Fascination pour la ville

François Bon

fascination pour la ville engloutie (poème)

on y perdait le jour, on y gagnait un grand calme

De tous temps les hommes avaient été fascinés par l’idée de villes englouties. Tant de contes et de légendes en découlaient. Tant d’initiatives malheureuses en avaient découlé aussi.

Pourtant, le perfectionnement des matériaux, des techniques d’assemblage, et surtout le savoir progressif qui permettait de capter un peu de l’énergie thermique ou sismique des grands fonds avait permis, dans plusieurs océans, comme une ceinture régulière, le développement de ces villes nouvelles.

Sans compter la protection qu’elles offraient contre le désordre de la surface, les guerres qui les agitaient et toutes ces catastrophes.

La demande pour rejoindre les nouvelles villes englouties étaient fortes. Mais elles-mêmes désormais, à mesure qu’elles s’émancipaient de la surface terrienne pour leurs matériaux, leur approvisionnement, leur commerce, devenaient réticentes à un développement trop massif ou trop rapide. D’autre part, s’établissait progressivement, de l’une à l’autre, un réseau de liaisons indépendantes – on s’acheminait bien vers deux mondes, un du dessus et un du dessous, mais celui du dessous était de plus en plus préférable.

On manquait d’échappées, de voyages, de distractions et loisirs ? Qu’en faisait-on, dans le triste dehors ? Et l’administration ici était simple, les décisions collectives remises à la communauté – on avait débarrassé ces bulles d’humanité restreinte d’une bonne part du couvercle et personnel politique qui grevait tant la vie dans le jour sec des villes d’en haut.

Si on avait longtemps échoué à bâtir les premières villes englouties, c’est qu’on ne les tentait pas par assez de fond, on n’osait pas assez s’éloigner des anciennes rives. Il fallait descendre où l’eau est sombre et sans jour, s’ancrer dans les fissures, aller au contact des sources chaudes, oublier la proximité et l’échange.

On reconstruisait à l’intérieur un jour artificiel qui était bien assez de jour. Les sas qui correspondaient aux anciennes portes servaient d’observatoire : ces portes et fenêtres qui ne s’ouvraient pas étaient importantes pour l’équilibre, la méditation, la solitude. Après quoi on revenait dans les bâtiments.

Pour le reste, les bornes de recharge bleues en points d’échange communauté, les lieux de contrôle, gestion et commande, voire production, ressemblaient beaucoup à ceux du monde d’en haut.

Ce qu’on avait gagné, c’est ce silence. Ce qu’on avait gagné, c’est ce calme : à quoi bon aller voir ailleurs, et de toute façon on ne pouvait pas. Et puis c’était si beau, en soi-même, dans le fond des fosses marines, ces hautes élévations compactes dont toutes les lumières (inépuisable énergie des sources marines) faisaient un monde de rêve et de vertige.

Voir le texte avec les photos sur le site de François Bon ici :  www.tierslivre.net

Fascination pour la ville

Mercredi 17 avril 2013

 Marie-Yolette

Fascination pour la ville

C’est une ville au bord de la mer qui me ferait très grand plaisir et qui ferait du bien pour ma tête avec le plaisir qui ferait du bien pour le corps, pour vivre toujours jusqu’à la fin des temps avec ma famille en toute sécurité.

Une vie


Le 6 février 2013

 Joachim Séné

Je veux voter pour le meilleur parti politique, le plus léger, le plus rapide, le plus ergonomique, au forfait le plus compréhensible, le plus souple et le mieux adapté à mes besoins uniques et personnels, sur le réseau le plus rapide, le plus moderne.

Je veux le meilleur prêt à la consommation, le plus confortable, le plus design, le plus sécurisant, le plus économique, hybride, le plus proche de moi et de mes proches.

Je veux le meilleur café, le plus loin, le plus dépaysant, le moins touristique, le plus aventureux, le plus chaud, le mieux organisé à mes besoins respectueux de l’environnement et des indigènes, et le moins cher, avec la meilleure assurance annulation et la meilleure assurance rapatriement, je veux le café robusta le plus unique.

Je veux également le meilleur produit d’entretien, sol et plafond, tout risque, pour l’habitation et la vie, l’auto et la santé, l’incendie et la personne, incluant responsabilité civile et prévoyance, aux meilleures conditions et au meilleur tarif, le plus décapant.

Je veux le meilleur canapé-lit, le plus complet et le plus avantageux, le plus rentable, un vrai placement sur l’avenir, je veux le meilleur avenir.

Je veux la meilleure assurance-vie, la plus convertible, déhoussable et lavable, la plus robuste et la plus neutre pour aller dans tous les salons de toutes les maisons de toutes les vies dans lesquelles j’irai vivre.

Je veux la meilleure voiture, au meilleur taux, aux meilleures conditions, aux meilleurs points fidélités, pour me permettre d’acheter en composant un simple code simple comme un coup de volant les meilleures produits, les plus récents, les plus en vue, sans engagement et sous réserve des conditions d’acceptation.

Je veux le meilleur smartphone, le plus acidulé, le plus équitable, le plus bio, le plus fort, le plus excitant, le plus noir, le plus mousseux, avec le meilleur processeur, et l’écran à la pression la plus forte.

Je veux le meilleur séjour de vacances, le plus vert, le plus jaune, le plus lavant, le moins nocif, le plus générique, le plus tueur de bactéries.

Je veux la meilleure chemise, la plus synthétique, la plus importante, la plus partagée, la mieux décryptée et la plus compréhensible, découpée, taillée, cousue, par le spécialiste le plus connu et le plus reconnu, le plus pertinent et le plus impertinent, qui délivre de la meilleure diction la chemise taille 41-42 la plus percutante et la proche de moi et la plus mondiale.

Je veux le meilleur pull-over à col roulé, le plus littéraire, le plus romanesque, le plus distrayant, le plus prenant, le plus drôle, le plus grave, le mieux écrit et le plus lisible, le plus important, de la meilleure laine, la plus lue, la plus classique, la mieux critiquée, je veux le pull-over le plus vendu et le mieux adapté au cinéma.

Je veux le meilleur diplôme, le plus chaud, le plus doux, le plus lavable sans rétrécir.

Je veux le meilleur livre, le mieux coupé, le plus droit.

Je veux le meilleur spectacle de music-hall new-yorkais, avec les plus belles couleurs ou les noirs les plus profonds, le plus à la mode, au col le mieux amidonné, aux boutons les mieux cousus et les plus solides, le spectacle le plus facile à repasser, sans formaldéhyde et le plus sexy.

Je veux écouter les meilleurs tubes, les plus belles chansons, celles qui ne tombent pas, celles qui ne serrent pas, les plus chaudes et les moins transpirantes.

Je veux la meilleure cravate, dans le meilleur établissement aux taux de réussites les plus hauts, avec les motifs donnés par les meilleurs professeurs, aux équipements les plus modernes, délivrant le style le mieux coté.

Je veux le meilleur caleçon, le plus raisonnable et le plus honnête, le mieux organisé et le plus éloquent, le plus éclairé et le plus franc, formé d’une élite formée dans les meilleures écoles et sur les meilleurs terrains, aux parcours les mieux indiqués et les plus enviables, pouvant contenir les carrières les plus vertueuses et les plus variées, le caleçon qui répond de lui-même aux questions les plus pertinentes, les mieux posées, dans les circonstances les meilleures et les pires, dans l’alternance ou dans l’opposition, et retour.

Je veux être le meilleur citoyen, le mieux intégré, le plus informé, le mieux éduqué, le plus volontaire et le mieux cultivé, le plus facile à nouer et à dénouer, je veux être celui au meilleur salaire et aux meilleures compétences, au meilleur poste à l’âge idéal, au meilleur poste dans la meilleure entreprise à taille la plus humaine possible, il suffit de mesurer, dans le meilleur service, avec le meilleur projet pour le meilleur client, et la meilleure équipe et les meilleures horaires et les avantages les plus avantageux.

Je veux être ici, à la meilleure place possible dans le meilleur des mondes possibles qui est celui-ci à n’en pas douter et je me battrai pour ça, s’il le faut jusqu’au sommeil.

Je veux la meilleure vie.

Je veux obéir.

 (Le site de Joachim Séné est ici)

Une vie

Mercredi 13 février 2013

Marie-Yolette

Et si l’on rendait les bonnes choses encore meilleures ?

Pour mener à bien ce projet je veux la meilleure crème soyeuse régénération intense,

je veux la meilleure robe facile à plier,

je veux la meilleure salle de cinéma pour bien regarder,

je veux la meilleure marque pour mon visage,

je veux le meilleur avantage.

Yeux

14 janvier 2013

765. Yeux

Avec son premier œil, Marge voit le bois des murs, des planchers et du plafond, le mobilier qui s’y trouve, avec son deuxième œil, elle observe la texture et les couleurs, les teintures, les tissus et les matériaux, avec son troisième œil, elle perçoit les forêts humides et les machines qui les ont fabriquées, avec son quatrième œil, elle sent le parfum des arbres qui s’échappe des murs, les relents poussiéreux de l’usine qui a produit en série les jolis rideaux, avec son cinquième œil, la mousse et l’herbe sous ses pieds la chatouillent, mais cet enfant gris à la mine asiatique affairé à son métier la perturbe, avec son sixième œil, elle vole comme l’oiseau quitte sa branche, pour fuir cette réalité qu’elle ne veut pas voir, avec son septième œil, elle aperçoit une femme, c’est Princesse Apocalypse qui vient à son secours…

Josée Marcotte

Blog de Josée Marcotte : www.marge-autofictive.org

Site de Josée Marcotte : L’Imachination

Yeux

Mercredi 30 janvier 2013

Marie-Yolette

 Avec son premier oeil elle voit la télé.

Avec son deuxième oeil elle voit le magasin et le parfum.

Avec son troisième oeil elle voit le restaurant.

Avec son quatrième oeil elle voit mon fils.

Avec son cinquième oeil elle voit son futur.

Avec son sixième oeil elle voit sa princesse.

243 cartes postales en couleur véritable

A l’occasion d’un atelier d’écriture épistolaire initié par la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains, près de 243 cartes postales en couleur véritable ont été écrites avec Georges Perec en octobre et novembre 2012 dans les cours de l’association Lire et Ecrire, au Brassus, à Orbe, à Payerne et à Yverdon. De ces textes est né un Cabaret Timbré, le 5 décembre 2012 à l’Echandole.

Voir la vidéo du Cabaret Timbré sur le blog de la bibliothèque municipale

Par ailleurs, des cartes écrites par les apprenants étaient exposées à la bibliothèque…

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Cabaret timbré 1/4

 

Je suis à l’Echandole. Je suis en train de voir un spectacle. Il y a du monde. C’était gratuit, l’entrée. Je rentre dans une heure.

Bons baisers de Copacabana. On dort le matin. On va à la plage l’après-midi. La belle vie.

On est aux Maldives. Le voyage s’est bien passé. Les plages sont magnifiques. Il y a beaucoup de poissons colorés. On se réjouit de vous revoir pour tout vous raconter.

Nous voilà au Kenya. Du soleil et de la pluie tous les jours. On regarde la faune sauvage la journée. On mange la gazelle le soir. On rentre dimanche.

Nous sommes en pleine forêt. A la Vallée de Joux. Il fait chaud. On est à la recherche des champignons. Les enfants s’amusent bien. A bientôt.

Je suis à Chavornay. Il fait beau. Je vais à la fête des tortues. C’est magnifique. Il y a à manger et à boire. A bientôt. Bisous.

Là je me trouve dans une petite ville très charmante : Yverdon-les-Bains. Une jolie petite plage où on peut faire du volley. Et le paysage est très fleuri. Je visite les monuments. Je reviens dans 2 jours. Bises

On est au camping d’Orbe. Il y a une belle piscine. Je me promène dans la nature. Mille pensées.

Coucou. je suis à  à la rue du Lac. Je fais les magasins. Il fait beau. Bisous.

Nous voilà à Munich. J’adore. La ville est magnifique. Partout il y a plein de monde.Tellement de choses à voir. Gros bisous à tous.

Nous sommes à la plage d’Yverdon. Avons fait connaissance avec tout plein de gens charmants. On fait des grillades, saucisses de veau. Des enfants jouent à la corde à sauter. On revient bientôt.

Bonjour, je suis à Payerne. Le temps est magnifique. Je vais bien. Je fais du foot. Ciao, à bientôt.

Je t’écris de la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains. Il fait sombre et froid.

je lis et j’écris beaucoup. Du Panofsky ! Je pense à toi tout le temps.

Salut, je suis au Portugal. La pluie tombe beaucoup, tous les jours. Je regarde un beau paysage vert et marron. On mange de bons haricots avec beaucoup de plaisir. Mille bisous et à bientôt.

On est à l’Hôtel de Ville. Bien confortable. Belle vue. J’ai passé l’après-midi sur internet. Bisous.

Bonjour d’Appenzell. Il pleut. Visite d’un Musée. On mange du fromage. A bientôt.

A Lucens, un petit village. Il y a 2700 habitants. Il y a la Coop. La banque. La pharmacie. Le médecin et l’école.

On est à l’Echandole. A voir un très bon spectacle de musique. Ça va finir à vingt-deux heures. On arrive vers minuit. On pense à vous.

Cabaret timbré 2/4

A l’Echandole. Il fait chaud dans la salle. Nous regardons un théâtre. Il nous fait rigoler. A bientôt.

Bonjour, je suis aux Açores. Le climat est tropical. La mer est très belle. Je marche. Mille pensées.

On est à Paris. Très beau temps. La belle vie. Les musées sont intéressants. On pense à vous.

Nous sommes en Italie. J’adore la langue italienne. Kiss.

On est à la gare d’Yverdon. Le buffet de la gare fait de belles crevettes chaudes. J’ai pris 2 kilos. On est très bien. Mille pensées.

Hello! Devinez où je suis! A la Broye vers Payerne. Je déguste les bons saucissons avec un vin payernois. Mon dessert, gâteau payernois avec de bonnes noix à l’intérieur. Ensuite visite de la ville. Il fait beau. Je profite. A plus. Bises

Un petit coucou de Fribourg. Une très belle journée pour se promener. On marche beaucoup, On va manger la fondue à « La Gruyère ». Ciao. A ce soir.

Je me trouve dans une petite rue où j’aperçois des petites terrasses très charmantes. Vue sur une statue qui s’appelle Pestalozzi. Je déguste des petites salades. Je pense à vous.

Salut. Je suis à Porto. Je visite des châteaux. Je mange de bons gâteaux. Je pense à vous. A bientôt.

Je suis à Yverdon. Il fait super beau. Je suis très heureux. Le concert de Heavy Metal était magnifique. A très bientôt.

Bonjour Maman. Ici à Montagny, le temps n’est pas fantastique. Grand-maman est presque chiante. Je vais m’ennuyer encore deux jours et je rentrerai.

On est au parc japonais. Je fais beaucoup de connaissances. J’aime bien le petit lac artificiel : on se croirait à Genève. C’est calme. A bientôt.

Salut. Nous sommes en vacances à la montagne. Il fait beau. On est très bien. J’ai pris plein de crevettes. On revient la semaine prochaine. Mille pensées.

Me voilà à la Vallée de Joux. Il neige! C’est magnifique. La couleur verte est partie . C’ est le blanc qui la remplace. A bientôt !!!

Un petit mot du refuge du Sapin. Il fait faim. Les grillades cuisent tranquillement. Mille pensées.

Halo. On est à Cartagena. Il fait beau temps. La mer est calme pour les enfants. Nous sommes très contents. A bientôt.

Je suis à Montreux. Il pleut un peu. Je suis à l’abri, au théâtre. Le concert est très relaxant. Mes salutations.

Depuis le Brésil. De nouveau près de la mer. Belles nanas. Je me suis fais plein de copines. Je rentre le 5.

Je suis rue du Milieu. Je me promène. A bientôt.

Je suis à Torgon. Il neige. Les pistes sont bonnes. On mange une fondue. Bisous.

Je suis à l’Echandole. Je participe au spectacle que notre fils va nous présenter. Il y a beaucoup de monde. Tout est plein. Il n’y a plus de places. On va se voir dimanche. A bientôt.

Cabaret timbré 3/4

On est à l’Echandole. C’est curieux. Le spectacle est féerique. Je pense à vous.

Je suis à Lisbonne. Je suis très fatigué du voyage. Ça sent bon. Je suis rentré chez moi. Je reviens vite.

Je suis à l’Echandole. Je regarde le théâtre. J’ai mal aux pieds. Il fait chaud. A bientôt.

Hello. Je suis à Panama. Un petit pays très pratique. Un style américain. Comme je l’aime beaucoup. Bise.

De retour chez moi. Les pieds sur terre. Rien n’a changé. Retrouvé mon chien. Viens me voir !

Nous sommes allés à la place Pestalozzi nous balader. Nous avons bu un verre. Nous avons commandé deux cafés. Il faisait chaud. A bientôt.

Un petit mot de Payerne. Il fait mauvais temps. On est très mal. Je ne fais rien. On ne rentre pas.

Je suis en Espagne. Madrid est un village très grand. Et joli. Je vous embrasse.

On est à la rue des Uttins. Très grande usine Stoll. Il y a beaucoup d’entreprises. J’aime bien le Coyote. C’est spécial. A bientôt.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

Je suis au Jardin japonais. J’ai pêché un poisson rouge. Je rentre le week-end prochain.

On est à la rue de Montagny. Le quartier est calme. Très spécial, le petit stade en copeaux. A bientôt.

Tu pourras pas le croire. On est sur la lune. On se promène tout doucement. Le terrain est plein de trous. On mange de la lunacic. C’est une spécialité d’ici. La prochaine fois, on viendra ensemble.

Maintenant à la rue des Uttins. C’est le moment de faire la sieste. J’ai bien mangé au restaurant. J’ai rencontré un pote. A tout à l’heure.

Bonjour, je suis en vacances rue de la Cannelle. Le voyage a été bon. Joli. Beaucoup de pluie ! Bisous.

Depuis Croy. Je trempe l’hameçon au bord du Nozon. On tombe sur une forêt de champignons. On se régale. Salutations.

On est au Cap-Vert. Les gens sont tous très très gentils. A bientôt.

Je suis à la rue du Four. Je me promène. A bientôt.

Nous nous sommes arrêtés au col du Saint-Bernard. Il faisait beau. Nous avons repris la route direction l’Italie. On pense à vous.

Un petit mot de Lully. On est très bien. La maison est grande. On fait des grillades. On pense beaucoup à vous.

On est au Grand Hôtel d’Yverdon-les-Bains. Temps merveilleux. On va aux bains thermaux. C’est beau ! Ah, la couleur bleu. La chambre est jolie. Mille pensées.

Salut mon amour. Je suis bien. Aujourd’hui, je vais visiter le château à Yverdon, rue Pestalozzi. Tu me manques. Gros bisous.

Beverly Hills. Le temps est extraordinaire. Je fais du shopping avec les stars de cinéma. On va visiter Hollywood. Salutations.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je suis à Paris. Il fait très chaud. Il y a beaucoup de monde à Paris. Je mange beaucoup de crevettes. Je fais les magasins, j’achète beaucoup d’habits. A bientôt.

Salut à tous ! Je suis dans la Broye. Vive Payerne ! Superbe abbatiale située en plein centre ville. Visite du musée artistique. Visite de la Broye. Bonne promenade et un magnifique beau temps. Aucun nuages. A bientôt. Bisous.

Je suis à l’Echandole. A la salle de théâtre. C’est très joli. Je vois les musiciens qui jouent de la musique. Il y a beaucoup de gens qui regardent. C’est très joli. J’aime.

Je te laisse. Je te fais de gros bisous.

Cabaret timbré 4/4

Je suis à l’Echandole. Avec des amis. Ce soir j’écoute de la musique classique et du théâtre. Pour la tranquillité, c’est idéal. J’adore être dans cette petite salle si paisible, et calme. A bientôt. A la semaine prochaine.

Coucou mon cher frère. Je pense toujours à toi. Moi je vais bien. Je suis à la plage d’Yverdon.

Bonjour de Rimini! On va à la plage. Il fait très beau. Le temps est superbe. Bisou.

On est à Tarafal. Plage magnifique. Le soleil brûle. Bisou.

On est à Lucerne. On pêche des poissons.

Une carte de Strasbourg. Il fait beau. Je mange de la choucroute. Je visite la petite France. Gros bisou.

Nous campons près du Sentier à la Vallée. Temps merveilleux. On se promène au bord du lac. On a mangé le fameux vacherin. Pensées amicales.

En vacances au Portugal. Il fait un gros soleil. La mer est calme. Une vie de rois. Je t’embrasse.

Je suis à la route d’Yverdon. Le temps est mauvais. Je m’amuse bien. Je rencontre des amis. On pense beaucoup à vous.

On est au stade du F.C. Bale. Cette nuit, il fait un peu froid. Le stade est plein de monde. Je rencontre un ami de longue date. Superbe. Je pense à toi.

Bonjour. Je suis à Yverdon-les-Bains. Sur la rive du lac de Neuchâtel. Il fait bon. Un tour en ville. Voir le château et les bains. Il fait beau. Bisous.

Dernière demeure. Ambiance douce et feutrée. Les anges s’occupent bien de moi. Je découvre le paradis. Je ne reviendrai pas.

Salut toi, comment ça va ? Je voulais te dire qu’à Yverdon il y a des boutiques formidables. Il faut que tu viennes une fois avec moi !…

Je suis à Hirondelle-les-Pivoines. Les vacances se passent bien. Je m’amuse. Je danse. Je fais la fête. Je me réjouis de vous voir. N’oubliez pas d’arroser les plantes ! Merci. Je vous ramène des boissons. Bises.

On vient de voir une montée d’alpage dans notre ruelle. Trop cool ! A plus.

Salut. Il fait très beau à Payerne. Le temps est chaud. A bientôt.

Je suis à Chevroux. Beau temps. On est à la plage. On bronze. A dans une semaine.

On visite la ville d’Orbe. C’est une ville romaine. Les petites ruelles sont toutes bien fleuries. On pense à vous.

Salut ma puce, je suis bien arrivée avec le train à Yverdon. Je vais visiter le château. C’est très intéressant. A la semaine prochaine.

Je suis à la rue d’Orbe. Il fait beau. Endroit bien propre. J’ai couru pendant trente minutes. Je rentre.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

On est allés marcher dans la forêt. Nous sommes tombés nez à nez sur le Mont-Blanc. Trop beau ! On rentre le 30.

Heureux à la rue de Bel-Air. Il fait beau. Je vais à la plage. J’ai fait du foot. A plus.

Cette fois, à Madrid. Beau temps. Ville immense. Gens très sympathiques. A bientôt.

On est à la maison. On est restés au lit.

On est à l’Echandole. Les lumières se sont éteintes. Je suis bien. Je voyage au son de la voix du comédien. Que de beaux endroits. C’est fini. Dommage. On reviendra.

Arbia Suzy Roseline Luciano Thérèse Anne Asuma Ifakete Violete Ana Hurija Andre Edmilson Christine Louise Michel Lucinio Marie-Thérèse Françisca Emilie Christophe Mario Lionel Josefa Françoise Angelo Amelia, Verena Franco Luz Isabel Marlen Manuel Gordana Emilia Cédric Nicolas, Samuel, Nathalie, Marcel, Gérald, Carlos Régine, Mirjana Lalla Paul Gordana Sandra Susana Joaò Elisabete  Rosa :

Merci !

Notes de chevet

NOTES DE CHEVET

Sei Shônagon

Sei Shônagon était une dame d’honneur appartenant à la cour impériale du Japon. Elle a écrit les « Notes de chevet » dans les premières années du 11è siècle.

18.   Choses qui font battre le coeur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

19.   Choses qui font naître un doux souvenir du passé

Les roses trémières desséchées.

Une nuit ou la lune est claire

20.   Choses qui égayent le coeur

L’aspect d’un bateau qui descend la rivière.

De l’eau qu’on boit quand on se réveille la nuit.

26.   Choses élégantes

Sur un gilet violet clair, une veste blanche.

Les petits des canards.

De la neige tombée sur les fleurs des glycines et les pruniers.

Un très joli bébé qui mange des fraises.

67.   Choses effrayantes

72.   Choses ravissantes

109.   Choses à voir

132.   Choses qui ne font que passer

Un bateau dont la voile est hissée.

L’âge des gens.

Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver.   

Notes de chevet

Marie-Yolette

Mercredi 6 juin 2012

Choses élégantes

Une jolie veste

Une jolie robe qui fait rêver

Un joli sac à main et des chaussures et des vêtements et des sous-vêtements

J’aime avoir du bon parfum et de la crème et de belles robes et de jolies boucles d’oreilles et une jolie voiture qui me fait rêver et j’aime tout ce qui est beau.

Rue du Collège 4, tableau

Marie-Yolette

Mercredi 30 mai 2012

Je vois des animaux.

Je vois un bateau.

Je vois un tableau dessiné

sur le tableau un poisson

sur le tableau je vois une échelle

sur le tableau dessiné des étoiles

sur le tableau je vois des maisons

sur le tableau je vois un poisson

rose je vois une couleur jaune

je vois un enfant vers

l’échelle je vois la couleur

rouge et la couleur bleue

je vois un garçon je vois

un bateau marron et rouge

Salade mêlée

Marie-Yolette

Mercredi 9 mai 2012

J’ai de belles chaussures. J’ai rendez-vous ce soir pour le concert en France. Je suis à la maison. Tu es où là ? Je suis en vacances. Je n’ai pas le permis de conduire, pas de chance. J’ai acheté du pain en vélo. Je suis en Afrique. Nous sommes à la maison. Vous avez un enfant chez moi à Yverdon. Je n’ai pas pu te voir aujourd’hui. Je n’ai pas de vêtements pour ce soir. Je suis fatiguée. Elle a été chez sa mère. Je suis au chalet, formidable. J’ai un bébé à la maison. Vous êtes en ville ce soir. Ils sont en France.