Fascination pour la ville

François Bon

fascination pour la ville engloutie (poème)

on y perdait le jour, on y gagnait un grand calme

De tous temps les hommes avaient été fascinés par l’idée de villes englouties. Tant de contes et de légendes en découlaient. Tant d’initiatives malheureuses en avaient découlé aussi.

Pourtant, le perfectionnement des matériaux, des techniques d’assemblage, et surtout le savoir progressif qui permettait de capter un peu de l’énergie thermique ou sismique des grands fonds avait permis, dans plusieurs océans, comme une ceinture régulière, le développement de ces villes nouvelles.

Sans compter la protection qu’elles offraient contre le désordre de la surface, les guerres qui les agitaient et toutes ces catastrophes.

La demande pour rejoindre les nouvelles villes englouties étaient fortes. Mais elles-mêmes désormais, à mesure qu’elles s’émancipaient de la surface terrienne pour leurs matériaux, leur approvisionnement, leur commerce, devenaient réticentes à un développement trop massif ou trop rapide. D’autre part, s’établissait progressivement, de l’une à l’autre, un réseau de liaisons indépendantes – on s’acheminait bien vers deux mondes, un du dessus et un du dessous, mais celui du dessous était de plus en plus préférable.

On manquait d’échappées, de voyages, de distractions et loisirs ? Qu’en faisait-on, dans le triste dehors ? Et l’administration ici était simple, les décisions collectives remises à la communauté – on avait débarrassé ces bulles d’humanité restreinte d’une bonne part du couvercle et personnel politique qui grevait tant la vie dans le jour sec des villes d’en haut.

Si on avait longtemps échoué à bâtir les premières villes englouties, c’est qu’on ne les tentait pas par assez de fond, on n’osait pas assez s’éloigner des anciennes rives. Il fallait descendre où l’eau est sombre et sans jour, s’ancrer dans les fissures, aller au contact des sources chaudes, oublier la proximité et l’échange.

On reconstruisait à l’intérieur un jour artificiel qui était bien assez de jour. Les sas qui correspondaient aux anciennes portes servaient d’observatoire : ces portes et fenêtres qui ne s’ouvraient pas étaient importantes pour l’équilibre, la méditation, la solitude. Après quoi on revenait dans les bâtiments.

Pour le reste, les bornes de recharge bleues en points d’échange communauté, les lieux de contrôle, gestion et commande, voire production, ressemblaient beaucoup à ceux du monde d’en haut.

Ce qu’on avait gagné, c’est ce silence. Ce qu’on avait gagné, c’est ce calme : à quoi bon aller voir ailleurs, et de toute façon on ne pouvait pas. Et puis c’était si beau, en soi-même, dans le fond des fosses marines, ces hautes élévations compactes dont toutes les lumières (inépuisable énergie des sources marines) faisaient un monde de rêve et de vertige.

Voir le texte avec les photos sur le site de François Bon ici :  www.tierslivre.net

Fascination pour la ville

Mercredi 17 avril 2013

Marie-Thérèse

 Une ville

La ville dans laquelle j’aimerais aller vivre c’est au Cameroun, Yaoundé, parce qu’on y trouve les gens très gentils, on peut discuter avec les gens et c’est une ville qui est toujours en mouvement, il y a toujours les gens, pour nous rendre au village pour aller chercher la marchandise on prend les cars. J’aime beaucoup la ville parce qu’on peut trouver tout ce qu’on veut. Il fait toujours beau, même s’il y a la pluie, après la pluie le beau revient.

Nuit de Sindelfingen

Laurent Margantin

Tu as souvent voulu retourner dans la nuit de Sindelfingen. Déjà à Tübingen, tu as commencé plusieurs textes intitulés Nuit de Sindelfingen, que tu n’achevais jamais. Tu te souviens que tu étais dans un bus qui te conduisait à l’usine Daimler, qu’il y avait des ouvriers dans le bus à côté de toi, que c’était la nuit, que tu ne sortais jamais de cette nuit. Tu as souvent voulu retourner dans la nuit de Sindelfingen, mais à chaque fois tu craignais de ne pas savoir parler de ce monde de l’usine que tu avais connu pendant un an, quatorze mois exactement, à chaque fois tu t’arrêtais dans le bus, incapable d’évoquer l’usine et surtout le travail que tu y faisais, les outils dont tu te servais chaque jour, outils dont tu ignorais le nom en français (et souvent même en allemand), à chaque fois tu t’arrêtais à un fragment de texte, incapable de parler de cet univers auquel tu étais étranger, doublement étranger puisque tu ne faisais partie d’aucune des nationalités représentées dans l’usine, et parce que tu étais d’un autre monde, petit étudiant venu gagner des sous pendant les vacances (même si finalement tu restas quatorze mois). (…)

Lire la suite du texte de Laurent Margantin sur le site « oeuvres ouvertes »,  ici.

Nuit de …

Mercredi 16 janvier 2013

 Marie-Thérèse

J’avais trente ans j’allais toujours au marché et je prenais le bus à l’arrêt pour aller vendre les marchandises je mangeais à midi après je prenais le bus pour rentrer j’habitais dans la ville on l’appelait Aubala. Après deux ans je l’ai quittée pour me rendre au village et là-bas au village j’ai trouvé les gens qui étaient gentils j’allais souvent les trouver on discutait les choses de la vie et quand la nuit tombait tout le monde rentrait chez lui on se disait bonne nuit gros bisous dormez bien à demain.

Yeux

14 janvier 2013

765. Yeux

Avec son premier œil, Marge voit le bois des murs, des planchers et du plafond, le mobilier qui s’y trouve, avec son deuxième œil, elle observe la texture et les couleurs, les teintures, les tissus et les matériaux, avec son troisième œil, elle perçoit les forêts humides et les machines qui les ont fabriquées, avec son quatrième œil, elle sent le parfum des arbres qui s’échappe des murs, les relents poussiéreux de l’usine qui a produit en série les jolis rideaux, avec son cinquième œil, la mousse et l’herbe sous ses pieds la chatouillent, mais cet enfant gris à la mine asiatique affairé à son métier la perturbe, avec son sixième œil, elle vole comme l’oiseau quitte sa branche, pour fuir cette réalité qu’elle ne veut pas voir, avec son septième œil, elle aperçoit une femme, c’est Princesse Apocalypse qui vient à son secours…

Josée Marcotte

Blog de Josée Marcotte : www.marge-autofictive.org

Site de Josée Marcotte : L’Imachination

Yeux

Mercredi 30 janvier 2013

Marie-Thérèse

Avec mon premier oeil quand je quitte l’appartement j’arrive à la gare je vois les gens,

avec mon deuxième oeil je vois la poste et le relais, après je prends le train j’arrive à Lausanne,

avec mon troisième oeil je vois les bus et je prends le bus j’arrive à la cuisine je trouve les gens.

Avec mon quatrième oeil je vois les machines après je vais au frigo,

avec mon cinquième oeil je vois la salade rouge et verte.

Avec mon sixième oeil je vois les bananes et les oranges.

243 cartes postales en couleur véritable

A l’occasion d’un atelier d’écriture épistolaire initié par la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains, près de 243 cartes postales en couleur véritable ont été écrites avec Georges Perec en octobre et novembre 2012 dans les cours de l’association Lire et Ecrire, au Brassus, à Orbe, à Payerne et à Yverdon. De ces textes est né un Cabaret Timbré, le 5 décembre 2012 à l’Echandole.

Voir la vidéo du Cabaret Timbré sur le blog de la bibliothèque municipale

Par ailleurs, des cartes écrites par les apprenants étaient exposées à la bibliothèque…

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Cabaret timbré 1/4

 

Je suis à l’Echandole. Je suis en train de voir un spectacle. Il y a du monde. C’était gratuit, l’entrée. Je rentre dans une heure.

Bons baisers de Copacabana. On dort le matin. On va à la plage l’après-midi. La belle vie.

On est aux Maldives. Le voyage s’est bien passé. Les plages sont magnifiques. Il y a beaucoup de poissons colorés. On se réjouit de vous revoir pour tout vous raconter.

Nous voilà au Kenya. Du soleil et de la pluie tous les jours. On regarde la faune sauvage la journée. On mange la gazelle le soir. On rentre dimanche.

Nous sommes en pleine forêt. A la Vallée de Joux. Il fait chaud. On est à la recherche des champignons. Les enfants s’amusent bien. A bientôt.

Je suis à Chavornay. Il fait beau. Je vais à la fête des tortues. C’est magnifique. Il y a à manger et à boire. A bientôt. Bisous.

Là je me trouve dans une petite ville très charmante : Yverdon-les-Bains. Une jolie petite plage où on peut faire du volley. Et le paysage est très fleuri. Je visite les monuments. Je reviens dans 2 jours. Bises

On est au camping d’Orbe. Il y a une belle piscine. Je me promène dans la nature. Mille pensées.

Coucou. je suis à  à la rue du Lac. Je fais les magasins. Il fait beau. Bisous.

Nous voilà à Munich. J’adore. La ville est magnifique. Partout il y a plein de monde.Tellement de choses à voir. Gros bisous à tous.

Nous sommes à la plage d’Yverdon. Avons fait connaissance avec tout plein de gens charmants. On fait des grillades, saucisses de veau. Des enfants jouent à la corde à sauter. On revient bientôt.

Bonjour, je suis à Payerne. Le temps est magnifique. Je vais bien. Je fais du foot. Ciao, à bientôt.

Je t’écris de la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains. Il fait sombre et froid.

je lis et j’écris beaucoup. Du Panofsky ! Je pense à toi tout le temps.

Salut, je suis au Portugal. La pluie tombe beaucoup, tous les jours. Je regarde un beau paysage vert et marron. On mange de bons haricots avec beaucoup de plaisir. Mille bisous et à bientôt.

On est à l’Hôtel de Ville. Bien confortable. Belle vue. J’ai passé l’après-midi sur internet. Bisous.

Bonjour d’Appenzell. Il pleut. Visite d’un Musée. On mange du fromage. A bientôt.

A Lucens, un petit village. Il y a 2700 habitants. Il y a la Coop. La banque. La pharmacie. Le médecin et l’école.

On est à l’Echandole. A voir un très bon spectacle de musique. Ça va finir à vingt-deux heures. On arrive vers minuit. On pense à vous.

Cabaret timbré 2/4

A l’Echandole. Il fait chaud dans la salle. Nous regardons un théâtre. Il nous fait rigoler. A bientôt.

Bonjour, je suis aux Açores. Le climat est tropical. La mer est très belle. Je marche. Mille pensées.

On est à Paris. Très beau temps. La belle vie. Les musées sont intéressants. On pense à vous.

Nous sommes en Italie. J’adore la langue italienne. Kiss.

On est à la gare d’Yverdon. Le buffet de la gare fait de belles crevettes chaudes. J’ai pris 2 kilos. On est très bien. Mille pensées.

Hello! Devinez où je suis! A la Broye vers Payerne. Je déguste les bons saucissons avec un vin payernois. Mon dessert, gâteau payernois avec de bonnes noix à l’intérieur. Ensuite visite de la ville. Il fait beau. Je profite. A plus. Bises

Un petit coucou de Fribourg. Une très belle journée pour se promener. On marche beaucoup, On va manger la fondue à « La Gruyère ». Ciao. A ce soir.

Je me trouve dans une petite rue où j’aperçois des petites terrasses très charmantes. Vue sur une statue qui s’appelle Pestalozzi. Je déguste des petites salades. Je pense à vous.

Salut. Je suis à Porto. Je visite des châteaux. Je mange de bons gâteaux. Je pense à vous. A bientôt.

Je suis à Yverdon. Il fait super beau. Je suis très heureux. Le concert de Heavy Metal était magnifique. A très bientôt.

Bonjour Maman. Ici à Montagny, le temps n’est pas fantastique. Grand-maman est presque chiante. Je vais m’ennuyer encore deux jours et je rentrerai.

On est au parc japonais. Je fais beaucoup de connaissances. J’aime bien le petit lac artificiel : on se croirait à Genève. C’est calme. A bientôt.

Salut. Nous sommes en vacances à la montagne. Il fait beau. On est très bien. J’ai pris plein de crevettes. On revient la semaine prochaine. Mille pensées.

Me voilà à la Vallée de Joux. Il neige! C’est magnifique. La couleur verte est partie . C’ est le blanc qui la remplace. A bientôt !!!

Un petit mot du refuge du Sapin. Il fait faim. Les grillades cuisent tranquillement. Mille pensées.

Halo. On est à Cartagena. Il fait beau temps. La mer est calme pour les enfants. Nous sommes très contents. A bientôt.

Je suis à Montreux. Il pleut un peu. Je suis à l’abri, au théâtre. Le concert est très relaxant. Mes salutations.

Depuis le Brésil. De nouveau près de la mer. Belles nanas. Je me suis fais plein de copines. Je rentre le 5.

Je suis rue du Milieu. Je me promène. A bientôt.

Je suis à Torgon. Il neige. Les pistes sont bonnes. On mange une fondue. Bisous.

Je suis à l’Echandole. Je participe au spectacle que notre fils va nous présenter. Il y a beaucoup de monde. Tout est plein. Il n’y a plus de places. On va se voir dimanche. A bientôt.

Cabaret timbré 3/4

On est à l’Echandole. C’est curieux. Le spectacle est féerique. Je pense à vous.

Je suis à Lisbonne. Je suis très fatigué du voyage. Ça sent bon. Je suis rentré chez moi. Je reviens vite.

Je suis à l’Echandole. Je regarde le théâtre. J’ai mal aux pieds. Il fait chaud. A bientôt.

Hello. Je suis à Panama. Un petit pays très pratique. Un style américain. Comme je l’aime beaucoup. Bise.

De retour chez moi. Les pieds sur terre. Rien n’a changé. Retrouvé mon chien. Viens me voir !

Nous sommes allés à la place Pestalozzi nous balader. Nous avons bu un verre. Nous avons commandé deux cafés. Il faisait chaud. A bientôt.

Un petit mot de Payerne. Il fait mauvais temps. On est très mal. Je ne fais rien. On ne rentre pas.

Je suis en Espagne. Madrid est un village très grand. Et joli. Je vous embrasse.

On est à la rue des Uttins. Très grande usine Stoll. Il y a beaucoup d’entreprises. J’aime bien le Coyote. C’est spécial. A bientôt.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

Je suis au Jardin japonais. J’ai pêché un poisson rouge. Je rentre le week-end prochain.

On est à la rue de Montagny. Le quartier est calme. Très spécial, le petit stade en copeaux. A bientôt.

Tu pourras pas le croire. On est sur la lune. On se promène tout doucement. Le terrain est plein de trous. On mange de la lunacic. C’est une spécialité d’ici. La prochaine fois, on viendra ensemble.

Maintenant à la rue des Uttins. C’est le moment de faire la sieste. J’ai bien mangé au restaurant. J’ai rencontré un pote. A tout à l’heure.

Bonjour, je suis en vacances rue de la Cannelle. Le voyage a été bon. Joli. Beaucoup de pluie ! Bisous.

Depuis Croy. Je trempe l’hameçon au bord du Nozon. On tombe sur une forêt de champignons. On se régale. Salutations.

On est au Cap-Vert. Les gens sont tous très très gentils. A bientôt.

Je suis à la rue du Four. Je me promène. A bientôt.

Nous nous sommes arrêtés au col du Saint-Bernard. Il faisait beau. Nous avons repris la route direction l’Italie. On pense à vous.

Un petit mot de Lully. On est très bien. La maison est grande. On fait des grillades. On pense beaucoup à vous.

On est au Grand Hôtel d’Yverdon-les-Bains. Temps merveilleux. On va aux bains thermaux. C’est beau ! Ah, la couleur bleu. La chambre est jolie. Mille pensées.

Salut mon amour. Je suis bien. Aujourd’hui, je vais visiter le château à Yverdon, rue Pestalozzi. Tu me manques. Gros bisous.

Beverly Hills. Le temps est extraordinaire. Je fais du shopping avec les stars de cinéma. On va visiter Hollywood. Salutations.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je suis à Paris. Il fait très chaud. Il y a beaucoup de monde à Paris. Je mange beaucoup de crevettes. Je fais les magasins, j’achète beaucoup d’habits. A bientôt.

Salut à tous ! Je suis dans la Broye. Vive Payerne ! Superbe abbatiale située en plein centre ville. Visite du musée artistique. Visite de la Broye. Bonne promenade et un magnifique beau temps. Aucun nuages. A bientôt. Bisous.

Je suis à l’Echandole. A la salle de théâtre. C’est très joli. Je vois les musiciens qui jouent de la musique. Il y a beaucoup de gens qui regardent. C’est très joli. J’aime.

Je te laisse. Je te fais de gros bisous.

Cabaret timbré 4/4

Je suis à l’Echandole. Avec des amis. Ce soir j’écoute de la musique classique et du théâtre. Pour la tranquillité, c’est idéal. J’adore être dans cette petite salle si paisible, et calme. A bientôt. A la semaine prochaine.

Coucou mon cher frère. Je pense toujours à toi. Moi je vais bien. Je suis à la plage d’Yverdon.

Bonjour de Rimini! On va à la plage. Il fait très beau. Le temps est superbe. Bisou.

On est à Tarafal. Plage magnifique. Le soleil brûle. Bisou.

On est à Lucerne. On pêche des poissons.

Une carte de Strasbourg. Il fait beau. Je mange de la choucroute. Je visite la petite France. Gros bisou.

Nous campons près du Sentier à la Vallée. Temps merveilleux. On se promène au bord du lac. On a mangé le fameux vacherin. Pensées amicales.

En vacances au Portugal. Il fait un gros soleil. La mer est calme. Une vie de rois. Je t’embrasse.

Je suis à la route d’Yverdon. Le temps est mauvais. Je m’amuse bien. Je rencontre des amis. On pense beaucoup à vous.

On est au stade du F.C. Bale. Cette nuit, il fait un peu froid. Le stade est plein de monde. Je rencontre un ami de longue date. Superbe. Je pense à toi.

Bonjour. Je suis à Yverdon-les-Bains. Sur la rive du lac de Neuchâtel. Il fait bon. Un tour en ville. Voir le château et les bains. Il fait beau. Bisous.

Dernière demeure. Ambiance douce et feutrée. Les anges s’occupent bien de moi. Je découvre le paradis. Je ne reviendrai pas.

Salut toi, comment ça va ? Je voulais te dire qu’à Yverdon il y a des boutiques formidables. Il faut que tu viennes une fois avec moi !…

Je suis à Hirondelle-les-Pivoines. Les vacances se passent bien. Je m’amuse. Je danse. Je fais la fête. Je me réjouis de vous voir. N’oubliez pas d’arroser les plantes ! Merci. Je vous ramène des boissons. Bises.

On vient de voir une montée d’alpage dans notre ruelle. Trop cool ! A plus.

Salut. Il fait très beau à Payerne. Le temps est chaud. A bientôt.

Je suis à Chevroux. Beau temps. On est à la plage. On bronze. A dans une semaine.

On visite la ville d’Orbe. C’est une ville romaine. Les petites ruelles sont toutes bien fleuries. On pense à vous.

Salut ma puce, je suis bien arrivée avec le train à Yverdon. Je vais visiter le château. C’est très intéressant. A la semaine prochaine.

Je suis à la rue d’Orbe. Il fait beau. Endroit bien propre. J’ai couru pendant trente minutes. Je rentre.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

On est allés marcher dans la forêt. Nous sommes tombés nez à nez sur le Mont-Blanc. Trop beau ! On rentre le 30.

Heureux à la rue de Bel-Air. Il fait beau. Je vais à la plage. J’ai fait du foot. A plus.

Cette fois, à Madrid. Beau temps. Ville immense. Gens très sympathiques. A bientôt.

On est à la maison. On est restés au lit.

On est à l’Echandole. Les lumières se sont éteintes. Je suis bien. Je voyage au son de la voix du comédien. Que de beaux endroits. C’est fini. Dommage. On reviendra.

Arbia Suzy Roseline Luciano Thérèse Anne Asuma Ifakete Violete Ana Hurija Andre Edmilson Christine Louise Michel Lucinio Marie-Thérèse Françisca Emilie Christophe Mario Lionel Josefa Françoise Angelo Amelia, Verena Franco Luz Isabel Marlen Manuel Gordana Emilia Cédric Nicolas, Samuel, Nathalie, Marcel, Gérald, Carlos Régine, Mirjana Lalla Paul Gordana Sandra Susana Joaò Elisabete  Rosa :

Merci !

Espèce d’espace

Mercredi 5 septembre 2012

 Marie-Thérèse

Espace de travail

Je travaille à Lausanne dans la cuisine des personnes âgées. Des fois je fais la cuisine froide, pour la cuisine froide on fait les salades et les desserts, des fois je fais aussi le potage. Quand j’ai fini de faire tout ça après mon chef me dit : « tu peux faire aussi la viande mais tu fais un peu plus de viande, même pour quarante personnes. » A midi je vais faire la plonge et le soir on fait le café complet, après mon chef me dit « c’est fini pour ce soir, on peut rentrer à la maison. »

Un jour

Marie-Thérèse

Mercredi 13 juin 2012

Un jour

Un jour maman chante.

Un jour mon père m’appelle.

Un jour mon bébé mange la viande.

Un jour je suis avec ma famille.

Un jour mon frère court avec ses amis.

Un jour j’aime aller en ville.

Un jour j’aime la cuisine.

Un jour je suis avec mes collègues.

Un jour je me marie.

Un jour j’aime ma belle-mère.

Un jour je mange des poissons rouges.

Un jour je lis les messages.

Un jour je travaille à la maison.

Notes de chevet

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.   

Notes de chevet

Marie-Thérèse

Mercredi 6 juin 2012

Choses qui font battre le coeur : par exemple l’accident.

Choses qui font naître un doux souvenir du passé : les magasins très jolis.

Choses qui égayent le coeur : le mariage les fêtes les anniversaires.

C’est quelque chose de grave qui arrive par surprise quand les voitures vont très vite quand une femme accouche son bébé ça fait peur.

 

Rue du Collège 4, armoire

Marie-Thérèse

Mercredi 30 mai 2012

Je quitte chez moi pour aller au cours de mercredi et quand j’arrive là-bas je trouve la cuisine, dans la cuisine je vois une cuisinière, une armoire fermée, j’ouvre, dedans je vois cinq étagères dedans je vois le café et les chocolats noirs et les jus et les thés et du sirop à l’orange dans les paniers il y a beaucoup de biscuits les boîtes j’ai aussi de l’autre côté le vin rouge en haut dans l’armoire il y a les sacs noirs et rouges.

Par la fenêtre, transports

Marie-Thérèse

Mercredi 23 mai 2012

Je vois la rue des Moulins qui descend dans la rue il y a les feux rouges les voitures arrivent au feu s’arrêtent pour attendre leur tour pour passer. Je vois les gens qui passent à la rue d’autres sont bien d’autres ne sont pas bien parce que les gens ont beaucoup de soucis la vie n’est pas facile pour tout le monde.

Salade mêlée

Marie-Thérèse

Mercredi 9 mai 2012

Mon bébé est parti à la boucherie pour acheter de la viande j’ai rendez-vous ce soir avec ma fille qui est très belle pour manger la viande que son frère est parti acheter. Toute la journée mes collègues et moi on a travaillé beaucoup cette semaine. Actuellement je fais un peu de progrès dans le cours Lire et Ecrire et je suis très contente de moi-même. Je fais du vélo en Afrique mais c’est très fatigant parce qu’on n’a pas de bonnes rues. mon garçon a beaucoup de chance dans sa vie parce qu’il a son permis de conduire et il est très content et il me dit : « maman, je suis tout content ».

Liste

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse, au fond du coeur.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

25.   Oiseaux

J’aime beaucoup le perroquet, bien que ce soit un oiseau des pays étrangers. Tout ce que les gens disent, il l’imite.

J’aime le coucou, le râle d’eau, la bécasse, l’étourneau, le gobe-mouche.

Le moineau à tête rouge.

La mouette.

La voix de l’oie sauvage est d’une mélancolie délicieuse quand on l’entend dans le lointain.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

27.   Insectes

Le criquet à sonnettes, le criquet des pins, la sauterelle tisserande, le papillon, la libellule, la luciole.

La phalène est très jolie et charmante. Lorsqu’on approche la lampe tout près, pour lire un roman, qu’elle est gracieuse quand elle passe, en volant, devant le livre!

29.   Cascades   

28.   Rivières  

32.   Villages  

33.   Herbes

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

82.   Choses qui ne servent plus à rien, mais qui rappellent le passé

98.   Ecrits

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.