ! Merci. Je vous ramène des boissons. Bises.

On vient de voir une montée d’alpage dans notre ruelle. Trop cool ! A plus.

Salut. Il fait très beau à Payerne. Le temps est chaud. A bientôt.

Je suis à Chevroux. Beau temps. On est à la plage. On bronze. A dans une semaine.

On visite la ville d’Orbe. C’est une ville romaine. Les petites ruelles sont toutes bien fleuries. On pense à vous.

Salut ma puce, je suis bien arrivée avec le train à Yverdon. Je vais visiter le château. C’est très intéressant. A la semaine prochaine.

Je suis à la rue d’Orbe. Il fait beau. Endroit bien propre. J’ai couru pendant trente minutes. Je rentre.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

On est allés marcher dans la forêt. Nous sommes tombés nez à nez sur le Mont-Blanc. Trop beau ! On rentre le 30.

Heureux à la rue de Bel-Air. Il fait beau. Je vais à la plage. J’ai fait du foot. A plus.

Cette fois, à Madrid. Beau temps. Ville immense. Gens très sympathiques. A bientôt.

On est à la maison. On est restés au lit.

On est à l’Echandole. Les lumières se sont éteintes. Je suis bien. Je voyage au son de la voix du comédien. Que de beaux endroits. C’est fini. Dommage. On reviendra.

Arbia Suzy Roseline Luciano Thérèse Anne Asuma Ifakete Violete Ana Hurija Andre Edmilson Christine Louise Michel Lucinio Marie-Thérèse Françisca Emilie Christophe Mario Lionel Josefa Françoise Angelo Amelia, Verena Franco Luz Isabel Marlen Manuel Gordana Emilia Cédric Nicolas, Samuel, Nathalie, Marcel, Gérald, Carlos Régine, Mirjana Lalla Paul Gordana Sandra Susana Joaò Elisabete  Rosa :

Merci !

Un jour

Christophe

Mercredi 13 juin 2012

Un jour je suis allé faire mon J.S. pour devenir moniteur de snow-board.

Un jour je suis allé donner mon premier camp de ski.

Un jour je suis allé faire du kart en France avec mon petit frère et il pleuvait.

Un jour je suis allé faire du canoë j’ai appris à en faire à mon petit frère.

Un jour je suis allé en vacances avec mon frère nous avons fait sept heures de voiture il m’a dit que je roulais comme un vieux.

Un jour je suis allé présenter ma copine à ma famille en Italie je ne sais pas parler leur langue.

Un jour je suis allé en vacances en Tunisie avec ma soeur pour ses seize ans.

Notes de chevet

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.   

Notes de chevet

Christophe

Mercredi 6 juin 2012

Choses élégantes

De pouvoir passer du temps avec mes amis les week-end.

De pouvoir faire des loisirs avec ma copine.

Choses qui font naître un doux souvenir du passé

De parler avec mes amis des choses qu’on a fait ensemble.

Par la fenêtre, transports

Christophe

Le 23 mai 2012

Je me déplace en vélo pour aller au travail certains jours je prends la voiture pour aller au travail il y a des jours où il fait froid et d’autres qu’il fait beau et pour aller au travail le trajet est rapide et il y a des places de parc pour le vélo quand je prends la voiture il y a des places à côté je dois me parquer mais il n’y a pas toujours de la place je dois aller ailleurs pour trouver une autre place.

Zone

ZONE

 Alcools, Guillaume Apollinaire

(…)

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule

Des troupeaux d’autobus rugissants près de toi roulent (…)

Maintenant tu es au bord de la Méditerranée

Sous les citronniers qui sont en fleur toute l’année (…)

Tu es dans le jardin d’une auberge aux environs de Prague

Tu te sens tout heureux une rose est sur la table (…)

Te voici à Marseille au milieu des pastèques

Te voici à Coblence à l’hôtel du Géant

Te voici à Rome assis sous un néflier du Japon

Te voici à Amsterdam avec une jeune fille que tu trouves belle et qui est laide (…)

Tu es debout devant le zinc d’un bar crapuleux

Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant (…)

Tu es seul le matin va venir

Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues (…)

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie

Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie (…)

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied (…)

Adieu Adieu

Soleil cou coupé

Zone

Christophe

Mercredi 16 mai 2012

Tu es en train de jouer avec tes amis au foot-ball.

Te voici en train d’aller au travail en vélo.

Tu es allé acheter de la nourriture. Tu es en train de faire les courses pour le magasin.

Tu es allé en Côte d’Azur pour visiter. Te voici en France au bord de la mer avec les vagues et il y a plein de stands divers où on peut manger, et des activités sportives.

être avoir

Christophe

Mercredi 2 mai

J’ai un permis de conduire.

Je n’ai pas de chance dans le travail.

Je suis allé au salon de l’automobile.

Je ne suis pas un grand mangeur.

Tu as une voiture.

Tu n’as pas de soucis.

Tu es fatigué.

Tu n’es pas dure.

Il a du pain.

Elle n’a pas d’animaux.

Il est au magasin.

Il n’est pas au travail.

Une vie plus belle

L’enfant avait terminé et lut à haute voix ce qu’il avait écrit :  » Comment je me figure une vie plus belle — J’aimerais qu’il  ne fasse ni chaud ni froid. Il faut qu’il souffle toujours un vent tiède, parfois il y a une tempête contre laquelle il faut s’accroupir. Les autos ont disparu. Les maisons seraient rouges. Les buissons seraient de l’or. On saurait déjà tout et on n’aurait plus besoin de rien apprendre. On habiterait sur des îles. Dans les rues les voitures restent ouvertes et on peut s’y mettre quand on est fatigué. Mais on n’est plus fatigué du tout. Les voitures  n’appartiennent à personne. Le soir on reste debout. On s’endort là où on est. Il ne pleut jamais. De tous les amis on en a quatre de chaque et les gens qu’on ne connaît pas disparaissent. Tout ce qu’on ne connaît pas disparaît. »

 Peter Handke,  La femme Gauchère

Une vie plus belle

Christophe

Mercredi 25 avril 2012

Comment je me figure une vie plus belle

Je voudrais avoir une nouvelle chance dans le travail pour trouver un nouveau travail qui me plaise où j’ai du plaisir à aller au travail et un salaire avec lequel je pourrais vivre comme toutes les personnes qui travaillent normalement, et trouver un endroit où je pourrais vivre bien. Ma région d’où je viens me manque c’est la Broye je voudrais trouver un travail là-bas pour pouvoir m’installer.

Les années : 2010

Christophe

Mercredi 4 avril 2012

2010 : je suis allé au Portugal pour la première fois avec la famille de ma copine.

J’ai passé seize heures en voitures et traversé trois pays je suis allé visiter plusieurs endroits et je suis allé manger dans une grande tente où j’ai découvert plein de choses. Tous les jours nous avons visité divers villages et nous sommes allés un jour au bord de la mer à Porto où l’eau est froide et avec ses parents le premier août nous sommes allés voir le feu d’artifice. J’ai rencontré toute sa famille. Je suis sorti un soir avec sa famille nous sommes allés au bowling et je me suis endormi avec la fenêtre ouverte.

Les années

Christophe

Mercredi 28 mars 2012

2011 : je suis allé faire de la voile.

2010 : je suis allé au Portugal pour la première fois avec la famille de ma copine.

2009 : je suis allé donner des cours de snowboard.

2008 : je suis allé avec un ami au salon de l’auto.

2007 : je suis allé à la montagne avec un ami et nous nous sommes retrouvés le lendemain à l’hôpital de Montey avec mes parents qui sont venus de la Broye j’avais trop fait la fête.

2006 : j’ai passé mes examens de moniteur de snowboard.

2004 : j’ai passé mon permis voiture et je suis allé en Italie avec des amis.

Espèces d’espaces

Christophe

Mercredi 21 mars 2012

Granges-Marnand

Une petite ville un lieu où j’ai grandi toute mon enfance et où j’ai passé toute ma jeunesse. Et fait beaucoup de rencontres avec d’autres enfants de différentes cultures. J’ai appris à grandir avec eux et passé beaucoup de temps avec plein de beaux souvenirs.

Liste

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse, au fond du coeur.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

25.   Oiseaux

J’aime beaucoup le perroquet, bien que ce soit un oiseau des pays étrangers. Tout ce que les gens disent, il l’imite.

J’aime le coucou, le râle d’eau, la bécasse, l’étourneau, le gobe-mouche.

Le moineau à tête rouge.

La mouette.

La voix de l’oie sauvage est d’une mélancolie délicieuse quand on l’entend dans le lointain.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

27.   Insectes

Le criquet à sonnettes, le criquet des pins, la sauterelle tisserande, le papillon, la libellule, la luciole.

La phalène est très jolie et charmante. Lorsqu’on approche la lampe tout près, pour lire un roman, qu’elle est gracieuse quand elle passe, en volant, devant le livre!

29.   Cascades   

28.   Rivières  

32.   Villages  

33.   Herbes

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

82.   Choses qui ne servent plus à rien, mais qui rappellent le passé

98.   Ecrits

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.