Express

Marcel Proust

L’heure du train approchait. Ma solitude irrévocable était si prochaine qu’elle me semblait déjà commencée et totale. Car je me sentais seul. Les choses m’étaient devenues étrangères. Je n’avais plus assez de calme pour sortir de mon cœur palpitant et introduire en elles quelque stabilité. La ville que j’avais devant moi avait cessé d’être Venise. Sa personnalité, son nom, me semblaient comme des fictions menteuses. Et cependant ce lieu quelconque était étrange comme un lieu où on vient d’arriver, qui ne vous connaît pas encore – comme un lieu d’où l’on est parti et qui vous a déjà oublié.

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Express

Robert WalserVie de poète

Il me sembla qu’avec moi, c’était, dans sa rondeur, le monde tout entier qui bougeait imperceptiblement. Tout avait l’air de marcher avec le marcheur : prés, champs, forêts, labours, montagnes, et jusqu’à la route elle-même.

Express

Blaise Cendrars, Anthologie Nègre

Chaque monticule, colline, montagne ou pic a un nom, ainsi que chaque cours d’eau, chaque vallon, chaque plaine ; discuter le sens de ces noms prendrait une vie d’homme.

Express

 

Joachim SénéParis-Angers

Ampoules vertes sur les bords des quais

lumière en bout de voie

réseau électrique câbles poteaux métal
croiser un énorme tgv de trop près souffle choc, vibration, inquiétude
barres d’immeubles disposées à la va-vite voici près d’un demi-siècle
murs anti-bruit dont on suspecte l’inefficacité, taggés
mur de pierres posées à la main, une à une, comme entre deux prairies écossaises
soudain les bois d’hiver autour de l’autoroute
panneau bleu Chartres, Nantes
talus herbeux plus très vert
une maison isolée, seule sa pelouse, sur toute la pente de cette colline, est verte, d’un vert pelouse auquel on s’attend pour une pelouse à portique et buissons de roses
une antenne relai brillante
un camion sur l’autoroute transporte une machine jaune type tractopelle plus grosse que lui
les bouleaux sont nus
quelques arbres encore en or parsèment ce paysage endormi
des nuages très bas, très gris, défilent, du fait du déplacement de mon point d’observation, à une vitesse supérieure à celle des nuages blancs plus loin, et le ciel bleu reste bleu et ne bouge pas — en fait si le train ne bougeait pas, rien ne bougerait
parfois le long pinceau d’un peuplier dénudé semble peindre le ciel
éoliennes, merveilleuses fleurs géantes ! blanches et tournantes
l’ombre sans fin des éoliennes, l’ombre des pales, plus grande que les pales, qui tourne donc plus vite que celles-ci
cour de ferme, vaches dans la boue, auges remplies
le ciel à nouveau gris, ocre clair
ciel d’aquarelle, il faudrait du blanc, du rouge, du jaune, et mélanger beaucoup
maisons à verger, maisons à potager, maisons à jardin fleuri, maisons à jeux d’enfants sur pelouse, maisons à pelouse vide, maisons à voitures
limité à 50

Express

Mercredi 22 mai 2013

 Françisca

J’ai pris le train à la gare d’Yverdon pour la gare de Genève. J’ai vu des magasins.

J’ai pris le TGV à la gare de Lausanne mais c’était la nuit je n’ai rien vu je suis descendue à la gare de Lyon je suis descendue j’ai pris le train pour la gare de Paris visiter ma cousine.

Fascination pour la ville

François Bon

fascination pour la ville engloutie (poème)

on y perdait le jour, on y gagnait un grand calme

De tous temps les hommes avaient été fascinés par l’idée de villes englouties. Tant de contes et de légendes en découlaient. Tant d’initiatives malheureuses en avaient découlé aussi.

Pourtant, le perfectionnement des matériaux, des techniques d’assemblage, et surtout le savoir progressif qui permettait de capter un peu de l’énergie thermique ou sismique des grands fonds avait permis, dans plusieurs océans, comme une ceinture régulière, le développement de ces villes nouvelles.

Sans compter la protection qu’elles offraient contre le désordre de la surface, les guerres qui les agitaient et toutes ces catastrophes.

La demande pour rejoindre les nouvelles villes englouties étaient fortes. Mais elles-mêmes désormais, à mesure qu’elles s’émancipaient de la surface terrienne pour leurs matériaux, leur approvisionnement, leur commerce, devenaient réticentes à un développement trop massif ou trop rapide. D’autre part, s’établissait progressivement, de l’une à l’autre, un réseau de liaisons indépendantes – on s’acheminait bien vers deux mondes, un du dessus et un du dessous, mais celui du dessous était de plus en plus préférable.

On manquait d’échappées, de voyages, de distractions et loisirs ? Qu’en faisait-on, dans le triste dehors ? Et l’administration ici était simple, les décisions collectives remises à la communauté – on avait débarrassé ces bulles d’humanité restreinte d’une bonne part du couvercle et personnel politique qui grevait tant la vie dans le jour sec des villes d’en haut.

Si on avait longtemps échoué à bâtir les premières villes englouties, c’est qu’on ne les tentait pas par assez de fond, on n’osait pas assez s’éloigner des anciennes rives. Il fallait descendre où l’eau est sombre et sans jour, s’ancrer dans les fissures, aller au contact des sources chaudes, oublier la proximité et l’échange.

On reconstruisait à l’intérieur un jour artificiel qui était bien assez de jour. Les sas qui correspondaient aux anciennes portes servaient d’observatoire : ces portes et fenêtres qui ne s’ouvraient pas étaient importantes pour l’équilibre, la méditation, la solitude. Après quoi on revenait dans les bâtiments.

Pour le reste, les bornes de recharge bleues en points d’échange communauté, les lieux de contrôle, gestion et commande, voire production, ressemblaient beaucoup à ceux du monde d’en haut.

Ce qu’on avait gagné, c’est ce silence. Ce qu’on avait gagné, c’est ce calme : à quoi bon aller voir ailleurs, et de toute façon on ne pouvait pas. Et puis c’était si beau, en soi-même, dans le fond des fosses marines, ces hautes élévations compactes dont toutes les lumières (inépuisable énergie des sources marines) faisaient un monde de rêve et de vertige.

Voir le texte avec les photos sur le site de François Bon ici :  www.tierslivre.net

243 cartes postales en couleur véritable

A l’occasion d’un atelier d’écriture épistolaire initié par la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains, près de 243 cartes postales en couleur véritable ont été écrites avec Georges Perec en octobre et novembre 2012 dans les cours de l’association Lire et Ecrire, au Brassus, à Orbe, à Payerne et à Yverdon. De ces textes est né un Cabaret Timbré, le 5 décembre 2012 à l’Echandole.

Voir la vidéo du Cabaret Timbré sur le blog de la bibliothèque municipale

Par ailleurs, des cartes écrites par les apprenants étaient exposées à la bibliothèque…

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Cabaret timbré 1/4

 

Je suis à l’Echandole. Je suis en train de voir un spectacle. Il y a du monde. C’était gratuit, l’entrée. Je rentre dans une heure.

Bons baisers de Copacabana. On dort le matin. On va à la plage l’après-midi. La belle vie.

On est aux Maldives. Le voyage s’est bien passé. Les plages sont magnifiques. Il y a beaucoup de poissons colorés. On se réjouit de vous revoir pour tout vous raconter.

Nous voilà au Kenya. Du soleil et de la pluie tous les jours. On regarde la faune sauvage la journée. On mange la gazelle le soir. On rentre dimanche.

Nous sommes en pleine forêt. A la Vallée de Joux. Il fait chaud. On est à la recherche des champignons. Les enfants s’amusent bien. A bientôt.

Je suis à Chavornay. Il fait beau. Je vais à la fête des tortues. C’est magnifique. Il y a à manger et à boire. A bientôt. Bisous.

Là je me trouve dans une petite ville très charmante : Yverdon-les-Bains. Une jolie petite plage où on peut faire du volley. Et le paysage est très fleuri. Je visite les monuments. Je reviens dans 2 jours. Bises

On est au camping d’Orbe. Il y a une belle piscine. Je me promène dans la nature. Mille pensées.

Coucou. je suis à  à la rue du Lac. Je fais les magasins. Il fait beau. Bisous.

Nous voilà à Munich. J’adore. La ville est magnifique. Partout il y a plein de monde.Tellement de choses à voir. Gros bisous à tous.

Nous sommes à la plage d’Yverdon. Avons fait connaissance avec tout plein de gens charmants. On fait des grillades, saucisses de veau. Des enfants jouent à la corde à sauter. On revient bientôt.

Bonjour, je suis à Payerne. Le temps est magnifique. Je vais bien. Je fais du foot. Ciao, à bientôt.

Je t’écris de la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains. Il fait sombre et froid.

je lis et j’écris beaucoup. Du Panofsky ! Je pense à toi tout le temps.

Salut, je suis au Portugal. La pluie tombe beaucoup, tous les jours. Je regarde un beau paysage vert et marron. On mange de bons haricots avec beaucoup de plaisir. Mille bisous et à bientôt.

On est à l’Hôtel de Ville. Bien confortable. Belle vue. J’ai passé l’après-midi sur internet. Bisous.

Bonjour d’Appenzell. Il pleut. Visite d’un Musée. On mange du fromage. A bientôt.

A Lucens, un petit village. Il y a 2700 habitants. Il y a la Coop. La banque. La pharmacie. Le médecin et l’école.

On est à l’Echandole. A voir un très bon spectacle de musique. Ça va finir à vingt-deux heures. On arrive vers minuit. On pense à vous.

Cabaret timbré 2/4

A l’Echandole. Il fait chaud dans la salle. Nous regardons un théâtre. Il nous fait rigoler. A bientôt.

Bonjour, je suis aux Açores. Le climat est tropical. La mer est très belle. Je marche. Mille pensées.

On est à Paris. Très beau temps. La belle vie. Les musées sont intéressants. On pense à vous.

Nous sommes en Italie. J’adore la langue italienne. Kiss.

On est à la gare d’Yverdon. Le buffet de la gare fait de belles crevettes chaudes. J’ai pris 2 kilos. On est très bien. Mille pensées.

Hello! Devinez où je suis! A la Broye vers Payerne. Je déguste les bons saucissons avec un vin payernois. Mon dessert, gâteau payernois avec de bonnes noix à l’intérieur. Ensuite visite de la ville. Il fait beau. Je profite. A plus. Bises

Un petit coucou de Fribourg. Une très belle journée pour se promener. On marche beaucoup, On va manger la fondue à « La Gruyère ». Ciao. A ce soir.

Je me trouve dans une petite rue où j’aperçois des petites terrasses très charmantes. Vue sur une statue qui s’appelle Pestalozzi. Je déguste des petites salades. Je pense à vous.

Salut. Je suis à Porto. Je visite des châteaux. Je mange de bons gâteaux. Je pense à vous. A bientôt.

Je suis à Yverdon. Il fait super beau. Je suis très heureux. Le concert de Heavy Metal était magnifique. A très bientôt.

Bonjour Maman. Ici à Montagny, le temps n’est pas fantastique. Grand-maman est presque chiante. Je vais m’ennuyer encore deux jours et je rentrerai.

On est au parc japonais. Je fais beaucoup de connaissances. J’aime bien le petit lac artificiel : on se croirait à Genève. C’est calme. A bientôt.

Salut. Nous sommes en vacances à la montagne. Il fait beau. On est très bien. J’ai pris plein de crevettes. On revient la semaine prochaine. Mille pensées.

Me voilà à la Vallée de Joux. Il neige! C’est magnifique. La couleur verte est partie . C’ est le blanc qui la remplace. A bientôt !!!

Un petit mot du refuge du Sapin. Il fait faim. Les grillades cuisent tranquillement. Mille pensées.

Halo. On est à Cartagena. Il fait beau temps. La mer est calme pour les enfants. Nous sommes très contents. A bientôt.

Je suis à Montreux. Il pleut un peu. Je suis à l’abri, au théâtre. Le concert est très relaxant. Mes salutations.

Depuis le Brésil. De nouveau près de la mer. Belles nanas. Je me suis fais plein de copines. Je rentre le 5.

Je suis rue du Milieu. Je me promène. A bientôt.

Je suis à Torgon. Il neige. Les pistes sont bonnes. On mange une fondue. Bisous.

Je suis à l’Echandole. Je participe au spectacle que notre fils va nous présenter. Il y a beaucoup de monde. Tout est plein. Il n’y a plus de places. On va se voir dimanche. A bientôt.

Cabaret timbré 3/4

On est à l’Echandole. C’est curieux. Le spectacle est féerique. Je pense à vous.

Je suis à Lisbonne. Je suis très fatigué du voyage. Ça sent bon. Je suis rentré chez moi. Je reviens vite.

Je suis à l’Echandole. Je regarde le théâtre. J’ai mal aux pieds. Il fait chaud. A bientôt.

Hello. Je suis à Panama. Un petit pays très pratique. Un style américain. Comme je l’aime beaucoup. Bise.

De retour chez moi. Les pieds sur terre. Rien n’a changé. Retrouvé mon chien. Viens me voir !

Nous sommes allés à la place Pestalozzi nous balader. Nous avons bu un verre. Nous avons commandé deux cafés. Il faisait chaud. A bientôt.

Un petit mot de Payerne. Il fait mauvais temps. On est très mal. Je ne fais rien. On ne rentre pas.

Je suis en Espagne. Madrid est un village très grand. Et joli. Je vous embrasse.

On est à la rue des Uttins. Très grande usine Stoll. Il y a beaucoup d’entreprises. J’aime bien le Coyote. C’est spécial. A bientôt.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

Je suis au Jardin japonais. J’ai pêché un poisson rouge. Je rentre le week-end prochain.

On est à la rue de Montagny. Le quartier est calme. Très spécial, le petit stade en copeaux. A bientôt.

Tu pourras pas le croire. On est sur la lune. On se promène tout doucement. Le terrain est plein de trous. On mange de la lunacic. C’est une spécialité d’ici. La prochaine fois, on viendra ensemble.

Maintenant à la rue des Uttins. C’est le moment de faire la sieste. J’ai bien mangé au restaurant. J’ai rencontré un pote. A tout à l’heure.

Bonjour, je suis en vacances rue de la Cannelle. Le voyage a été bon. Joli. Beaucoup de pluie ! Bisous.

Depuis Croy. Je trempe l’hameçon au bord du Nozon. On tombe sur une forêt de champignons. On se régale. Salutations.

On est au Cap-Vert. Les gens sont tous très très gentils. A bientôt.

Je suis à la rue du Four. Je me promène. A bientôt.

Nous nous sommes arrêtés au col du Saint-Bernard. Il faisait beau. Nous avons repris la route direction l’Italie. On pense à vous.

Un petit mot de Lully. On est très bien. La maison est grande. On fait des grillades. On pense beaucoup à vous.

On est au Grand Hôtel d’Yverdon-les-Bains. Temps merveilleux. On va aux bains thermaux. C’est beau ! Ah, la couleur bleu. La chambre est jolie. Mille pensées.

Salut mon amour. Je suis bien. Aujourd’hui, je vais visiter le château à Yverdon, rue Pestalozzi. Tu me manques. Gros bisous.

Beverly Hills. Le temps est extraordinaire. Je fais du shopping avec les stars de cinéma. On va visiter Hollywood. Salutations.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je suis à Paris. Il fait très chaud. Il y a beaucoup de monde à Paris. Je mange beaucoup de crevettes. Je fais les magasins, j’achète beaucoup d’habits. A bientôt.

Salut à tous ! Je suis dans la Broye. Vive Payerne ! Superbe abbatiale située en plein centre ville. Visite du musée artistique. Visite de la Broye. Bonne promenade et un magnifique beau temps. Aucun nuages. A bientôt. Bisous.

Je suis à l’Echandole. A la salle de théâtre. C’est très joli. Je vois les musiciens qui jouent de la musique. Il y a beaucoup de gens qui regardent. C’est très joli. J’aime.

Je te laisse. Je te fais de gros bisous.

Cabaret timbré 4/4

Je suis à l’Echandole. Avec des amis. Ce soir j’écoute de la musique classique et du théâtre. Pour la tranquillité, c’est idéal. J’adore être dans cette petite salle si paisible, et calme. A bientôt. A la semaine prochaine.

Coucou mon cher frère. Je pense toujours à toi. Moi je vais bien. Je suis à la plage d’Yverdon.

Bonjour de Rimini! On va à la plage. Il fait très beau. Le temps est superbe. Bisou.

On est à Tarafal. Plage magnifique. Le soleil brûle. Bisou.

On est à Lucerne. On pêche des poissons.

Une carte de Strasbourg. Il fait beau. Je mange de la choucroute. Je visite la petite France. Gros bisou.

Nous campons près du Sentier à la Vallée. Temps merveilleux. On se promène au bord du lac. On a mangé le fameux vacherin. Pensées amicales.

En vacances au Portugal. Il fait un gros soleil. La mer est calme. Une vie de rois. Je t’embrasse.

Je suis à la route d’Yverdon. Le temps est mauvais. Je m’amuse bien. Je rencontre des amis. On pense beaucoup à vous.

On est au stade du F.C. Bale. Cette nuit, il fait un peu froid. Le stade est plein de monde. Je rencontre un ami de longue date. Superbe. Je pense à toi.

Bonjour. Je suis à Yverdon-les-Bains. Sur la rive du lac de Neuchâtel. Il fait bon. Un tour en ville. Voir le château et les bains. Il fait beau. Bisous.

Dernière demeure. Ambiance douce et feutrée. Les anges s’occupent bien de moi. Je découvre le paradis. Je ne reviendrai pas.

Salut toi, comment ça va ? Je voulais te dire qu’à Yverdon il y a des boutiques formidables. Il faut que tu viennes une fois avec moi !…

Je suis à Hirondelle-les-Pivoines. Les vacances se passent bien. Je m’amuse. Je danse. Je fais la fête. Je me réjouis de vous voir. N’oubliez pas d’arroser les plantes ! Merci. Je vous ramène des boissons. Bises.

On vient de voir une montée d’alpage dans notre ruelle. Trop cool ! A plus.

Salut. Il fait très beau à Payerne. Le temps est chaud. A bientôt.

Je suis à Chevroux. Beau temps. On est à la plage. On bronze. A dans une semaine.

On visite la ville d’Orbe. C’est une ville romaine. Les petites ruelles sont toutes bien fleuries. On pense à vous.

Salut ma puce, je suis bien arrivée avec le train à Yverdon. Je vais visiter le château. C’est très intéressant. A la semaine prochaine.

Je suis à la rue d’Orbe. Il fait beau. Endroit bien propre. J’ai couru pendant trente minutes. Je rentre.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

On est allés marcher dans la forêt. Nous sommes tombés nez à nez sur le Mont-Blanc. Trop beau ! On rentre le 30.

Heureux à la rue de Bel-Air. Il fait beau. Je vais à la plage. J’ai fait du foot. A plus.

Cette fois, à Madrid. Beau temps. Ville immense. Gens très sympathiques. A bientôt.

On est à la maison. On est restés au lit.

On est à l’Echandole. Les lumières se sont éteintes. Je suis bien. Je voyage au son de la voix du comédien. Que de beaux endroits. C’est fini. Dommage. On reviendra.

Arbia Suzy Roseline Luciano Thérèse Anne Asuma Ifakete Violete Ana Hurija Andre Edmilson Christine Louise Michel Lucinio Marie-Thérèse Françisca Emilie Christophe Mario Lionel Josefa Françoise Angelo Amelia, Verena Franco Luz Isabel Marlen Manuel Gordana Emilia Cédric Nicolas, Samuel, Nathalie, Marcel, Gérald, Carlos Régine, Mirjana Lalla Paul Gordana Sandra Susana Joaò Elisabete  Rosa :

Merci !

Espèce d’espace

Mercredi 5 septembre 2012

 Françisca

 Espace de travail

Je fais du ménage. Je fais les lits. Je nettoie les salles de bain. Je nettoie la poussière. Et après je passe l’aspirateur. Je nettoie les fenêtres. Je fais la vaisselle du petit-déjeuner. Je nettoie le salon du petit déjeuner. Je passe l’aspirateur. Je range les draps et les fourres de duvet dans les armoires. C’est tout. J’aime bien faire ce travail. Je vais au travail avec le bus. Je rentre avec le bus. Je travaille tous les jours. Toute la journée. Des fois toute seule, des fois on est deux, le vendredi. J’ai un chariot avec du produit pour le calcaire, du produit pour les w.c., les draps, les fourres, et un sac pour mettre le linge sale. Je travaille dans cet hôtel depuis quatre ans. On est quatre femmes de chambre.

Un jour

Francisca

Mercredi 13 juin 2012

Un jour

Un jour je parle à ma mère.

Un jour je parle à ma soeur.

Un jour je parle à mon fils.

Un jour je parle à ma nièce.

Un jour je parle à mon oncle.

Un jour je parle à ma tante.

Un jour je parle à ma cousine.

Notes de chevet

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.   

Notes de chevet

Francisca

Mercredi 6 juin 2012

Choses qui égayent le coeur

C’est quand le bateau coule.

C’est quand le bateau passe.

Je vois un joli bateau qui passe à la rivière j’ai le coeur qui bat.

Une jolie chemise pour aller me promener à la plage.

Je vois un foulard rose blanc jaune.

Je vois un joli canard qui passe à la rivière.

Salade mêlée

Francisca

Mercredi 9 mai 2012

J’ai mis une belle chemise pour aller au rendez-vous avec mon médecin. Je suis superbe, gentille. Elle a été faire des courses pour la maison, chercher de la salade mêlée et du poisson en ville.

être avoir

Francisca

Mercredi 2 mai 2012

Je n’ai pas le permis de conduire.

J’ai un vélo.

Je suis en Afrique.

Je ne suis pas vieille.

Tu as un sac à main.

Tu n’as pas de chat.

Tu n’es pas content.

J’ai un enfant.

C’est un garçon.

Il a 11 ans.

 

Liste

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse, au fond du coeur.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

25.   Oiseaux

J’aime beaucoup le perroquet, bien que ce soit un oiseau des pays étrangers. Tout ce que les gens disent, il l’imite.

J’aime le coucou, le râle d’eau, la bécasse, l’étourneau, le gobe-mouche.

Le moineau à tête rouge.

La mouette.

La voix de l’oie sauvage est d’une mélancolie délicieuse quand on l’entend dans le lointain.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

27.   Insectes

Le criquet à sonnettes, le criquet des pins, la sauterelle tisserande, le papillon, la libellule, la luciole.

La phalène est très jolie et charmante. Lorsqu’on approche la lampe tout près, pour lire un roman, qu’elle est gracieuse quand elle passe, en volant, devant le livre!

29.   Cascades   

28.   Rivières  

32.   Villages  

33.   Herbes

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

82.   Choses qui ne servent plus à rien, mais qui rappellent le passé

98.   Ecrits

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.