Tentatives d’épuisement d’un lieu yverdonnois

Le groupe du lundi soir, avec Anne-Lise, se livre à un exercice d’écriture en extérieur. Muni d’un cahier, d’un sous-main et d’un stylo, chacun se rend sur un lieu de son choix, en ville, et écrit durant 45 minutes… Au préalable avaient été lues en cours des séquences de Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, de Georges Perec (1975).

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Place d’Armes

Le 31 août 2015 – Ciel bleu

La place de la Gare. Les wagons rouges avec des dessins dessus. Le wagon à la bouche de croco. Le bus Travis bleu-blanc-jaune. Le bus 603 avec la direction Blanchisserie, la pub L’anniversaire MaxiBazar -70%. Les bancs d’attente. Le bus La Poste jaune, direction Orbe. Le Travis 601 HEIG-Gymnase, avec sa pub Mazda les nouveautés du constructeur. Le car postal 675 Gressy-Belmont-Suchy-Chavornay, avec une adresse web www.carpostal.ch. Le conducteur a une chemise jaune, un pantalon noir, une ceinture noire en cuir, des baskets Adidas et une bouteille à la main.

Place d’Armes

Le 7 septembre 2015

Je vois la Coop, qui a une façade blanche comme neige avec des contours gris, avec trois passages pour y accéder ; les arrêts de bus, les écrans plats avec les horaires du bus, les machines à billets, le parking à vélos, le banc à double faces, les vélos avec un panier.

Edi

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Place Pestalozzi

Le 31 août 2015

Temps super chaud, un peu de vent. 

Le Trèfle gourmand est un restaurant convivial. Une grande tablée prend l’apéro. Une dame avec une magnifique robe blanche passe. Tout le monde sur la terrasse profite du beau temps. Un couple passe et se donne la main. Des personnes qui rentrent des courses passent sur la grande place Pestalozzi. Des personnes rentrent ou sortent de Payot. Un grand choix de livres. Pour tous les âges. Pas mal de cyclistes roulent sur la place. Une magnifique église en travaux. La pharmacie de la place vient de fermer. Des enfants passent en trottinette, deux dames se parlent en poussant un pousse-pousse, la petite pleure. Elle ne veut pas marcher. Sur la place passe un vélo. Au milieu de la place il y a une statue : un homme avec deux enfants.

Place Pestalozzi

Le 7 septembre 2015

Temps ensoleillé

Il y a du monde sur la place. Un homme marche vite. Il y a l’Hôtel de Ville où il y a les mariages et baptêmes. Une dame regarde la vitrine de la papeterie. Une jeune fille en longue robe jaune passe. Il y a du monde à vélo. Des personnes baladent des chiens. Le château est magnifique. Dans le château, il y a un musée. Dans la vitrine de la papeterie, il y a des poules de toutes les couleurs. La papeterie Schaer ouverte en 2005. La pâtisserie Le Trèfle. Son nouveau patron toujours souriant. De nouveaux serveurs qui sont toujours souriants. Et les anciens. Une groupe de militaires passe.

Sandra

Place Pestalozzi

Le 7 septembre 2015 

Aujourd’hui, il souffle. Un peu froid.

Il y a beaucoup de personnes rue du Milieu. Un Monsieur parle avec moi. Il porte un haut-parleur sur un sac, des lunettes solaires. Des jeunes parlent. Tout le monde se promène.

Rue du milieu: des boutiques, la pharmacie. Vers la place Pestalozzi, un monsieur et une petite fille qui passent. Un couple passe avec un pousse-pousse orange. Un pigeon qui attend qu’on lui donne à manger. Une personne qui passe vers la rue du Four. Une trottinette qui fait beaucoup de bruit. Une dame qui a fait ses courses chez Denner, avec des chaussures à talon aiguille. Elle fait attention sur les pavés. Il y a beaucoup de travaux.

Il y a un jeune homme qui passe rue du Milieu, avec un short. Il donne froid. Sur la place, Livreurs autorisés du lundi au vendredi 7h00 à 8h30. Pestalozzi 1746-1827. Monument érigé par souscription populaire MDCCCXC. Une dame qui attend. Un homme qui achète une fleur rose très belle. Une jolie vue sur la montagne depuis la rue du Milieu. Quatre hommes habillés en militaires. Une voiture qui ramasse le courrier, la poste de 18h35. Un couple qui mange au restaurant avec un enfant qui a fait une bêtise. Toute la famille a des lunettes solaires.

Angelica

Place Pestalozzi

Le 31 août 2015

Météo : il fait beau.

La statue de Pestalozzi, 1746-1827. Le Bazar d’Yverdon. Je vois la Pharmacie de la place. Mais aussi un garçon, la pâtisserie Le Trèfle. Une maman et son fils font du vélo, un  joaillier-créateur, une dame avec une poussette et son mari. Place de Lausanne 53 km, Administration communale, Café de l’Hôtel de Ville, La Grenette. Un panneau « Autorisé aux vélos », le magasin Papeterie Schaer. Sur la place, des livreurs, et Optique 2000 – Les soldes -50%.

Place Pestalozzi

Le 7 septembre 2015

Je vois deux couples, un qui se fait des bisous et un autre qui se fâche. Aussi un garçon avec son portemonnaie. Une dame avec son portable et deux couples avec une poussette.
50% sur les solaires, le magasin Michel mode masculine et aussi une dame avec son sac. Un panneau Entrée interdite à toute personne non autorisée. Deux dames avec une trottinette et quatre militaires qui se retournent tous ensemble pour regarder passer une jeune fille.

Doris

243 cartes postales en couleur véritable

A l’occasion d’un atelier d’écriture épistolaire initié par la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains, près de 243 cartes postales en couleur véritable ont été écrites avec Georges Perec en octobre et novembre 2012 dans les cours de l’association Lire et Ecrire, au Brassus, à Orbe, à Payerne et à Yverdon. De ces textes est né un Cabaret Timbré, le 5 décembre 2012 à l’Echandole.

Voir la vidéo du Cabaret Timbré sur le blog de la bibliothèque municipale

Par ailleurs, des cartes écrites par les apprenants étaient exposées à la bibliothèque…

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Cabaret timbré 1/4

 

Je suis à l’Echandole. Je suis en train de voir un spectacle. Il y a du monde. C’était gratuit, l’entrée. Je rentre dans une heure.

Bons baisers de Copacabana. On dort le matin. On va à la plage l’après-midi. La belle vie.

On est aux Maldives. Le voyage s’est bien passé. Les plages sont magnifiques. Il y a beaucoup de poissons colorés. On se réjouit de vous revoir pour tout vous raconter.

Nous voilà au Kenya. Du soleil et de la pluie tous les jours. On regarde la faune sauvage la journée. On mange la gazelle le soir. On rentre dimanche.

Nous sommes en pleine forêt. A la Vallée de Joux. Il fait chaud. On est à la recherche des champignons. Les enfants s’amusent bien. A bientôt.

Je suis à Chavornay. Il fait beau. Je vais à la fête des tortues. C’est magnifique. Il y a à manger et à boire. A bientôt. Bisous.

Là je me trouve dans une petite ville très charmante : Yverdon-les-Bains. Une jolie petite plage où on peut faire du volley. Et le paysage est très fleuri. Je visite les monuments. Je reviens dans 2 jours. Bises

On est au camping d’Orbe. Il y a une belle piscine. Je me promène dans la nature. Mille pensées.

Coucou. je suis à  à la rue du Lac. Je fais les magasins. Il fait beau. Bisous.

Nous voilà à Munich. J’adore. La ville est magnifique. Partout il y a plein de monde.Tellement de choses à voir. Gros bisous à tous.

Nous sommes à la plage d’Yverdon. Avons fait connaissance avec tout plein de gens charmants. On fait des grillades, saucisses de veau. Des enfants jouent à la corde à sauter. On revient bientôt.

Bonjour, je suis à Payerne. Le temps est magnifique. Je vais bien. Je fais du foot. Ciao, à bientôt.

Je t’écris de la bibliothèque municipale d’Yverdon-les-Bains. Il fait sombre et froid.

je lis et j’écris beaucoup. Du Panofsky ! Je pense à toi tout le temps.

Salut, je suis au Portugal. La pluie tombe beaucoup, tous les jours. Je regarde un beau paysage vert et marron. On mange de bons haricots avec beaucoup de plaisir. Mille bisous et à bientôt.

On est à l’Hôtel de Ville. Bien confortable. Belle vue. J’ai passé l’après-midi sur internet. Bisous.

Bonjour d’Appenzell. Il pleut. Visite d’un Musée. On mange du fromage. A bientôt.

A Lucens, un petit village. Il y a 2700 habitants. Il y a la Coop. La banque. La pharmacie. Le médecin et l’école.

On est à l’Echandole. A voir un très bon spectacle de musique. Ça va finir à vingt-deux heures. On arrive vers minuit. On pense à vous.

Cabaret timbré 2/4

A l’Echandole. Il fait chaud dans la salle. Nous regardons un théâtre. Il nous fait rigoler. A bientôt.

Bonjour, je suis aux Açores. Le climat est tropical. La mer est très belle. Je marche. Mille pensées.

On est à Paris. Très beau temps. La belle vie. Les musées sont intéressants. On pense à vous.

Nous sommes en Italie. J’adore la langue italienne. Kiss.

On est à la gare d’Yverdon. Le buffet de la gare fait de belles crevettes chaudes. J’ai pris 2 kilos. On est très bien. Mille pensées.

Hello! Devinez où je suis! A la Broye vers Payerne. Je déguste les bons saucissons avec un vin payernois. Mon dessert, gâteau payernois avec de bonnes noix à l’intérieur. Ensuite visite de la ville. Il fait beau. Je profite. A plus. Bises

Un petit coucou de Fribourg. Une très belle journée pour se promener. On marche beaucoup, On va manger la fondue à « La Gruyère ». Ciao. A ce soir.

Je me trouve dans une petite rue où j’aperçois des petites terrasses très charmantes. Vue sur une statue qui s’appelle Pestalozzi. Je déguste des petites salades. Je pense à vous.

Salut. Je suis à Porto. Je visite des châteaux. Je mange de bons gâteaux. Je pense à vous. A bientôt.

Je suis à Yverdon. Il fait super beau. Je suis très heureux. Le concert de Heavy Metal était magnifique. A très bientôt.

Bonjour Maman. Ici à Montagny, le temps n’est pas fantastique. Grand-maman est presque chiante. Je vais m’ennuyer encore deux jours et je rentrerai.

On est au parc japonais. Je fais beaucoup de connaissances. J’aime bien le petit lac artificiel : on se croirait à Genève. C’est calme. A bientôt.

Salut. Nous sommes en vacances à la montagne. Il fait beau. On est très bien. J’ai pris plein de crevettes. On revient la semaine prochaine. Mille pensées.

Me voilà à la Vallée de Joux. Il neige! C’est magnifique. La couleur verte est partie . C’ est le blanc qui la remplace. A bientôt !!!

Un petit mot du refuge du Sapin. Il fait faim. Les grillades cuisent tranquillement. Mille pensées.

Halo. On est à Cartagena. Il fait beau temps. La mer est calme pour les enfants. Nous sommes très contents. A bientôt.

Je suis à Montreux. Il pleut un peu. Je suis à l’abri, au théâtre. Le concert est très relaxant. Mes salutations.

Depuis le Brésil. De nouveau près de la mer. Belles nanas. Je me suis fais plein de copines. Je rentre le 5.

Je suis rue du Milieu. Je me promène. A bientôt.

Je suis à Torgon. Il neige. Les pistes sont bonnes. On mange une fondue. Bisous.

Je suis à l’Echandole. Je participe au spectacle que notre fils va nous présenter. Il y a beaucoup de monde. Tout est plein. Il n’y a plus de places. On va se voir dimanche. A bientôt.

Cabaret timbré 3/4

On est à l’Echandole. C’est curieux. Le spectacle est féerique. Je pense à vous.

Je suis à Lisbonne. Je suis très fatigué du voyage. Ça sent bon. Je suis rentré chez moi. Je reviens vite.

Je suis à l’Echandole. Je regarde le théâtre. J’ai mal aux pieds. Il fait chaud. A bientôt.

Hello. Je suis à Panama. Un petit pays très pratique. Un style américain. Comme je l’aime beaucoup. Bise.

De retour chez moi. Les pieds sur terre. Rien n’a changé. Retrouvé mon chien. Viens me voir !

Nous sommes allés à la place Pestalozzi nous balader. Nous avons bu un verre. Nous avons commandé deux cafés. Il faisait chaud. A bientôt.

Un petit mot de Payerne. Il fait mauvais temps. On est très mal. Je ne fais rien. On ne rentre pas.

Je suis en Espagne. Madrid est un village très grand. Et joli. Je vous embrasse.

On est à la rue des Uttins. Très grande usine Stoll. Il y a beaucoup d’entreprises. J’aime bien le Coyote. C’est spécial. A bientôt.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

Je suis au Jardin japonais. J’ai pêché un poisson rouge. Je rentre le week-end prochain.

On est à la rue de Montagny. Le quartier est calme. Très spécial, le petit stade en copeaux. A bientôt.

Tu pourras pas le croire. On est sur la lune. On se promène tout doucement. Le terrain est plein de trous. On mange de la lunacic. C’est une spécialité d’ici. La prochaine fois, on viendra ensemble.

Maintenant à la rue des Uttins. C’est le moment de faire la sieste. J’ai bien mangé au restaurant. J’ai rencontré un pote. A tout à l’heure.

Bonjour, je suis en vacances rue de la Cannelle. Le voyage a été bon. Joli. Beaucoup de pluie ! Bisous.

Depuis Croy. Je trempe l’hameçon au bord du Nozon. On tombe sur une forêt de champignons. On se régale. Salutations.

On est au Cap-Vert. Les gens sont tous très très gentils. A bientôt.

Je suis à la rue du Four. Je me promène. A bientôt.

Nous nous sommes arrêtés au col du Saint-Bernard. Il faisait beau. Nous avons repris la route direction l’Italie. On pense à vous.

Un petit mot de Lully. On est très bien. La maison est grande. On fait des grillades. On pense beaucoup à vous.

On est au Grand Hôtel d’Yverdon-les-Bains. Temps merveilleux. On va aux bains thermaux. C’est beau ! Ah, la couleur bleu. La chambre est jolie. Mille pensées.

Salut mon amour. Je suis bien. Aujourd’hui, je vais visiter le château à Yverdon, rue Pestalozzi. Tu me manques. Gros bisous.

Beverly Hills. Le temps est extraordinaire. Je fais du shopping avec les stars de cinéma. On va visiter Hollywood. Salutations.

Aujourd’hui, c’est lundi. Je suis à Paris. Il fait très chaud. Il y a beaucoup de monde à Paris. Je mange beaucoup de crevettes. Je fais les magasins, j’achète beaucoup d’habits. A bientôt.

Salut à tous ! Je suis dans la Broye. Vive Payerne ! Superbe abbatiale située en plein centre ville. Visite du musée artistique. Visite de la Broye. Bonne promenade et un magnifique beau temps. Aucun nuages. A bientôt. Bisous.

Je suis à l’Echandole. A la salle de théâtre. C’est très joli. Je vois les musiciens qui jouent de la musique. Il y a beaucoup de gens qui regardent. C’est très joli. J’aime.

Je te laisse. Je te fais de gros bisous.

Cabaret timbré 4/4

Je suis à l’Echandole. Avec des amis. Ce soir j’écoute de la musique classique et du théâtre. Pour la tranquillité, c’est idéal. J’adore être dans cette petite salle si paisible, et calme. A bientôt. A la semaine prochaine.

Coucou mon cher frère. Je pense toujours à toi. Moi je vais bien. Je suis à la plage d’Yverdon.

Bonjour de Rimini! On va à la plage. Il fait très beau. Le temps est superbe. Bisou.

On est à Tarafal. Plage magnifique. Le soleil brûle. Bisou.

On est à Lucerne. On pêche des poissons.

Une carte de Strasbourg. Il fait beau. Je mange de la choucroute. Je visite la petite France. Gros bisou.

Nous campons près du Sentier à la Vallée. Temps merveilleux. On se promène au bord du lac. On a mangé le fameux vacherin. Pensées amicales.

En vacances au Portugal. Il fait un gros soleil. La mer est calme. Une vie de rois. Je t’embrasse.

Je suis à la route d’Yverdon. Le temps est mauvais. Je m’amuse bien. Je rencontre des amis. On pense beaucoup à vous.

On est au stade du F.C. Bale. Cette nuit, il fait un peu froid. Le stade est plein de monde. Je rencontre un ami de longue date. Superbe. Je pense à toi.

Bonjour. Je suis à Yverdon-les-Bains. Sur la rive du lac de Neuchâtel. Il fait bon. Un tour en ville. Voir le château et les bains. Il fait beau. Bisous.

Dernière demeure. Ambiance douce et feutrée. Les anges s’occupent bien de moi. Je découvre le paradis. Je ne reviendrai pas.

Salut toi, comment ça va ? Je voulais te dire qu’à Yverdon il y a des boutiques formidables. Il faut que tu viennes une fois avec moi !…

Je suis à Hirondelle-les-Pivoines. Les vacances se passent bien. Je m’amuse. Je danse. Je fais la fête. Je me réjouis de vous voir. N’oubliez pas d’arroser les plantes ! Merci. Je vous ramène des boissons. Bises.

On vient de voir une montée d’alpage dans notre ruelle. Trop cool ! A plus.

Salut. Il fait très beau à Payerne. Le temps est chaud. A bientôt.

Je suis à Chevroux. Beau temps. On est à la plage. On bronze. A dans une semaine.

On visite la ville d’Orbe. C’est une ville romaine. Les petites ruelles sont toutes bien fleuries. On pense à vous.

Salut ma puce, je suis bien arrivée avec le train à Yverdon. Je vais visiter le château. C’est très intéressant. A la semaine prochaine.

Je suis à la rue d’Orbe. Il fait beau. Endroit bien propre. J’ai couru pendant trente minutes. Je rentre.

Paris est belle. On se promène par la ville. On s’amuse. On regarde les magasins. Salutations.

On est allés marcher dans la forêt. Nous sommes tombés nez à nez sur le Mont-Blanc. Trop beau ! On rentre le 30.

Heureux à la rue de Bel-Air. Il fait beau. Je vais à la plage. J’ai fait du foot. A plus.

Cette fois, à Madrid. Beau temps. Ville immense. Gens très sympathiques. A bientôt.

On est à la maison. On est restés au lit.

On est à l’Echandole. Les lumières se sont éteintes. Je suis bien. Je voyage au son de la voix du comédien. Que de beaux endroits. C’est fini. Dommage. On reviendra.

Arbia Suzy Roseline Luciano Thérèse Anne Asuma Ifakete Violete Ana Hurija Andre Edmilson Christine Louise Michel Lucinio Marie-Thérèse Françisca Emilie Christophe Mario Lionel Josefa Françoise Angelo Amelia, Verena Franco Luz Isabel Marlen Manuel Gordana Emilia Cédric Nicolas, Samuel, Nathalie, Marcel, Gérald, Carlos Régine, Mirjana Lalla Paul Gordana Sandra Susana Joaò Elisabete  Rosa :

Merci !

Infra-ordinaire

Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m’ennuient, ils ne m’apprennent rien ; ce qu’ils racontent ne me concerne pas, ne m’interroge pas et ne répond pas d’avantage aux questions que je pose ou que je voudrais poser.

Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ?

Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l’interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s’il ne véhiculait ni réponse, comme s’il n’était porteur d’aucune information. Ce n’est même plus du conditionnement, c’est de l’anesthésie. Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves. Mais où est-elle, notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ? (…)

Nous vivons, certes, nous respirons, certes ; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dormir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ?

 L’infra-ordinaire, Georges Perec.

Habiter

Boubi

Lundi 20 février 2012

Violet cave luminaire escalier chaussures porte couloir vestibule veste cuisine café table télé cheminée souper film escalier se laver pyjama coucher.

Violet cave escalier porte salon cheminée cuisine salon escalier salle de bain chambre à coucher.

Cave à gauche outils établi tour à bois scie buanderie armoire chaudière skis bois aspirateur vélos rangement outils de jardinage tondeuse.

Escalier meuble à chaussures orange marche porte.

Salon voûte meuble à télé porte-fenêtre blanc meuble chinois fenêtre canapé pouf table de salon candélabre buffet ordinateur porte-fenêtre balcon Yverdon-les-Bains coin lecture voûte cheminée.

Cuisine meuble de rangement lavabo gamelle chat table chaises fenêtre jaune plante tableau fleur pétales oranges voûte radiateur porte.

Salle de bain carrelage douche wc radiateur meuble avec deux vasques miroir baignoire porte.

Chambre à coucher lit orange table de nuit porte-fenêtre velux lambris armoire à habits.

Cave bûcher et stock de bois pour la cheminée avec hache et plot pour fendre le bois.

Escalier meuble pour ranger les chaussures un râtelier pour les souliers de ski luminaire.

Salon coin pour lire avec pouf et coussin une bibliothèque.

Cuisine un frigo avec lait fromage beurre boissons jambon carottes.

Salle de bain avec son miroir fabriqué par mes soins.

Habiter

Nono

Lundi 19 mars 2012

Devant chez moi il y a la Thièle.

Bâtiment couleur châtain clair troisième étage.

Un portail noir, des fleurs, des plantes à ma droite.

Monter dans l’escalier. Un ascenseur.

Deuxième étage arriver chez moi, quatre pièces et demi.

A l’entrée une armoire, deux portes à droite.

A gauche cadre et armoire à chaussures.

A gauche il y a les deux chambres de mes filles.

Plus loin salle à manger cuisine et salon.

Salle à manger une table et six chaises.

Murs en crépi.

Salon un canapé, télévision, étagère, des cadres, parquet, une lampe.

Une terrasse vitrée avec des fleurs.

Toilettes avant d’arriver au salon.

Une machine à laver, cabine douche, les armoires.

Vers la chambre une salle de bain, les armoires et carrelage.

Frigo.

Cheminée.

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Marie-Thérèse

Lundi 19 mars 2012

Chez moi j’habite dans trois pièces.

J’ai un salon.

Vélo : je vois les gens qui vont en vélo tous les jours.

Ascenseur : je prends l’ascenseur tous les jours pour aller au travail.

Cuisine : dans la cuisine j’ai un frigo une cuisinière et des casseroles, des assiettes.

Salle de bain : dans la salle de bain j’ai un miroir, une baignoire.

Balcon.

Salon : dans mon salon j’ai une table, une armoire blanche, une télévision, un canapé rouge.

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Farmer

Lundi 19 mars 2012

Habiter, maison, ancienne ferme.

Extérieur, hangar, couvert à machines, place de parc, balcon, barrière, fenêtre, volet rouge, tuile rouge.

Entrée, porte en bois vitrée, hall d’entrée, porte rouge, escalier, frigo, grande porte à gauche, grande porte à droite, salle à manger, table noire, cuisine, grande cuisine, bar, salle de bain.

Balcon, salon, télé, écran plat, canapé, mur rouge, poutraison, escalier en bois, chambre Céline, gauche salle de bain, droite chambre Alexandra, porte chambre parents, plafond grande roue poutraison.

Extérieur, belle ferme transformée avec cinq appartements, projet de construire un immeuble à la place du hangar et couvert à machines, ce qui nous permet de mettre en valeur les mille mètres carrés de terrain en zone constructible.

Mon appartement est assez grand deux cent cinquante mètres carrés.

Cuisine, hotte, four, frigo, carrelage rouge, carrelage beige, poutraison, table, tableau, frigo, lait, mayonnaise, confiture, fromage, beurre, viande, yogourts, oeufs, bière, vin blanc.

Salle de bain, orange brun, miroir, brosse à dent, linge sale, douche vitrée.

Je ne suis pas trop inspiré par ce texte aujourd’hui.

Chambre

LA VIE MODE D’EMPLOI

Georges Perec

Chapitre LVII

Madame Orlowska  ( Chambres de bonne, 11 )

(…)

 La chambre est toute petite et bien rangée. A gauche, collé contre la cloison, le lit, une banquette étroite garnie de quelques coussins, sous laquelle ont été aménagés des tiroirs; puis une table en bois blanc avec une machine à écrire portative et divers papiers, et une autre table, plus petite encore, pliante, en métal, supportant un camping-gaz et plusieurs ustensiles de cuisine.

 Contre le mur de droite il y a un lit à barreaux et un tabouret. Un autre tabouret, à côté de la banquette, remplissant l’espace étroit qui la sépare de la porte, sert de table de nuit: y voisinent une lampe au pied torsadé, un cendrier octogonal de faïence blanche, une petite boîte à cigarettes en bois sculpté affectant la forme d’un tonneau (…).

 Le sol est couvert d’un linoléum rouge sombre. Les murs, garnis d’étagères où sont rangés les vêtements, les livres, la vaisselle, etc, sont peints en beige clair. Deux affiches aux couleurs très vives, sur le mur de droite, entre le lit d’enfant et la porte, les éclairent un peu : la première est le portrait d’un clown, avec un nez en balle de ping-pong, une mèche rouge carotte, un costume à carreaux, un gigantesque noeud papillon à pois et de longues chaussures aplaties. La seconde représente six hommes debout les uns à côté des autres : l’un porte toute sa barbe, une barbe noire, un autre a une grosse bague au doigt, un autre a une ceinture rouge, un autre a des pantalons déchirés aux genoux, un autre n’a qu’un oeil ouvert et le dernier montre les dents.

Quand on lui demande quelle est la signification de cette affiche, Elzbieta Orlowska répond qu’elle illustre une comptine très populaire en Pologne, où elle sert à endormir les petits enfants :

   – J’ai rencontré six hommes, dit la maman.

   – Comment sont-ils donc ? demande l’enfant.

   – Le premier a une barbe noire, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il ne sait pas se raser, pardi ! dit la maman.

   – Et le second ? demande l’enfant.

   – Le second a une bague, dit la maman.

   – Pourquoi? demande l’enfant.

   – Parce qu’il est marié, pardi ! dit la maman.

    – Et le troisième ? demande l’enfant.

   – Le troisième a une ceinture à son pantalon, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce que sinon il tomberait, pardi ! dit la maman.

   – Et le quatrième ? demande l’enfant.

   – Le quatrième a déchiré ses pantalons, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il a couru trop fort, pardi ! dit la maman.

   – Et le cinquième ? demande l’enfant.

   – Le cinquième n’a qu’un oeil d’ouvert, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il est en train de s’endormir, comme toi, mon enfant, dit la maman d’une voix    

     très douce.

   – Et le dernier ? demande en murmurant l’enfant.

   – Le dernier montre les dents, dit la maman dans un souffle.

   Il ne faut surtout pas dire que le petit enfant demande alors quoi que ce soit, car s’il a le    

     malheur de dire : 

   – Pourquoi ?

   – Parce qu’il va te manger si tu ne dors pas, pardi ! dira la mère d’une voix tonitruante.

Chambre

Blanca

Lundi 5 décembre 2011

Description de ma chambre

(à Santiago du Chili)

Ma chambre était au deuxième étage dans une vieille maison, mon lit en métal avec des couvertures en laine, des draps en coton qui étaient très froids en hiver. Cette chambre elle était petite, il y avait un tapis rouge, une petite armoire et une table pour poser mon sac d’école. Dans le toit il y avait une grande fenêtre où parfois je regardais les étoiles.

Ma mère nous faisait répéter la prière avec le chapelet le soir avant d’aller au lit. Mon papa nous chantait des chansons de l’armée.

Chambre

Farmer

Lundi 5 décembre 2011

La chambre

Quand j’étais petit, avec mes frères et soeurs, nous avions trois chambres pour quatre personnes. Mes deux soeurs avaient leurs chambres à elles toutes seules, moi et mon frère partagions la même chambre. Il y avait deux lits avec une armoire pour les livres. Les habits étaient dans le corridor, et mes parents avaient leur chambre un peu plus loin. Nous étions assez coincés ! Mais c’était sympa. Ce qui m’a dérangé par la suite, c’est que j’avais pas mal de différence d’âge avec mes frères et soeurs et par la suite je me suis retrouvé tout seul ! Je me suis vraiment ennuyé de mes soeurs, mais moins de mon frère parce qu’il travaillait sur la ferme, la grande de mes soeurs est partie en France, en Bretagne, et la petite Chantal est partie à Vevey. Voilà un peu l’histoire de la famille et de notre habitat.

Mon père me racontait tous les soirs ou presque la même prière. Notre père qui est aux cieux , que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne-nous notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du mal car c’est à toi qu’appartient le règne la puissance et la gloire au siècle des siècles. Amen.

Chambre

Nono

Lundi 5 décembre 2011

Une chambre

Je me rappelle quand j’étais petite que nous devions partager la même chambre moi et mes soeurs. C’était très difficile parce qu’on avait le matériel scolaire, les habits, la chambre elle était serrée, quand il y en a une qui range il y en a une autre qui dérange, on se chicanait tout le temps. Cette chambre avait un lit, un miroir et une petite table,  une porte mais pas de fenêtre.

Ma mère nous racontait des histoires des fois le soir d’une dame qui appelait un monsieur d’un petit nom et le monsieur ne voulait pas qu’elle l’appelle comme ça, mais la dame continua et le monsieur jeta la dame dans la mer. La dame ne pouvait plus  parler mais continuait en faisant des gestes.