Chambre

LA VIE MODE D’EMPLOI

Georges Perec

Chapitre LVII

Madame Orlowska  ( Chambres de bonne, 11 )

(…)

 La chambre est toute petite et bien rangée. A gauche, collé contre la cloison, le lit, une banquette étroite garnie de quelques coussins, sous laquelle ont été aménagés des tiroirs; puis une table en bois blanc avec une machine à écrire portative et divers papiers, et une autre table, plus petite encore, pliante, en métal, supportant un camping-gaz et plusieurs ustensiles de cuisine.

 Contre le mur de droite il y a un lit à barreaux et un tabouret. Un autre tabouret, à côté de la banquette, remplissant l’espace étroit qui la sépare de la porte, sert de table de nuit: y voisinent une lampe au pied torsadé, un cendrier octogonal de faïence blanche, une petite boîte à cigarettes en bois sculpté affectant la forme d’un tonneau (…).

 Le sol est couvert d’un linoléum rouge sombre. Les murs, garnis d’étagères où sont rangés les vêtements, les livres, la vaisselle, etc, sont peints en beige clair. Deux affiches aux couleurs très vives, sur le mur de droite, entre le lit d’enfant et la porte, les éclairent un peu : la première est le portrait d’un clown, avec un nez en balle de ping-pong, une mèche rouge carotte, un costume à carreaux, un gigantesque noeud papillon à pois et de longues chaussures aplaties. La seconde représente six hommes debout les uns à côté des autres : l’un porte toute sa barbe, une barbe noire, un autre a une grosse bague au doigt, un autre a une ceinture rouge, un autre a des pantalons déchirés aux genoux, un autre n’a qu’un oeil ouvert et le dernier montre les dents.

Quand on lui demande quelle est la signification de cette affiche, Elzbieta Orlowska répond qu’elle illustre une comptine très populaire en Pologne, où elle sert à endormir les petits enfants :

   – J’ai rencontré six hommes, dit la maman.

   – Comment sont-ils donc ? demande l’enfant.

   – Le premier a une barbe noire, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il ne sait pas se raser, pardi ! dit la maman.

   – Et le second ? demande l’enfant.

   – Le second a une bague, dit la maman.

   – Pourquoi? demande l’enfant.

   – Parce qu’il est marié, pardi ! dit la maman.

    – Et le troisième ? demande l’enfant.

   – Le troisième a une ceinture à son pantalon, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce que sinon il tomberait, pardi ! dit la maman.

   – Et le quatrième ? demande l’enfant.

   – Le quatrième a déchiré ses pantalons, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il a couru trop fort, pardi ! dit la maman.

   – Et le cinquième ? demande l’enfant.

   – Le cinquième n’a qu’un oeil d’ouvert, dit la maman.

   – Pourquoi ? demande l’enfant.

   – Parce qu’il est en train de s’endormir, comme toi, mon enfant, dit la maman d’une voix    

     très douce.

   – Et le dernier ? demande en murmurant l’enfant.

   – Le dernier montre les dents, dit la maman dans un souffle.

   Il ne faut surtout pas dire que le petit enfant demande alors quoi que ce soit, car s’il a le    

     malheur de dire : 

   – Pourquoi ?

   – Parce qu’il va te manger si tu ne dors pas, pardi ! dira la mère d’une voix tonitruante.

Chambre

Blanca

Lundi 5 décembre 2011

Description de ma chambre

(à Santiago du Chili)

Ma chambre était au deuxième étage dans une vieille maison, mon lit en métal avec des couvertures en laine, des draps en coton qui étaient très froids en hiver. Cette chambre elle était petite, il y avait un tapis rouge, une petite armoire et une table pour poser mon sac d’école. Dans le toit il y avait une grande fenêtre où parfois je regardais les étoiles.

Ma mère nous faisait répéter la prière avec le chapelet le soir avant d’aller au lit. Mon papa nous chantait des chansons de l’armée.

Chambre

Farmer

Lundi 5 décembre 2011

La chambre

Quand j’étais petit, avec mes frères et soeurs, nous avions trois chambres pour quatre personnes. Mes deux soeurs avaient leurs chambres à elles toutes seules, moi et mon frère partagions la même chambre. Il y avait deux lits avec une armoire pour les livres. Les habits étaient dans le corridor, et mes parents avaient leur chambre un peu plus loin. Nous étions assez coincés ! Mais c’était sympa. Ce qui m’a dérangé par la suite, c’est que j’avais pas mal de différence d’âge avec mes frères et soeurs et par la suite je me suis retrouvé tout seul ! Je me suis vraiment ennuyé de mes soeurs, mais moins de mon frère parce qu’il travaillait sur la ferme, la grande de mes soeurs est partie en France, en Bretagne, et la petite Chantal est partie à Vevey. Voilà un peu l’histoire de la famille et de notre habitat.

Mon père me racontait tous les soirs ou presque la même prière. Notre père qui est aux cieux , que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne-nous notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du mal car c’est à toi qu’appartient le règne la puissance et la gloire au siècle des siècles. Amen.

Chambre

Nono

Lundi 5 décembre 2011

Une chambre

Je me rappelle quand j’étais petite que nous devions partager la même chambre moi et mes soeurs. C’était très difficile parce qu’on avait le matériel scolaire, les habits, la chambre elle était serrée, quand il y en a une qui range il y en a une autre qui dérange, on se chicanait tout le temps. Cette chambre avait un lit, un miroir et une petite table,  une porte mais pas de fenêtre.

Ma mère nous racontait des histoires des fois le soir d’une dame qui appelait un monsieur d’un petit nom et le monsieur ne voulait pas qu’elle l’appelle comme ça, mais la dame continua et le monsieur jeta la dame dans la mer. La dame ne pouvait plus  parler mais continuait en faisant des gestes.

Chambre

Boubi

Lundi 5 décembre 2011

Ma chambre d’enfant

La chambre, en ouvrant la porte sur la droite la poignée butte contre le mur, nous-nous trouvons de suite face au bureau de mon frère, à la suite de celui-ci on tombe sur  mon  frère  encore  couché  à dix heures du matin,  derrière  son lit le  radiateur

au-dessus une longue fenêtre, en continuant sur la gauche une armoire avec deux penderies.

A la suite mon lit avec au-dessous mes Légos rangés dans des barriques à lessive, accolé à mon lit un bureau fabriqué par mon père, il se constituait de deux corps un large qui me servait de bureau un autre en hauteur moins large pour mes livres, le tout fixé par des pontelles de chantier qui reposaient sur le sol et au plafond, le tout était peint en vert. Notre chambre était de plain-pied et nous donnions sur un parc où les enfants de l’immeuble jouaient à toutes sortes de jeux, la fôret sur la droite nous faisait apercevoir un petit ruisseau.

Je me souviens peu de comptines dites par mes parents, il leur arrivait de nous lire des livres de Martine des Schtroumfs et de Lucky-Luke ou d’Asterix.

La comptine qui me revient est une chanson de Monsieur Henri Salvador c’est une chanson douce que me chantait ma maman.