Express

Marcel Proust

L’heure du train approchait. Ma solitude irrévocable était si prochaine qu’elle me semblait déjà commencée et totale. Car je me sentais seul. Les choses m’étaient devenues étrangères. Je n’avais plus assez de calme pour sortir de mon cœur palpitant et introduire en elles quelque stabilité. La ville que j’avais devant moi avait cessé d’être Venise. Sa personnalité, son nom, me semblaient comme des fictions menteuses. Et cependant ce lieu quelconque était étrange comme un lieu où on vient d’arriver, qui ne vous connaît pas encore – comme un lieu d’où l’on est parti et qui vous a déjà oublié.

Express

Robert WalserVie de poète

Il me sembla qu’avec moi, c’était, dans sa rondeur, le monde tout entier qui bougeait imperceptiblement. Tout avait l’air de marcher avec le marcheur : prés, champs, forêts, labours, montagnes, et jusqu’à la route elle-même.

Express

 

Joachim SénéParis-Angers

Ampoules vertes sur les bords des quais

lumière en bout de voie

réseau électrique câbles poteaux métal
croiser un énorme tgv de trop près souffle choc, vibration, inquiétude
barres d’immeubles disposées à la va-vite voici près d’un demi-siècle
murs anti-bruit dont on suspecte l’inefficacité, taggés
mur de pierres posées à la main, une à une, comme entre deux prairies écossaises
soudain les bois d’hiver autour de l’autoroute
panneau bleu Chartres, Nantes
talus herbeux plus très vert
une maison isolée, seule sa pelouse, sur toute la pente de cette colline, est verte, d’un vert pelouse auquel on s’attend pour une pelouse à portique et buissons de roses
une antenne relai brillante
un camion sur l’autoroute transporte une machine jaune type tractopelle plus grosse que lui
les bouleaux sont nus
quelques arbres encore en or parsèment ce paysage endormi
des nuages très bas, très gris, défilent, du fait du déplacement de mon point d’observation, à une vitesse supérieure à celle des nuages blancs plus loin, et le ciel bleu reste bleu et ne bouge pas — en fait si le train ne bougeait pas, rien ne bougerait
parfois le long pinceau d’un peuplier dénudé semble peindre le ciel
éoliennes, merveilleuses fleurs géantes ! blanches et tournantes
l’ombre sans fin des éoliennes, l’ombre des pales, plus grande que les pales, qui tourne donc plus vite que celles-ci
cour de ferme, vaches dans la boue, auges remplies
le ciel à nouveau gris, ocre clair
ciel d’aquarelle, il faudrait du blanc, du rouge, du jaune, et mélanger beaucoup
maisons à verger, maisons à potager, maisons à jardin fleuri, maisons à jeux d’enfants sur pelouse, maisons à pelouse vide, maisons à voitures
limité à 50

Express

Mercredi 22 mai 2013

 Françisca

J’ai pris le train à la gare d’Yverdon pour la gare de Genève. J’ai vu des magasins.

J’ai pris le TGV à la gare de Lausanne mais c’était la nuit je n’ai rien vu je suis descendue à la gare de Lyon je suis descendue j’ai pris le train pour la gare de Paris visiter ma cousine.

Express

Mercredi 22 mai 2013

Christophe

Lausanne – Paris

J’ai pris le train pour aller à Paris, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu des champs et des villages, j’ai écouté la musique et je me suis baladé et durant le trajet je suis allé prendre à manger et après m’asseoir il faisait chaud, il y avait du soleil, une fois arrivé à Paris, j’ai pris le métro dans le métro les gens se bousculaient pour avoir de la place dedans on se serrait avec les bagages.

Par la fenêtre, transports

Marie-Thérèse

Mercredi 23 mai 2012

Je vois la rue des Moulins qui descend dans la rue il y a les feux rouges les voitures arrivent au feu s’arrêtent pour attendre leur tour pour passer. Je vois les gens qui passent à la rue d’autres sont bien d’autres ne sont pas bien parce que les gens ont beaucoup de soucis la vie n’est pas facile pour tout le monde.

Par la fenêtre, transports

Rui

Mercredi 23 mai 2012

Par la fenêtre

Je vois la rivière qui va dans la direction du lac avec une passerelle en fer qui donne accès au pont. Il y a un bâtiment jaune avec une véranda où les gens mangent mais là il n’y a que les chaises. A côté, une petite maison rose foncée avec des volets blancs. Tous les deux sont à côté de la rivière. Je vois aussi des bateaux, des voitures, des vélos, des arbres et puis même la montagne. Derrière le bâtiment je vois un grand bâtiment où il y a plein de fenêtres. Je vois tout ça depuis le cours Lire et Ecrire avec ce bon soleil.

Transports

Je me déplace en train en bus en métro en vélo, mais les transports publics je les prends pour aller à mes rendez-vous, à mon entraînement de foot, pour venir au cours, pour aller aussi au travail. Le vélo c’est pour faire des promenades avec ma famille. Parce que je n’ai pas de voiture, ça pollue la nature.

Par la fenêtre, transports

Christophe

Le 23 mai 2012

Je me déplace en vélo pour aller au travail certains jours je prends la voiture pour aller au travail il y a des jours où il fait froid et d’autres qu’il fait beau et pour aller au travail le trajet est rapide et il y a des places de parc pour le vélo quand je prends la voiture il y a des places à côté je dois me parquer mais il n’y a pas toujours de la place je dois aller ailleurs pour trouver une autre place.